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PÉRIODE DES QUESTIONS — L'immigration, les réfugiés et la citoyenneté

Les travailleurs étrangers temporaires

18 avril 2024


Ma question s’adresse au représentant du gouvernement au Sénat. Sénateur Gold, récemment, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a annoncé des changements dans les niveaux de résidents temporaires au Canada, y compris les travailleurs étrangers temporaires. Plus précisément, il s’agit de réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires que les employeurs de certains secteurs sont autorisés à embaucher en le faisant passer de 30 % à 20 % de leur main‑d’œuvre. Étant donné qu’il y a plus de 600 000 postes vacants, dont près de 12 000 au Nouveau-Brunswick seulement, ainsi que des dizaines de milliers de départs à la retraite imminents, comment le gouvernement pense-t-il que cette réduction permettra de résoudre les problèmes de main-d’œuvre persistants que connaissent certains secteurs de l’économie?

L’honorable Marc Gold (représentant du gouvernement au Sénat) [ - ]

Je vous remercie de votre question. Elle est importante, et je pense que nous convenons tous qu’il s’agit d’une question de politique complexe. Il est incontestable que l’économie dépend des travailleurs temporaires pour la soutenir et pour occuper des emplois indispensables. Il est également vrai que les provinces, les territoires et les municipalités ont parfois eu du mal à veiller à ce que les ressources, le soutien social et les services adéquats soient disponibles pour les travailleurs qui arrivent ici. Il est également déplorable que certains travailleurs aient été soumis à des conditions de vie et de travail qui sont tout simplement honteuses dans un pays comme le nôtre.

À la lumière de ces facteurs et d’autres problèmes liés à l’intégration des immigrants et à leur soutien, le gouvernement a déterminé, en consultation avec les provinces et les territoires, qu’il s’agissait de la mesure la plus appropriée et la plus prudente à prendre à l’heure actuelle.

Je me réjouis de savoir que le gouvernement a l’intention d’alléger le fardeau des services sociaux. Je crois qu’il serait préférable, d’un point de vue stratégique, de se concentrer sur ces services et de ne pas punir les entreprises qui ont du mal à composer avec leurs besoins en main-d’œuvre.

En raison des nombreuses caractéristiques propres au Nouveau-Brunswick, comme la nature saisonnière de nombreux emplois, nos besoins en main-d’œuvre diffèrent considérablement de ceux d’autres régions du pays. Le gouvernement reconnaît-il qu’il est logique de prendre en considération les différences provinciales et régionales au lieu d’utiliser une approche pancanadienne centrée sur Ottawa?

Le sénateur Gold [ - ]

Je vous remercie. Sans nier d’aucune façon ce qui rend la situation de votre province unique et spécifique, je rappelle que beaucoup de provinces, y compris la mienne, ont aussi leurs particularités. Je ne suis pas en mesure de dire si l’approche en question est pancanadienne et centrée sur Ottawa. Je crois comprendre que le ministre et le gouvernement travaillent avec leurs homologues afin d’être attentifs, à tout le moins, aux besoins régionaux et aux différences régionales.

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