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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Les 16 jours d'activisme contre la violence fondée sur le sexe

25 novembre 2025


Honorables sénateurs, je prends la parole pour souligner les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe, qui englobent la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Canada, au cours de laquelle nous rendons hommage aux 14 femmes tuées lors du massacre de l’École Polytechnique le 6 décembre, et qui se terminent le 10 décembre, Journée des droits de la personne.

Cette campagne est l’occasion nécessaire de réfléchir, de sensibiliser les gens et de militer pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe au Canada et dans le monde entier. La violence envers les femmes et les filles reste l’une des crises les plus répandues en matière de droits de la personne à notre époque. À l’échelle mondiale, près d’une femme sur trois sera victime d’une forme de violence fondée sur le sexe au cours de sa vie. Pourtant, ces formes de violence restent trop souvent cachées et taboues, car les femmes et les filles risquent d’être stigmatisées ou de ne pas être crues.

Ce problème reste très présent chez nous. Au Canada, toutes les 48 heures, une femme ou une fille est tuée dans un acte de violence fondée sur le sexe. En 2023, plus de 123 000 cas de violence entre partenaires intimes ont été signalés à la police au Canada. Dans 78 % de ces cas, les victimes étaient des femmes. Toutefois, il faut se rappeler que les statistiques ne sont pas que des chiffres. Elles représentent des mères, des filles, des sœurs, des amies et des membres de nos collectivités dont la vie a été bouleversée à jamais.

De nombreux facteurs contribuent à l’augmentation du risque de violence fondée sur le sexe, notamment les inégalités systémiques, l’insécurité économique, la discrimination et les normes sociales qui perpétuent les préjudices. Nous devons également reconnaître la menace croissante que représente la violence facilitée par le numérique et la technologie, qui expose les femmes et les filles à du harcèlement en ligne, à des menaces et à un contrôle coercitif pouvant les suivre dans tous les aspects de leur vie.

Des progrès sont réalisés, mais à un rythme extrêmement lent. Cette campagne est l’occasion non seulement de réfléchir à ces réalités, mais aussi de nous engager à agir. Elle nous rappelle que la violence à l’égard des femmes constitue une menace pour notre société, notre sécurité et notre avenir commun.

Au cours de cette campagne et tout au long de l’année, j’invite chacun à sensibiliser le public aux risques auxquels sont confrontées les femmes et les filles dans notre pays et dans le monde entier. Il est de notre responsabilité collective de bâtir des communautés plus sûres, de promouvoir la prévention, de soutenir les survivantes et de défendre les initiatives qui favorisent l’éducation, la responsabilisation et le changement. Merci. Wela’lin.

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