Discours du Sénateur Woo sur L'Institut de recherche sur l'Asie

L'Institut de recherche sur l'Asie

L'Université de la Colombie-Britannique—Félicitations à l'occasion du vingtième anniversaire

8 février 2017


L'honorable Sénateur Yuen Pau Woo :

Honorables sénateurs, je tiens aujourd'hui à souligner le 20e anniversaire de l'Institut de recherche sur l'Asie, sis dans l'édifice C.K. Choi de l'Université de la Colombie-Britannique. Au nom du Sénat, j'offre au personnel de l'institut toutes nos félicitations à l'occasion de ce moment marquant. Puisse l'institut continuer de contribuer à l'éducation, à la recherche, à l'engagement public et à l'élaboration de politiques concernant l'Asie et les relations Canada-Asie.

C'est à l'Institut de recherche sur l'Asie, fondé en 1978, que se concentrent les activités de l'Université de la Colombie-Britannique liées aux affaires publiques et aux politiques de l'Asie. Les recherches et les enjeux qui retiennent l'attention de l'institut touchent de nombreux aspects des politiques de l'Asie-Pacifique, parmi lesquels la gouvernance mondiale et régionale, la culture, la religion et la société, la gestion de l'énergie et des ressources, la sécurité régionale, ainsi que le commerce et les droits de la personne.

En 1997, l'institut a emménagé dans l'édifice C.K. Choi, à l'extrémité nord du campus Point Grey de l'Université de la Colombie-Britannique, un geste audacieux rendu possible grâce au leadership du président de l'époque, David Strangway, qui est malheureusement décédé en décembre dernier. L'édifice a été construit au moyen de matériaux recyclés. Les responsables ont eu recours à diverses pratiques exemplaires pour réduire l'incidence environnementale de l'édifice. Ils ont ainsi réussi à réduire la consommation d'eau et d'énergie, et ils utilisent même des toilettes sèches.

L'Institut de recherche sur l'Asie est l'un des groupes experts à l'Université de la Colombie-Britannique ayant une connaissance approfondie de l'Asie. Ces groupes mènent des recherches dans divers domaines, notamment les domaines de la médecine, de la foresterie et des affaires. En fait, l'un des rôles principaux de l'institut est de faciliter, à l'échelle de l'université, l'enseignement et la recherche sur l'Asie, afin que la recherche sur l'Asie ne soit pas perçue comme une activité rare à laquelle s'adonnent quelques spécialistes seulement, mais plutôt comme une compétence essentielle de tout universitaire sérieux, quel que soit son domaine, qui souhaite tenir compte des questions de l'heure dans le cadre de ses travaux. En conséquence, l'Université de la Colombie-Britannique compte probablement un plus grand nombre d'experts sur l'Asie que toute autre université au Canada, et elle se classe sans doute à cet égard dans les premiers rangs des universités du monde occidental. La façon de penser a changé en ce qui concerne la pertinence contemporaine des études asiatiques, et l'institut a également été au premier plan de l'élaboration d'un programme de maîtrise en politiques publiques et affaires internationales axé sur l'Asie. C'est ce programme qui a donné lieu à la création d'une école de politique publique et des affaires internationales.

En soulignant le 20e anniversaire de l'Institut de recherche sur l'Asie, qui est situé dans l'édifice Choi, je ne vise pas uniquement à faire connaître aux sénateurs une excellente institution qui fait partie d'une excellente université sur la côte Ouest du Canada. Il existe de nombreux excellents instituts de recherche universitaires dans ce pays. Ce que je cherche à faire ressortir, c'est que l'Institut de recherche sur l'Asie à l'Université de la Colombie-Britannique propose une nouvelle approche à l'égard des études sur l'Asie, une approche qui est fondée non seulement sur le domaine de spécialisation, mais également sur la pertinence contemporaine de l'Asie dans tous les domaines d'étude.

Si vous êtes un spécialiste en sciences sociales, mais que vous ne savez rien des recherches sur l'Asie ou de ce que font les chercheurs asiatiques, vos connaissances laissent grandement à désirer. Dans la même veine, vous ne pouvez pas être un oncologue de renommée mondiale si vous ne faites pas partie des réseaux asiatiques de recherche sur le cancer, pas plus que vous ne pouvez être un expert en matière de protection de l'environnement sans connaître certaines des pratiques qui ont cours en Asie.

Le déplacement du pouvoir et de l'influence en faveur de l'Asie a d'importantes conséquences sur la gouvernance mondiale, l'économie internationale et la sécurité régionale. Il va sans dire que le Canada est attentif à cette montée de l'Asie, non seulement parce que nous sommes un des pays de la région du Pacifique et qu'une grande partie de notre population est d'origine asiatique, mais surtout parce que ce qui se passe aujourd'hui en Chine, au Japon, en Corée, en Inde et dans le Sud-Est asiatique a des répercussions partout dans le monde. Nous comprenons mieux et nous sommes donc mieux préparés à ces effets en raison des travaux de l'Institut de recherche asiatique de l'UBC et de la communauté des spécialistes et praticiens axés sur l'Asie à travers le pays.