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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique et Kitigan Zibi, au Québec--Les victimes de la tragédie

Hommages

11 février 2026


L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) [ + ]

Honorables sénateurs, notre pays est en deuil.

La violence qui a coûté la vie à de jeunes adolescents et au personnel de l’école de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, a bouleversé le Canada tout entier. Elle a ébranlé des familles, une communauté et, bien au-delà, l’ensemble de notre société.

L’école secondaire — nous nous souvenons tous de notre sensibilité à fleur de peau à cet âge. Le monde peut être suffisamment déroutant pour un adulte. Comment imaginer ce que ressentent les élèves de l’école secondaire de Tumbler Ridge alors qu’ils commencent tout juste à trouver leur place dans le monde. Ce n’est pas le souvenir qu’ils devraient garder de leur passage à l’école secondaire.

Devant l’ampleur d’un tel drame, les mots sont insuffisants, mais le silence, lui, serait indigne, indigne de ces vies écourtées si brutalement, indigne de ces rêves brisés.

Les habitants de Tumbler Ridge absorberont cette tragédie, mais pas comme une nouvelle de dernière heure. Les événements du 10 février 2026 porteront longtemps la marque de leur chagrin et de leur douleur.

Aujourd’hui, cette Chambre s’associe au deuil collectif. Nous partageons la douleur immense des parents, des proches, des amis et de tous ceux dont la vie aura été irrémédiablement marquée par cette tragédie.

Ce drame nous rappelle avec une force brutale la fragilité de la vie, mais il nous renvoie aussi à la responsabilité qui est la nôtre. Comme nous le rappelle l’œuvre d’Hannah Arendt, la responsabilité commence là où l’on refuse de détourner le regard. Quelle est donc cette responsabilité? Protéger nos jeunes et ceux qui les guident dans leur apprentissage, veiller à leur sécurité et préserver ces lieux de savoir qui devraient toujours être des espaces de confiance et d’avenir. Plus largement, nous devons refuser la violence.

Que cette Chambre, institution de réflexion et de sagesse, soit aujourd’hui le reflet de cette solidarité nationale : respectueuse et profondément humaine.

Chers collègues, nous aurons toujours le temps de faire notre travail, mais aujourd’hui, nous devons pleurer avec la nation et les familles de Tumbler Ridge. Nous devons, à notre manière, assumer le poids de leur souffrance.

Puissions-nous honorer la mémoire des victimes par notre dignité, notre vigilance et notre engagement collectif à refuser cette violence et à faire en sorte que de telles tragédies ne se reproduisent jamais plus.

Permettez-moi également, chers collègues, d’exprimer mes plus sincères condoléances à la communauté de Kitigan Zibi, à la famille endeuillée, aux amis et aux proches à la suite du drame qui est survenu ce matin. Sénateur Brazeau, je vous saurais gré de bien vouloir indiquer aux membres de votre communauté que nos pensées vous accompagnent en ces moments de deuil.

Merci.

L’honorable Leo Housakos (leader de l’opposition) [ + ]

Honorables sénateurs, nous nous réveillons aujourd’hui dans une tristesse profonde. C’est l’un des jours les plus sombres de notre histoire. Notre pays est en deuil à cause de deux horribles tragédies. De la Colombie-Britannique jusqu’au Québec, à Kitigan Zibi, nous pleurons la perte d’enfants innocents.

Hier, l’ombre qui a enveloppé Tumbler Ridge s’est étendue à tous les coins de ce pays. Nous devons parler franchement de la perte immense que représente le décès de neuf jeunes Canadiens dans la fleur de l’âge. C’étaient des adolescents qui avaient des examens à passer, des toges à commander pour leur remise de diplômes et des vies à vivre. La perte d’un enfant est une douleur indicible et personnelle. Le fait que l’avenir prometteur de la prochaine génération d’une ville ait été abrégé est une tragédie nationale.

Au même moment, une douleur insupportable a frappé la communauté de Kitigan Zibi. Voir les vies de deux jeunes enfants fauchées dans de telles circonstances est une trahison de l’innocence qui nous brise le cœur.

Les mots me manquent pour exprimer la gravité du moment et décrire le silence profond et oppressant qui s’est abattu sur le pays tout entier. Absolument rien ne peut préparer un parent à passer devant un terrain de jeu désert ni aucun enseignant à se tourner vers une classe qui demeurera à jamais incomplète.

