PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Sécurité publique
La cybersécurité
21 avril 2026
Monsieur le ministre, merci beaucoup de comparaître devant nous aujourd’hui et de vous être investi aussi profondément dans ce dossier majeur.
Monsieur le ministre, en raison de l’évolution rapide de la technologie, notre société n’a jamais été aussi interconnectée. Cependant, les technologies que nous utilisons pour bavarder avec nos familles, payer nos factures ou même nous éclairer sont exploitées quotidiennement par des acteurs malveillants. Pourriez-vous décrire les mesures précises que prend votre ministère pour protéger les Canadiens contre les cybermenaces, notamment en ce qui concerne la sécurisation des infrastructures et des services essentiels?
Merci, sénateur. C’est toujours un plaisir de vous voir. Je reviendrai au comité la semaine prochaine pour discuter du projet de loi C-8, dont le Sénat est maintenant saisi. La version précédente du projet de loi C-8 a été étudiée, puis adoptée par le Sénat. S’il n’y avait pas eu une petite erreur de forme, elle serait déjà en vigueur.
À l’heure où nous parlons, nous savons qu’une cybermenace pèse aujourd’hui sur l’une de nos principales compagnies d’assurance. Nous savons que, pratiquement chaque jour, d’autres événements ont des répercussions sur les infrastructures essentielles des Canadiens, ainsi que sur la sécurité et les renseignements personnels de l’ensemble de la population.
C’est un domaine où nous devons de plus en plus renforcer la réglementation et, à tout le moins, nous assurer de divulguer comme il se doit ce qui se passe. Bien trop souvent, les entreprises sont réticentes à communiquer des renseignements au public, en partie à cause du risque pour leur réputation. Cependant, ces jours-ci, la question n’est plus de savoir si une attaque se produira, mais quand elle se produira. Ainsi, lorsque nos infrastructures essentielles sont touchées, nous devons être en mesure de communiquer cette information, et le projet de loi C-8 est un grand pas dans cette direction.
Merci de votre réponse, monsieur le ministre. Comme vous l’avez mentionné, nous avons entendu de nombreuses affirmations et préoccupations concernant le projet de loi C-8 et ces dispositions législatives. Pourriez-vous rassurer davantage les Canadiens en expliquant comment leurs libertés civiles et leur droit à la vie privée seront protégés et comment les coûts potentiels pour le secteur seront pris en compte?
Monsieur le sénateur, en ce qui concerne la première source de préoccupations, je peux assurer aux Canadiens que le projet de loi n’a aucune incidence sur leurs libertés civiles ni sur leur droit à la vie privée.
Pour ce qui est des coûts que les entreprises doivent assumer, faire partie du monde des affaires implique d’être de bons citoyens. Pour opérer dans un monde moderne, il faut notamment disposer du niveau de sécurité requis ainsi que de la capacité de signaler les incidents en temps opportun. Même si je reconnais que cela peut entraîner des coûts pour certains acteurs du secteur, si ceux-ci ne sont pas encore prêts à ce stade, c’est une démarche que nous les encourageons à entreprendre.