PÉRIODE DES QUESTIONS — L'agriculture et l'agroalimentaire
L'exportation de chevaux vivants
24 mars 2026
Sénateur Moreau, les valeurs canadiennes — expression à laquelle nous sommes tous attachés — sont charcutées chaque fois qu’un avion-cargo quitte le Canada avec à son bord des chevaux vivants entassés dans des caisses en bois, à plusieurs par caisse, contraints de passer plus de 24 heures dans ces caisses sans nourriture, sans eau et sans protection contre les blessures que pourraient leur infliger d’autres chevaux traumatisés.
Récemment, sur une période d’un an, 9 chevaux sont morts après le transport, 29 se sont effondrés pendant le vol et près de 300 ont subi des blessures graves ou contracté des maladies, notamment des yeux crevés, des plaies, des oreilles arrachées, des articulations disloquées et des lacérations sanglantes. La liste est longue. Cela n’a rien à voir avec l’agriculture; il s’agit d’une honte pour la culture canadienne. Plus de 80 % des Canadiens sont horrifiés. En Alberta, l’opposition à ces pratiques avoisine les 90 %.
Quand le premier ministre prendra-t-il un règlement pour mettre fin à ce dépeçage des valeurs canadiennes digne du Moyen Âge?
Je vous remercie de votre question, sénateur Adler. Vous savez que cette question est d’actualité depuis que le projet de loi C-355 a été présenté. Cependant, le Canada dispose de lois et de règlements stricts régissant le transport sans cruauté des animaux, y compris les chevaux, et le gouvernement s’attend à ce qu’ils soient pleinement respectés.
Des fonctionnaires de l’Agence canadienne d’inspection des aliments sont présents à l’aéroport pour chaque expédition de chevaux destinés à l’exportation afin de vérifier que les animaux sont aptes au voyage et que les conditions de transport répondent aux exigences canadiennes.
Je dispose de ces renseignements parce que, pour être franc, l’agence dont vous parlez ne fait pas son travail. Sénateur Moreau, pouvez-vous veiller à ce que la question soit posée directement au premier ministre? Si vous le souhaitez, je pourrais essayer de surmonter ma timidité pour lui transmettre le message en personne.
J’aimerais rappeler aux sénateurs que quand un sénateur est debout, tous les autres doivent être assis. De même, quand je suis debout, tous les sénateurs devraient être assis. Je demande donc au sénateur Adler de bien vouloir s’asseoir.
Je vous remercie pour votre générosité, sénateur Adler. Comme je l’ai dit, nous avons des règlements très stricts concernant le transport d’animaux vivants, y compris les chevaux. Je ne manquerai pas de porter votre préoccupation à l’attention de la ministre. Je n’ai aucune raison de penser que l’agence ne respecte pas ces règlements, mais je veillerai à soulever la question auprès de la ministre.