PÉRIODE DES QUESTIONS — L'agriculture et l'agroalimentaire
La pénurie de main-d'œuvre
24 mars 2026
Sénateur Moreau, le secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire a besoin d’une main-d’œuvre forte et qualifiée pour demeurer concurrentiel. Cependant, il se heurte à des pénuries de main-d’œuvre qui lui nuisent.
Ces pénuries de main-d’œuvre ont de graves conséquences qui s’étendent au-delà du secteur agricole. Le Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture a constaté qu’en 2022, plus de 28 000 emplois agricoles n’ont pas été pourvus. Ces postes non pourvus ont occasionné des pertes de l’ordre de 3,5 milliards de dollars. Heureusement, la ministre Hajdu a annoncé dernièrement que les employeurs des régions rurales pourront garder leurs travailleurs étrangers temporaires et accroître la proportion de travailleurs étrangers temporaires à faible salaire dans leurs effectifs. Par contre, pour les autres secteurs agricoles, comme celui de la transformation alimentaire, les règles vont demeurer inchangées.
Sénateur Moreau, qu’entend faire le gouvernement pour que l’ensemble du secteur agricole et agroalimentaire du pays soit protégé et que les futurs changements au Programme des travailleurs étrangers tiennent compte des besoins de ce secteur névralgique?
Je vous remercie, sénateur. Le secteur agricole et agroalimentaire est vital pour l’économie du Canada. Le gouvernement est conscient des pénuries de main-d’œuvre bien réelles qui frappent les producteurs et les transformateurs du pays. Voilà pourquoi il a adopté des mesures temporaires ciblées destinées à venir en aide aux employeurs des régions rurales, notamment en assouplissant les règles du Programme de travailleurs étrangers temporaires, là où les besoins sont les plus criants.
Grâce au nouveau plan d’immigration, le gouvernement permettra à 33 000 gens de métiers des régions rurales et travailleurs des secteurs où la demande est la plus forte de faire la transition vers la résidence permanente. Entretemps, le gouvernement fera tout ce qui est nécessaire — en étroite collaboration avec les provinces et les territoires, puisque ce sont eux qui comprennent le mieux les besoins du marché du travail — pour que les secteurs névralgiques du pays, dont le secteur agricole et agroalimentaire, aient accès aux travailleurs dont ils ont besoin pour demeurer concurrentiels.
Merci.
Sénateur Moreau, le taux de chômage au Canada est passé à 6,8 % en décembre 2025, et le taux de chômage parmi les jeunes est passé à 13,3 %. Dans les régions rurales et agricoles, il y a des difficultés dans les milieux de travail et des pénuries de main-d’œuvre. Je crains que les Canadiens aient une vision erronée de ce qu’implique réellement le travail dans une ferme ou dans le secteur agricole.
Compte tenu de la réduction du nombre de travailleurs étrangers temporaires, que fait le gouvernement pour inciter les Canadiens à envisager une carrière dans le secteur agricole ou agroalimentaire, ou en zone rurale?
L’approche du gouvernement est équilibrée : elle soutient les employeurs aux prises avec des pénuries persistantes tout en veillant à ce que les Canadiens puissent obtenir les emplois disponibles en priorité et à ce que les niveaux d’immigration demeurent viables.
Le gouvernement travaille avec des partenaires pour faire connaître les carrières dans le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire, pour favoriser le développement des compétences et pour renforcer la participation au marché du travail dans les régions rurales.