Aux familles qui attendent aujourd’hui dans l’angoisse, partagées entre l’espoir et la crainte, et à celles qui vivent déjà les premières heures sombres d’un deuil qu’elles porteront toute leur vie, sachez que les Canadiens sont de tout cœur avec vous. C’est une nation entière qui pleure la perte de vos enfants. Nous savons tous très bien qu’aucune parole ne pourra apaiser votre douleur. Que le souvenir des victimes soit une source de réconfort, et que les survivants trouvent la force nécessaire pour surmonter cette terrible épreuve. Nos pensées et nos prières accompagnent nos concitoyens.

L’honorable Lucie Moncion [ + ]

Honorables sénateurs, hier, une onde de choc et de consternation s’est propagée d’un bout à l’autre du pays. À Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, une petite communauté paisible a été frappée au cœur par un acte d’une brutalité insoutenable.

Dans une école secondaire, lieu qui devrait être synonyme d’apprentissage, de sécurité et d’avenir, l’impensable s’est produit. Les autorités évoquent une tragédie. Voilà des mots que nous souhaiterions ne jamais entendre, encore moins lorsqu’ils concernent nos enfants, nos enseignants et, plus largement, nos concitoyens canadiens.

Aujourd’hui, c’est tout un pays qui demeure saisi d’incompréhension. Une communauté entière se trouve plongée dans l’impuissance et le deuil. Face à une telle tragédie, les mots nous semblent toujours insuffisants, mais nous avons le pouvoir d’offrir notre solidarité et notre compassion.

Nous offrons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes, aux survivants et à toute la population de la Colombie-Britannique, qui porte aujourd’hui le poids d’une douleur indescriptible.

Nous avons appris également qu’un drame familial dans la communauté de Kitigan Zibi, en Outaouais, a fait trois victimes, dont deux enfants âgés de 10 et 12 ans. Cette tragédie, survenue dans la nuit d’hier, plonge une communauté entière dans un chagrin indescriptible.

Ces drames distincts nous rappellent la fragilité de la vie. Ils nous rappellent également l’accablement qui affecte certains de nos concitoyens, la fragilité de leur état d’esprit et la grande détresse qui peut les habiter.

En ces heures de deuil, montrons-nous solidaires des familles qui pleurent leur perte, qui souffrent et qui cherchent encore des réponses que personne ne peut vraiment leur donner. Puissent-elles trouver, dans la solidarité nationale que nous exprimons à la Chambre haute, un certain réconfort et la profonde certitude qu’elles ne sont pas seules.

À toutes ces familles éprouvées, j’adresse nos plus sincères condoléances. Puisse la providence vous ouvrir ses bras pour que vous y trouviez apaisement et consolation.

L’honorable Flordeliz (Gigi) Osler [ + ]

Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui au nom de mes collègues du Groupe des sénateurs canadiens pour souligner et déplorer les tragédies inimaginables qui se sont déroulées hier à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, et à Kitigan Zibi. Nous avons tous du mal à trouver les bons mots pour exprimer le choc et le chagrin que nous ressentons tous.

Ayant moi-même des enfants, je sais qu’il s’agit là d’un cauchemar que personne ne veut vivre. Nous sommes de tout cœur avec les parents, les familles, les amis et les enseignants de ceux qui ont perdu la vie ou qui ont été blessés. Nous savons que tous les habitants de ces collectivités ont été touchés.

Nous reconnaissons également le rôle énorme et exigeant joué par les premiers intervenants, le personnel scolaire, les membres de la collectivité et les bénévoles, ainsi que le lourd tribut qu’ils devront payer. Ce sont des tragédies comme celles-là qui nous rappellent que, malgré notre vaste territoire, nos paysages variés et notre population diversifiée, le Canada forme une seule et unique communauté. Nous sommes voisins. Lorsqu’une partie du pays ressent une douleur aussi profonde, nous la ressentons tous viscéralement.

Le drapeau qui flotte sur la tour de la Paix du Parlement canadien est en berne aujourd’hui afin de refléter notre perte collective. Nous partageons tous la douleur de nos voisins. Les mots ne suffiront pas à apaiser la perte et le chagrin, mais j’espère qu’en puisant notre force les uns dans les autres, les jours à venir seront moins solitaires et la douleur, moins vive.

