PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère du Commerce intérieur
L'Accord Canada--États-Unis--Mexique
24 février 2026
Monsieur le ministre, je suis heureux de vous accueillir ici. Vous êtes récemment revenu du Mexique, où vous avez dirigé ce qui est probablement la plus importante délégation commerciale canadienne jamais envoyée dans ce pays, qui est, bien sûr, notre troisième partenaire commercial en importance. Il y a évidemment beaucoup en jeu pour nos deux pays dans la renégociation, si elle a lieu, de l’Accord Canada—États-Unis—Mexique ainsi que dans le contexte des tensions générales actuelles.
J’aimerais que vous nous parliez des possibilités de collaboration plus étroite entre le Canada et le Mexique et savoir si votre homologue et vous-même partagez la même vision bilatérale en ce qui concerne d’éventuelles révisions sectorielles spécifiques plutôt qu’une refonte complète. De plus, pouvons-nous accroître nos échanges commerciaux avec le Mexique sans faire transiter nos produits par les États-Unis, notamment par le transport intermodal le long des côtes de l’Atlantique et du Pacifique?
Merci de votre question, sénateur Boehm. Je sais que vous avez une expérience considérable des relations entre le Canada et le Mexique. Vous avez raison : il s’agissait de la plus importante mission commerciale bilatérale depuis des décennies. J’étais accompagné de près de 400 Canadiens représentant 230 entreprises, grandes et petites, et regroupements d’affaires. Trois villes étaient concernées : Guadalajara, Monterrey et Mexico.
Pour répondre à votre première question, sénateur Boehm, sur le gouvernement mexicain, j’ai pu rencontrer la présidente Sheinbaum avec quelques collègues. Mon vis-à-vis est le secrétaire Ebrard. Nous sommes vraiment sur la même longueur d’onde que le gouvernement du Mexique quand il est question d’un examen trilatéral de l’Accord Canada—États-Unis—Mexique, et non d’une renégociation. Tout comme nous, le Mexique estime qu’il y a beaucoup à gagner pour les trois économies au fait d’avoir un accord de libre-échange trilatéral. L’un des trois pays a certaines réserves au sujet du Mexique et du Canada. Nous croyons que nous saurons surmonter ces obstacles et préserver cet important cadre trilatéral. C’est ce que les Mexicains m’ont dit, et nous sommes entièrement d’accord.
Si nous voulons accroître nos échanges bilatéraux avec le Mexique, à l’extérieur du contexte du libre-échange nord-américain, alors vous avez raison de dire, sénateur, que les transports intermodaux sont la clé. Une société de chemin de fer iconique du Canada, la Canadian Pacific Kansas City Limitée, a investi des sommes considérables au Mexique, où elle est très présente. C’est sans oublier l’entreprise québécoise LOGISTEC, qui est en train d’acquérir un port sur la côte Est.
Je cède le reste de mon temps de parole au sénateur Loffreda.