PÉRIODE DES QUESTIONS — La santé
Le Plan d'action national pour la prévention du suicide
12 juin 2024
Sénateur Gold, le 31 mai, le gouvernement a publié son Plan d’action national pour la prévention du suicide. Comme vous le savez également, le Sénat a publié son rapport intitulé Se laisser guider par les résultats : repenser le Cadre fédéral de prévention du suicide. Deux des trois principales recommandations du Sénat étaient essentiellement que le gouvernement reconnaisse qu’il y a une crise des suicides dans les communautés autochtones du Canada. Étant donné que 75 % des suicides au Canada sont commis par des hommes et de jeunes garçons, pouvez-vous me dire pourquoi les mots « hommes » et « jeunes garçons » ne sont pas mentionnés dans ce plan d’action?
Je vous remercie de votre question, sénateur, et je vous remercie de votre travail dans ce dossier ainsi que du courage dont vous avez fait preuve en soulevant cette question et en humanisant cette situation tragique dans cette enceinte, dans l’intérêt des Canadiens.
Le fléau qui afflige un trop grand nombre de Canadiens — de jeunes garçons et des hommes vivant dans les communautés autochtones et ailleurs — est une tragédie. Le gouvernement demeure résolu à apporter sa contribution afin de fournir le soutien et le cadre à l’intérieur duquel ce soutien peut être offert.
Je vais m’informer auprès de la ministre au sujet du libellé dont vous parlez. Cependant, le gouvernement demeure déterminé à contribuer à la résolution de cette situation tragique.
Je vous en remercie. Comme vous le savez, sénateur Gold, j’ai fait partie du comité qui s’est penché sur la prévention du suicide dans le but de repenser la stratégie à cet égard, et j’ai également comparu en tant que témoin en raison de mon expérience personnelle.
Si nous voulons réduire le nombre de suicides au Canada, nous devons nous attaquer au cœur du problème, c’est-à-dire les 75 % de suicides commis par des hommes et des garçons. Si nous voulons vraiment réduire le nombre de suicides, il faut en parler.
Je comprends votre point de vue, sénateur. Cependant, vous conviendrez sans aucun doute qu’il est également crucial de s’attaquer aux causes premières — sociales, économiques, collectives et historiques — qui sont derrière ce fléau, qu’il s’agisse du désespoir ou d’un autre facteur qui pousse les gens à penser à peut-être mettre fin à leurs jours ou, pire, à passer à l’acte.