Honorables sénateurs, nous avons tous le cœur en miettes aujourd’hui. Nous pensons souvent que de telles atrocités ne peuvent pas se produire ici. La nouvelle de la perte déchirante survenue hier en Colombie-Britannique est donc d’autant plus bouleversante. Tous les Canadiens ont vécu un choc inimaginable, et particulièrement les membres de la petite municipalité de Tumbler Ridge, pour qui la date d’hier restera à jamais gravée dans leur mémoire.

Il est profondément injuste et extrêmement déchirant de pleurer tant de jeunes vies et de compter autant de blessés à la suite d’un acte de violence aussi atroce. Les familles, les classes et les groupes d’amis sont marqués à jamais, et les Canadiens d’un océan à l’autre partagent leur chagrin.

C’est tout le Canada qui est en deuil. J’espère que les habitants de la Colombie-Britannique, et en particulier ceux de Tumbler Ridge, qui traversent cette épreuve traumatisante et qui pleurent les victimes de cette tragédie inimaginable, ressentent la solidarité du reste de ce grand pays.

Au nom de notre groupe, je tiens également à présenter mes condoléances à la communauté de Kitigan Zibi, qui pleure aujourd’hui ses propres pertes. La perte tragique de deux autres enfants innocents, encore une fois dans une si petite communauté, est dévastatrice. Les mots me manquent pour exprimer leurs pertes.

Sénateur Brazeau, sachez que nous pensons tous à vous et à votre communauté.

Ironie du sort, ces événements déchirants infligent à notre pays des séquelles permanentes en pleine Semaine nationale de la gentillesse. En cette période douloureuse, trouvons des moments de gentillesse et de compassion pour nous soutenir mutuellement dans notre chagrin commun.

Au nom du Groupe progressiste du Sénat, je tiens à exprimer nos sincères condoléances pour ces tragédies.

Wela’lin, merci.

L’honorable Yonah Martin (leader adjointe de l’opposition) [ + ]

Honorables sénateurs, c’est avec le sentiment d’avoir le cœur trop lourd pour parler que j’interviens aujourd’hui après l’horrible tragédie qui a frappé les élèves et le personnel de l’école secondaire de Tumbler Ridge et une petite collectivité d’environ 2 500 habitants de la Colombie-Britannique.

Perdre un enfant, c’est perdre une partie de l’avenir. En tant que parent, j’ai le cœur brisé pour les mères et les pères qui se sont réveillés aujourd’hui et qui ont découvert un monde qui semble sombre et déréglé. Hier, ils ont suivi leur routine : ils ont donné un câlin à leurs enfants avant de les envoyer à l’école, ils leur ont dit au revoir et ils s’attendaient tout bonnement à ce qu’ils soient en sécurité. Ils n’auraient jamais pu imaginer que ce serait pour la dernière fois.

Nous connaissons maintenant les détails horribles de ce qui s’est passé dans ce coin tranquille du Nord-Est de la Colombie-Britannique. Nous sommes au courant du chaos qui a éclaté dans les corridors, du bruit terrifiant des coups de feu qui a remplacé les discussions du midi et des vies de jeunes élèves prometteurs et d’employés dévoués qui ont été volées en quelques minutes.

C’était non seulement une tragédie, mais aussi une violation de la paix qui est chère à tous les Canadiens. En tant qu’ancienne éducatrice, je suis hantée par le fait qu’un sanctuaire ait été transformé en un lieu de douleur inimaginable. Les enseignants pratiquent les exercices, mémorisent les protocoles et promettent de protéger les vies qui leur sont confiées, mais ils ne croient jamais vraiment qu’ils devront faire face à une réalité aussi effrayante.

Enseignants et administrateurs, vous qui avez fait rempart devant vos élèves pour les protéger, je souligne votre bravoure, mais je tiens à ajouter que personne ne devrait jamais avoir à porter le fardeau que vous supportez désormais.

Je sais que le sentiment de sécurité qu’éprouvaient les survivants — les élèves et le personnel qui ont été témoins de l’inconcevable — a volé en éclats. Alors que vous vous engagez sur le long et difficile chemin de la guérison, sachez que vous n’êtes pas seuls. Le Canada tout entier, le monde entier même, vous accompagne dans votre deuil.

