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Déclaration de sénateurs

La Journée mondiale de lutte contre le sida

30 novembre 2017


L’honorable Sénateur René Cormier :

Honorables sénateurs, demain, c’est sous le thème « Ma santé, mes droits » qu’aura lieu la Journée mondiale de lutte contre le sida. Créée en 1988 dans la foulée du Sommet mondial des ministres de la Santé en Angleterre, cette journée permet de commémorer les victimes, de sensibiliser la population mondiale à l’épidémie de VIH/sida comme menace à la santé publique et de mettre en relief la responsabilité de chaque pays d’assurer l’accès universel aux traitements, aux soins et au soutien.

Depuis la découverte et l’identification du VIH en 1983, ce virus a fait près de 35 millions de morts dans le monde. Selon les dernières statistiques de l’ONUSIDA, en 2016 seulement on estime que 1 million de personnes à travers le monde sont mortes de maladies liées au sida et qu’environ 36,7 millions de personnes sont porteuses du virus à l’heure actuelle. Le continent africain est la région la plus touchée, avec 25,6 millions de personnes atteintes du virus. Au Canada, l’Agence de la santé publique estime que plus de 65 000 Canadiens et Canadiennes sont séropositifs et qu’environ 20 p. 100 de ceux-ci n’ont pas encore été diagnostiqués.

Alors que les rapports sexuels protégés sont toujours le meilleur moyen préventif, certains groupes de la population demeurent plus à risque que d’autres, y compris les consommateurs de drogues par injection, les travailleurs du sexe et leurs clients, la communauté LGBTQ2, les détenus et certains groupes culturels. Ces populations vulnérables font souvent face à des obstacles sociaux et juridiques qui diminuent leurs chances d’avoir accès à des tests de dépistage. Malgré toutes les avancées, le VIH/sida demeure aujourd’hui une maladie extrêmement taboue dans notre pays, ce qui pousse souvent les porteurs du virus à taire leur condition et à vivre cette situation dans une grande solitude.

Il n’existe pas de vaccin contre le VIH. En revanche, des médicaments antirétroviraux contribuent à éviter sa transmission et permettent aux porteurs du virus de vivre une vie relativement normale et épanouissante.

À la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, je tiens à rendre hommage à tous ceux qui sont disparus et au travail exceptionnel du corps médical et des nombreux organismes qui, partout au Canada, soutiennent les Canadiennes et Canadiens atteints de cette maladie.

De plus, je tiens à rendre un hommage particulier au médecin acadien Réjean Thomas, cofondateur de la Clinique médicale l’Actuel, au Québec. Le Dr Thomas est un acteur avant-gardiste sur le terrain dans la lutte contre les infections transmissibles sexuellement et par le sang. En 1994, il a été nommé conseiller spécial à l’action humanitaire internationale du Québec. Par la suite, il a fondé Médecins du Monde Canada et a organisé une quarantaine de missions humanitaires sur trois continents.

Grâce à lui et à tant d’autres acteurs du milieu, des progrès remarquables ont été accomplis dans le traitement du VIH/sida, ce qui a permis aux personnes atteintes de jouir d’une longue vie productive et en santé. Cela dit, honorables sénateurs, les gouvernements et les communautés doivent intensifier leurs efforts afin d’assurer dès que possible la suppression de cette terrible épidémie.

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