Aller au contenu

DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — L'ouragan Melissa

27 novembre 2025


Honorables sénateurs, je prends la parole sur le territoire non cédé de la nation algonquine anishinabe pour rendre hommage aux gens de la Jamaïque, d’Haïti et de Cuba, qui ont récemment subi les ravages de l’ouragan Melissa. Cet ouragan, le plus puissant de l’histoire à frapper la région, a coûté la vie à des millions de personnes et a paralysé des réseaux électriques, des hôpitaux et des infrastructures essentielles qui desservent des millions de personnes.

Je n’oublierai jamais le jour où l’ouragan a frappé la Jamaïque. Même si j’étais en sécurité ici, au Sénat, j’étais incapable de me concentrer ou de rester tranquille, car je pensais constamment à ce que devaient vivre mes proches, mes amis et les habitants de ce pays, et aux traumatismes que cette situation devait sûrement leur causer.

Aujourd’hui, quelques semaines après la dévastation, je peux dire avec soulagement que tous les membres de ma famille sont en sécurité, mais qu’ils n’ont pas été épargnés par les ravages dont bon nombre d’entre nous ont entendu parler.

Cela a incité de nombreuses personnes au Canada et ailleurs à se mobiliser rapidement pour aider leurs compatriotes à reconstruire, restaurer et réparer leur maison.

La puissance dévastatrice de Melissa a laissé de nombreuses personnes dans la région non seulement sans domicile et sans moyens de subsistance, mais aussi en proie à des problèmes de santé mentale qui risquent de persister pendant de nombreuses années.

La Jamaïque, surnommée « la terre du bois et de l’eau », est mon pays natal; il existe un lien invisible entre nous qui ne sera jamais rompu. C’est un sentiment d’appartenance qui ne m’a jamais quittée, même si j’ai quitté ce pays lorsque j’étais enfant. Il ne fait aucun doute que le Canada est ma patrie et qu’il le restera toujours. Cependant, je suis également Jamaïcaine, et cela ne changera jamais. Quand les Jamaïcains souffrent, je le ressens profondément, comme une douleur collective qui dépasse les frontières et qui nous touche, nous qui sommes dispersés au-delà des océans, des montagnes et des plaines, nous rappelant nos racines et notre lignée.

Ceci n’est pas propre aux Jamaïcains ou aux Caribéens; c’est l’expérience de ceux d’entre nous qui sont originaires d’autres pays et qui ont une double ou une triple identité culturelle qui définit également qui nous sommes.

Il ne fait aucun doute que la Jamaïque se relèvera; j’en suis convaincue. Je suis personnellement très reconnaissante envers le gouvernement du Canada pour les engagements qu’il a pris jusqu’à présent, notamment 11 millions de dollars pour l’aide humanitaire et 6 millions de dollars supplémentaires pour l’aide au développement dans la région. De plus, le Canada versera une somme équivalente aux dons du public à la Croix-Rouge canadienne, jusqu’à concurrence de 3 millions de dollars. Ce soutien contribuera grandement aux efforts de secours immédiats, mais des ressources supplémentaires seront nécessaires pour mettre en place des infrastructures résilientes à long terme.

Les Jamaïcains sont souvent décrits comme un peuple fort et résilient. Bien que cela soit vrai, je tiens à rappeler que la résilience dans les situations de crise a souvent un coût inévitable sur le plan des vies humaines et des moyens de subsistance. Par conséquent, sauvons des vies en encourageant des structures solides et résilientes tout en travaillant collectivement à réduire les conséquences mondiales des changements climatiques, quel que soit l’endroit où nous vivons, nous travaillons ou nous nous amusons.

Merci, meegwetch.

Haut de page