Nous devons également rendre hommage aux premiers intervenants, à la GRC et aux ambulanciers paramédicaux qui ont couru vers le danger et qui ont été témoins de l’impensable. Nous vous remercions de votre dévouement et de votre sacrifice en cette période qui compte parmi les plus sombres de l’histoire de notre province et de notre pays.

Je tiens également à saluer Bob Zimmer, le député de Prince George—Peace River—Northern Rockies, qui représente Tumbler Ridge et qui est actuellement sur place afin de soutenir ses concitoyens dans les moments les plus sombres de leur vie.

Honorables sénateurs, perpétuons la mémoire des personnes qui ont perdu la vie dans les décisions que nous prendrons. Gardons dans nos prières la collectivité de Tumbler Ridge et la communauté de Kitigan Zibi, au Québec, qui est la communauté du sénateur Brazeau.

Chers collègues du Sénat, gardons ces gens dans nos prières et dans nos pensées, et engageons-nous à bâtir un avenir où une telle minute de silence ne sera plus jamais nécessaire.

L’honorable Duncan Wilson [ + ]

Honorables sénateurs, c’est le cœur lourd et avec une profonde tristesse que je prends la parole au Sénat aujourd’hui. Comme nous le savons, toute ma province s’est réveillée ce matin avec un sentiment de deuil, un deuil que partagent tous les Canadiens, en raison des événements tragiques qui se sont produits hier, à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique.

De nombreux détails restent inconnus, et peut-être qu’ils le resteront à jamais. Nous savons toutefois que cette tragédie a causé la mort de neuf Britanno-Colombiens — neuf Canadiens. De plus, 25 personnes ont été blessées à divers degrés. À l’instar de mes collègues, je tiens à remercier les premiers intervenants qui ont fait leur travail malgré les dangers.

Nous savons que la tragédie d’hier cause une douleur inimaginable à un grand nombre de mères, de pères, de frères, de sœurs, d’amis et de membres de la famille élargie. Cette douleur émane du vide béant que leur famille ne pourra jamais combler, car leur enfant, leur parent ou leur proche ne rentrera plus à la maison.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas encore guérir. Cela viendra avec le temps, le grand guérisseur de tous les maux. Or, aujourd’hui, le temps n’est pas encore venu, pas cette fois.

La violence liée aux armes à feu dans les collectivités et les établissements d’enseignement a donné lieu à certaines des tragédies les plus meurtrières de l’histoire du Canada. L’incident d’hier a touché des enfants dans un lieu qui est censé être sécuritaire et favoriser leur croissance. Il s’agit également de l’attentat le plus meurtrier dans une école depuis près de 40 ans, c’est-à-dire depuis les événements horribles et dévastateurs de l’École Polytechnique de Montréal qui, en 1989, avaient causé la mort de 14 femmes et fait 14 blessés.

Aujourd’hui, alors que nous vivons ce deuil ensemble, ce dont nous avons besoin plus que jamais, c’est d’amour, de compassion et d’empathie : de l’amour pour nos voisins, de la compassion pour nos amis et collègues — des gens qui sont éprouvés par cette tragédie d’une manière unique et tout aussi valable — de l’empathie pour les étrangers, les collectivités et les gens que nous ne connaissons pas et que nous ne rencontrerons peut-être jamais. Nous agissons ainsi parce que nous sommes Canadiens. Ce que je sais et ce que je pense des Canadiens, c’est que, pour nous, l’amour vaincra toujours la haine. L’empathie l’emportera toujours sur l’apathie et la compassion sur l’indifférence.

Aujourd’hui, nous souffrons. En tant que représentant de la Colombie-Britannique et en tant que Canadien, je souffre, tout comme vous.

Dans le chagrin que nous partageons, portons les habitants de Tumbler Ridge dans nos cœurs. Je vous implore, en particulier au vu de ce qui se passera dans les jours et les semaines à venir, de mettre l’amour au premier plan et de faire preuve de compassion les uns envers les autres et envers tous les Canadiens.

Merci.

L’honorable Bev Busson [ + ]

Honorables sénateurs, je sais que nous sommes tous profondément bouleversés par la fusillade horrible et tragique qui est survenue hier à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique. Mes pensées et mes prières vont avant tout aux amis et aux familles des victimes de ce petit village enchanteur qui sont plongés dans l’incrédulité et vivent un chagrin immense en raison de cet acte de violence terrible.

