Déclarations de sénateurs
La Journée mondiale de lutte contre le sida
29 novembre 2018
L’honorable Sénateur René Cormier :
Honorables sénatrices et sénateurs, connaissez-vous votre statut?
Voilà le thème de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, qui aura lieu le 1er décembre prochain et qui vise à encourager chaque individu à connaître son état sérologique.
Cette question est cruciale au combat contre cette maladie puisque, au Canada, à la fin de l’année 2016, environ 14 p. 100 des 63 110 personnes qui vivent avec le VIH ignoraient qu’elles étaient infectées. Chaque jour, sénateurs, six Canadiennes ou Canadiens contractent le VIH.
Afin d’enrayer cette épidémie d’ici 2030, ONUSIDA a lancé la campagne 90-90-90, à laquelle participe le Canada.
L’objectif de cette campagne mondiale est de veiller à ce que, à l’horizon 2020, 90 p. 100 des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90 p. 100 de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et 90 p. 100 des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée.
Il s’agit de cibles fort ambitieuses, j’en conviens, mais que nous pouvons et devons atteindre. Je rappelle que près de 39 millions de personnes ont perdu la vie des suites de cette maladie.
Ici, au Canada, grâce aux percées du domaine médical, 91 p. 100 des personnes traitées ont une charge virale supprimée, c’est-à-dire indétectable.
[Traduction]Cela dit, nous avons récemment appris que, dans ma propre province, le Nouveau-Brunswick, entre janvier et septembre 2018, 16 nouveaux cas ont été signalés, dont 11 dans la même région, Fredericton et Oromocto. Ce chiffre est deux fois plus élevé que le chiffre prévu pour toute une année. Cela montre bien que la lutte n’est pas encore terminée. La solution réside dans l’éducation.
Une éducation sexuelle modernisée et adaptée aux réalités de la société actuelle nous permet de mieux informer les jeunes sur l’importance des tests de dépistage et d’une vie sexuelle saine et sécuritaire. Elle nous permet aussi de sensibiliser les jeunes aux notions liées à la sérophobie, c’est-à-dire la peur et l’aversion qu’ont certains individus à l’égard des personnes qui vivent avec le VIH.
L’éducation sensibilise aussi à la discrimination et à la stigmatisation auxquelles bien des gens atteints du VIH-sida sont confrontés quotidiennement, ce qui ajoute un poids énorme à la bataille qu’ils doivent mener.
Honorables collègues, je tiens à remercier tous ceux et celles qui contribuent activement à la lutte contre cette maladie. Cela comprend les médecins et les chercheurs, de même que les organismes — et leur équipe — qui mènent des activités de sensibilisation, offrent du soutien aux personnes qui vivent avec le VIH-sida et à leur famille et défendent leurs intérêts. Je veux également remercier les enseignants qui agissent de manière proactive et abordent cet important sujet avec leurs élèves.
Chers collègues, je nous encourage toutes et tous à être proactifs et à interpeller les gouvernements et les communautés, car ils doivent intensifier leurs efforts afin d’assurer que tous les citoyens de ce pays connaissent leur statut. Cela permettra au Canada d’atteindre ses cibles.
Je vous remercie.