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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé

La santé de la mère et de l'enfant

25 mars 2026


Madame la ministre, dans le cadre de mon travail de parlementaire, j’ai eu l’occasion de constater l’importante contribution du Canada à la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants dans les pays en développement et dans les régions confrontées à des crises humanitaires. Ces efforts sont louables et sauvent souvent des vies.

Cependant, ici au pays, l’accès aux services de santé destinés aux mères et aux nourrissons présente encore des lacunes pour de nombreux Canadiens, surtout dans les collectivités éloignées. J’en veux pour preuve les différences marquées dans les taux de mortalité maternelle et infantile. Il est préoccupant de constater qu’on ne trouve pas partout au pays la même urgence d’agir et le même intérêt soutenu pour cette question.

Madame la ministre, pouvez-vous expliquer pourquoi des problèmes persistent au Canada en matière de santé maternelle et infantile?

L’honorable Marjorie Michel, c.p., députée, ministre de la Santé [ - ]

Je sais qu’il y a certains problèmes. Je dirais qu’ils sont particulièrement présents dans les collectivités éloignées et rurales où la pénurie de professionnels de la santé peut être à l’origine de grosses lacunes.

Encore une fois, c’est aux provinces et aux territoires, qui fournissent les services, qu’il revient de régler ce problème. Cependant, là encore, je ne rejette pas entièrement la faute sur eux; nous devons travailler ensemble. C’est pourquoi, par exemple, je suis en contact étroit avec des médecins en milieu rural. J’espère que la technologie nous aidera à combler certaines lacunes parce que, quand je voyage, je constate déjà les résultats qu’elle permet d’obtenir sur le terrain.

Je pense que ce qui pourrait nous aider, c’est qu’il y a de plus en plus d’infirmiers praticiens dans certaines régions. Je suis allée récemment dans une région éloignée, au Québec. Nous avons parlé justement des services pour les nouveau-nés et les enfants, qui étaient offerts par un infirmier praticien. Il semble que sa présence a entraîné un changement complet dans l’état de santé des mères et des enfants dans cette région.

Madame la ministre, bien que les taux de mortalité infantile se soient améliorés au fil du temps, le Canada se classe toujours derrière d’autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Parallèlement, notre taux de mortalité maternelle a plus que doublé au cours des 20 dernières années.

Compte tenu de cette réalité, quelles mesures concrètes votre gouvernement s’engage-t-il à prendre pour garantir que les mères et les nourrissons canadiens aient accès en temps opportun aux soins dont ils ont besoin?

Mme Michel [ - ]

Merci de votre question, sénatrice.

Encore une fois, c’est une question que j’aborderai avec mes homologues. Comme vous le savez, les provinces et les territoires doivent choisir leurs propres priorités. Mon rôle consiste à les soutenir et à les encourager dans ce sens. Je peux donc leur soumettre la question des taux de mortalité et voir comment nous pouvons améliorer la situation, car je suis prête à les soutenir, mais ce n’est pas moi qui suis chargée de la prestation des services.

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