Quand la violence frappe une école, les conséquences sont plus douloureuses que presque toute autre tragédie. Nous envoyons nos enfants et nos petits-enfants à l’école en nous disant qu’ils y sont en sécurité, qu’ils y façonnent leur avenir et qu’ils emplissent les couloirs de leurs rires. Cet acte horrible a brisé le cœur et l’âme d’une magnifique communauté soudée. Pour les victimes et leurs familles, aucune parole ne pourra effacer la douleur, la peur, la confusion et le traumatisme causés par cette horrible tragédie à l’école secondaire de Tumbler Ridge.

Au total, neuf personnes sont décédées, y compris l’autrice de la fusillade. Environ 25 personnes ont été gravement blessées, et leur sort est incertain. Nous prions pour leur survie et pour leur rétablissement complet.

En tant qu’ancienne agente de la GRC, je pense aussi aux policiers qui sont arrivés sur les lieux dans les deux minutes qui ont suivi ces événements horribles. La présence d’un tireur actif dans une école est le pire cauchemar de tous les policiers. Les policiers sont formés pour affronter ce genre de situation mais, dans cette ville de 2 400 habitants, ils sont aussi intervenus en tant que parents, voisins et membres d’une communauté très unie. Ils connaissaient probablement certaines des victimes. Ils ont aidé les survivants. Chaque couloir sécurisé et chaque enfant mis à l’abri était ressenti comme une bénédiction dans l’enfer de cette situation.

Il en va de même pour les ambulanciers et les autres premiers intervenants, qui connaissaient sans doute personnellement les victimes, eux aussi, dans cette petite ville où tout le monde se connaît.

Les agents de la GRC redoutent aussi un autre de leurs devoirs, celui d’aller informer personnellement le plus proche parent d’une victime que son être cher ne fait pas partie des survivants. On ne voudrait surtout pas que la famille entende cette terrible nouvelle dans les médias ou au téléphone.

Il s’agit de la fusillade la plus meurtrière survenue dans une école de ma superbe province, la Colombie-Britannique. Je sais que tous les Canadiens compatissent à la peine des habitants de Tumbler Ridge à la suite de cette tragédie inimaginable.

Le premier ministre Carney, des représentants de la province et des dirigeants mondiaux, y compris le roi Charles, ont tous exprimé leur solidarité envers les Canadiens et leur soutien à l’égard de la belle collectivité de Tumbler Ridge, où la population est dévastée mais tente de reprendre pied après ces événements.

Cette tragédie restera à jamais gravée dans nos cœurs. Avec bienveillance, amour et soutien, nous rendrons hommage à ceux qui la subissent. Et nous n’oublierons jamais. Merci.

L’honorable Yuen Pau Woo [ + ]

Honorables sénateurs, je me joins aux leaders du Sénat et à mes collègues sénateurs de la Colombie-Britannique pour exprimer mon horreur et ma tristesse face à la fusillade de Tumbler Ridge, qui a fait neuf morts et de nombreux blessés graves.

Aux familles qui ont perdu des êtres chers, j’adresse mes sincères condoléances et mes paroles de réconfort, même si elles peuvent sembler insuffisantes.

Nous adressons nos vœux de prompt rétablissement aux familles des personnes blessées, même si nos vœux et notre réconfort peuvent sembler insuffisants.

Nous remercions les premiers répondants, les médecins, les infirmières, les travailleurs sociaux et les autres personnes qui apportent leur soutien aux familles. Nous vous remercions pour votre dévouement. Nous vous remercions d’avoir été là lorsque votre aide était nécessaire.

Je remercie les dirigeants politiques et civils qui s’expriment avec clarté, dignité et prudence de manifester leurs qualités de chef de file en évitant de tirer des conclusions hâtives sur la tragédie de Tumbler Ridge, ce qui aggraverait la tragédie.

