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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

28 novembre 2024


Honorables sénateurs, c’est avec le cœur lourd que je prends la parole aujourd’hui, sur le territoire non cédé de la grande nation algonquine anishinabe, pour commencer à souligner la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Chaque année, le 6 décembre, nous nous souvenons avec chagrin de l’un des pires féminicides de masse de ce pays, mais surtout, nous agissons. Cette année, j’exhorte chacun d’entre nous, ici et à l’autre endroit, à prendre le genre de mesures concrètes qui apportent un changement, le genre d’action qui va au-delà des rubans et des roses et qui consistent à investir des ressources transformationnelles dans des interventions communautaires et des initiatives de prévention fondées sur le genre, non pas pour réduire, mais pour mettre fin à toutes les formes de violence contre les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre, en particulier celles dont la race, l’identité autochtone, le handicap, la sexualité ou le statut font d’elles les membres de la société les plus vulnérables.

Honorables collègues, il y a 35 ans, la vie de 14 jeunes femmes brillantes — et tout leur potentiel prometteur — leur ont et nous ont été brutalement arrachés, mais il faut savoir que nous ne les oublierons jamais. En leur nom, nous nous engageons à agir, afin que le potentiel prometteur des générations actuelles et futures de jeunes femmes se réalise. Voici leurs noms : Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Annie-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St‑Arneault, Annie Turcotte et Barbara Klucznik-Widajewicz. En leur nom, nous déclarons que la violence fondée sur le genre est une pandémie mondiale et nous prenons les mesures et les décisions qui s’imposent pour l’éradiquer. Nous réclamons un financement considérable pour les lignes téléphoniques d’assistance, les refuges, les logements sûrs et abordables, l’éducation du public, les programmes de prévention, la formation sur les traumatismes, les protocoles de sécurité dans les lieux de travail et ainsi de suite. Nous nous engageons à enfin combler l’écart salarial entre les genres et à fournir des revenus suffisants pour vivre, afin que la pauvreté ne contraigne personne à rester dans une relation malsaine.

Nous nous élevons contre le déséquilibre du pouvoir, la violence, la domination et l’agression. Nous cherchons des occasions de parfaire et d’affirmer le genre d’être humain que nous voulons incarner et connaître : des êtres humains mus par l’équité, l’entraide et la compassion.

Agissons ensemble en préservant dans nos cœurs la mémoire des femmes assassinées il y a 35 ans et des milliers de femmes assassinées avant et après elles. Nous ne les oublierons jamais. Merci. Meegwetch.

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