Déclarations de sénateurs
Lucille Harper
12 décembre 2018
L’honorable Sénatrice Mary Coyle :
Honorables collègues, Nellie McClung a dit : « Il ne faut jamais renoncer, s’expliquer ou s’excuser, mais faire ce qu’il faut faire et laisser dire. »
Eh bien, chers collègues, je peux affirmer que les gens d’Antigonish sont sans doute en train de pousser des cris de joie et de se réunir en ce moment pour célébrer, remercier et honorer Lucille Harper, dirigeante communautaire et militante féministe, pour les 30 ans qu’elle a passés à servir notre région et les causes de justice sociale et économique.
Lucille Harper a reçu le Prix du Gouverneur général en commémoration de l’affaire « personne » en 2010. L’hommage qui lui a été rendu à cette occasion nous apprend ceci :
En tant que directrice générale de l’Antigonish Women’s Resource Centre, elle a aidé des milliers d’adolescentes et de femmes depuis 1988 — femmes aux prises avec la pauvreté, la violence et l’exclusion sociale ou ayant besoin d’éducation en matière de santé. Elle a joué un rôle dans nombre d’initiatives à Antigonish : dans l’établissement d’un programme d’examen des victimes d’agression sexuelle, dispensé par des infirmières; dans la création d’une équipe d’intervention auprès des victimes d’agression sexuelle; dans la mise sur pied d’un programme faisant la promotion de saines relations en milieu scolaire et d’un centre de santé des femmes.
Lucille Harper défend avec ardeur et sans relâche les droits des femmes, sans jamais renoncer, comme Nellie McClung nous exhortait à le faire. Elle prend grand soin, cependant, d’expliquer. En effet, éduquer les femmes, les filles et tous les membres de la collectivité a été pour elle l’œuvre de toute une vie, et nous nous en sommes tous portés mieux.
Lucille est une militante qui cherche à recueillir des appuis afin de défendre les plus vulnérables. En plus du travail fort louable qu’elle réalise à l’Antigonish Women’s Resource Centre, Lucille Harper a joué un rôle de premier plan au sein de l’Antigonish Poverty Reduction Coalition, de l’Antigonish Affordable Housing Society, de l’Antigonish Community Transit Society et de l’organisme Syrian-Antigonish Families Embrace.
L’année dernière, Lucille a donné un discours des plus émouvants lors de l’inauguration de la confiserie Peace By Chocolate, que la famille Hadhad a établie dans notre collectivité.
Cette femme dynamique qui s’est démarquée par son leadership novateur, à l’échelle tant régionale que nationale, a fait figure de pionnière au sein de diverses organisations, comme Women’s Centres Connect, Feminists for Just and Equitable Policy, le Women’s Action Network of Nova Scotia et l’Institut canadien de recherches sur les femmes.
On pourrait s’attendre à ce qu’une femme comme Lucille Harper, qui accompagne, depuis des dizaines d’années, des personnes qui ont souffert de pauvreté et de violence, finisse par perdre son sens de l’humour et sa joie de vivre, mais ce n’est pas le cas de cette héroïne de la région d’Antigonish. Lucille et un groupe de joyeuses féministes de notre collectivité ont créé la chorale des Wandering Menstruals, qui chantent régulièrement la sérénade aux foules réunies dans le cadre de divers événements communautaires.
Lucille Harper est une mentor de talent pour les jeunes femmes. Lorsqu’elle prendra sa retraite, ce mois-ci, elle aura bien formé la prochaine génération de femmes qui, pendant de nombreuses années, sauront également se distinguer par leur leadership.
Une autre des Célèbres cinq, Emily Murphy, a dit : « Je crois que les femmes peuvent sauver la civilisation. » Lucille Harper a certainement fait de son mieux pour relever ce défi dans sa société.
Je salue cette femme engagée, intelligente et intègre qui terminera bientôt une étape de sa vie de militante. Lucille, vous êtes pour nous tous une grande source de fierté et d’admiration.
Merci, wela’lioq.