Puis, aux habitants de Tumbler Ridge, qui sont moins nombreux que le personnel sur la Colline du Parlement, nous vous offrons notre réconfort et notre solidarité, comme nous le ferions pour des êtres chers. Nous nous engageons à vous soutenir dans les jours et les années à venir afin qu’on se souvienne de Tumbler Ridge non pas comme d’un lieu où une terrible fusillade est survenue, mais comme d’un endroit où les gens se sont réunis pour traverser une épreuve tragique, se soutenir les uns les autres et devenir plus forts grâce à la bonté, au courage et à la persévérance.

L’honorable Krista Ross [ + ]

Honorables sénateurs, c’est le cœur lourd que je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage aux victimes de la tragédie de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, ainsi qu’à celles de Kitigan Zibi, et pour exprimer mes plus sincères condoléances à la famille, aux amis, aux proches et aux membres de la communauté qui vivent actuellement un deuil inimaginable.

Dans des moments comme celui-ci, il est difficile de trouver les mots pour exprimer la peine et le choc ressentis non seulement par les communautés directement touchées, mais aussi d’un bout à l’autre du pays.

Nos pensées se tournent vers les personnes qui ont perdu la vie, celles qui ont été blessées et toutes celles qui pleurent la perte soudaine et insensée d’un être cher.

Derrière chaque manchette, il y a une vie à jamais changée, une famille à jamais bouleversée et une communauté à jamais endeuillée. Aujourd’hui, nous marquons un temps d’arrêt, de recueillement et d’hommage aux personnes touchées par cette tragédie indescriptible. Cette journée nous rappelle qu’il est important de nous soutenir les uns les autres, en particulier dans les moments de profonde tristesse.

En soulignant cette tragédie, nous reconnaissons également le courage et la compassion extraordinaires dont ont fait preuve les premiers intervenants, les professionnels de la santé et les membres de la communauté qui ont agi rapidement face au danger et aux pertes de vies humaines. Leur dévouement nous rappelle la solidarité et la persévérance qui peuvent se manifester même dans les moments les plus sombres. Le fait que les communautés s’unissent pour offrir aide et réconfort constitue l’une de nos forces, et cela témoigne de la compassion des Canadiens.

Aux personnes qui sont en deuil : sachez que vous n’êtes pas seuls. Les pensées des gens partout au Canada et dans le monde entier vous accompagnent. Nous partageons votre douleur et vous envoyons du courage pour les jours et les mois difficiles à venir. Que la mémoire des personnes qui ont perdu la vie soit honorée avec dignité et que leurs proches trouvent force et soutien dans la compassion des autres. Que les personnes qui ont été blessées trouvent guérison et résilience, et que les communautés se serrent les coudes en signe de solidarité, de bienveillance et d’espoir.

L’honorable Patrick Brazeau [ + ]

Honorables sénateurs, c’est le cœur lourd que je prends la parole aujourd’hui pour raconter au Sénat une tragédie familiale qui s’est produite hier soir à Kitigan Zibi. Deux précieux jeunes enfants ont perdu la vie aux mains de leur père, qui s’est ensuite enlevé la vie.

La communauté de Kitigan Zibi, et celles de Maniwaki, du Québec et d’ailleurs ont appris cette nouvelle accablante et incompréhensible à leur réveil. Je prie tous nos concitoyens de tourner leurs pensées vers cette communauté qui devra vivre ce deuil.

Rien au monde n’est plus précieux que nos enfants et nos familles. Ce n’est pas le moment de faire des déclarations politiques, mais j’espère que tous les ordres de gouvernement finiront par comprendre les effets des traumatismes intergénérationnels causés par les pensionnats autochtones dans les communautés des Premières Nations.

Ces pensionnats ont beau appartenir au passé, même s’ils font partie de notre histoire récente, mais des membres des communautés vivent encore avec les effets de ces pensionnats, génération après génération, et les gouvernements le savent; ils sont conscients des torts causés par ces pensionnats, mais que font-ils pour y remédier?

Les effets subis par des membres des Premières Nations sont bien réels. Ces communautés les ressentent tous les jours. Les gouvernements finiront peut-être par comprendre — pas dans une génération ni dans deux ou trois générations, mais très bientôt — quelles sont les conséquences de ces traumatismes au sein des communautés des Premières Nations dans l’ensemble du pays.

J’offre donc mes plus sincères condoléances à la famille Tolley et à toute la communauté de Kitigan Zibi.

J’invite les députés à se joindre à moi pour offrir une prière en silence à ces jeunes enfants.

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