PÉRIODE DES QUESTIONS — La défense nationale
Les femmes dans les forces armées
22 avril 2026
Monsieur le leader du gouvernement, malgré les chiffres apparemment favorables sur le recrutement annoncés par les Forces armées canadiennes cette semaine, un défi de taille continue de prendre de l’ampleur concernant la participation des femmes dans les forces actives. Malgré des campagnes de recrutement ciblées ainsi que des ajustements à la rémunération et aux avantages sociaux, le commandant responsable du recrutement nous prévient que les forces sont encore loin de l’objectif de 25 % de femmes et que cet objectif, au rythme actuel, ne sera jamais atteint.
Les femmes qui sont déjà dans les Forces armées et les recrues potentielles continuent de soulever de graves préoccupations au sujet de la culture du milieu de travail, y compris le harcèlement sexuel persistant, les obstacles systémiques et l’absence de changements structurels importants.
Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas réussi à traduire ses engagements répétés en progrès réels pour faire en sorte que les Forces armées canadiennes respectent leurs obligations envers les femmes qui en font partie ou celles qui voudraient s’y joindre?
Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre les recommandations du rapport concernant les Forces armées canadiennes qui a été déposé.
En ce qui a trait au recrutement, il est à son plus haut niveau en 30 ans et il suit une trajectoire ascendante, même s’il reste encore beaucoup à faire.
Au sujet du recrutement des femmes, je dirais qu’elles contribuent à l’important travail effectué par nos forces armées, et je suis sûr que la sénatrice Patterson sera d’accord avec moi. À la suite de la présentation du rapport Deschamps en 2015, les Forces armées canadiennes se sont fixé comme objectif de compter 25 % de femmes dans leurs rangs. Les femmes composent 17 % des recrues, au total, mais seulement 4,4 % de la section des armes de combat.
Il reste encore beaucoup de travail à faire, mais le gouvernement est déterminé à l’accomplir.
Sénateur Moreau, ce n’est pas seulement une question de recrutement, mais aussi de rétention des effectifs. L’an dernier seulement, 1 070 femmes ont quitté les rangs des Forces armées canadiennes, ce qui est le taux d’attrition le plus élevé depuis 2021.
Même si le taux global du recrutement semble indiquer une croissance, n’êtes-vous pas d’accord pour dire que la sous-représentation constante des femmes dans ces données risque de consolider davantage la culture organisationnelle qui les incite à quitter les forces armées? Comment les Canadiens peuvent-ils avoir l’assurance que les politiques actuelles s’attaquent réellement aux causes fondamentales de cette attrition?
C’est exact.
Je pense que les données que j’ai mentionnées tout à l’heure sont très prometteuses. Nos niveaux de recrutement sont sans précédent.
En ce qui concerne le recrutement des femmes, nous savons que les choses s’améliorent. Nous n’avons pas encore atteint la cible, mais nous y travaillons. Nous nous occupons autant du recrutement que de la rétention des effectifs. C’est un engagement très ferme.
Nous avons accordé un financement sans précédent aux Forces armées canadiennes, et ce…
Je vous remercie, sénateur Moreau.