PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé
Les services de santé mentale
25 mars 2026
Madame la ministre, je vous souhaite la bienvenue et je vous remercie d’être parmi nous aujourd’hui.
Vos plans ministériels accordent la priorité à l’amélioration de l’accès aux services de santé mentale. Ils visent également à s’attaquer à la crise des drogues illégales, à l’alcoolisme, à la toxicomanie et aux autres dépendances au Canada en élargissant l’accès à des programmes complets et en réduisant ces méfaits. Cependant, la semaine dernière, Statistique Canada a publié des données étonnantes qui montrent une dégradation importante de la santé fonctionnelle des adultes canadiens, qui est attribuable en grande partie à une détérioration de la santé émotionnelle, en particulier chez les jeunes adultes. Vos plans ministériels font écho à ces chiffres alarmants. L’accès aux soins de santé mentale demeure hors de portée pour de nombreux Canadiens.
Madame la ministre, compte tenu des compressions budgétaires qui sont annoncées dans les plans ministériels pour votre ministère, pouvez-vous nous assurer aujourd’hui, ici, au Sénat, qu’il n’y aura pas de réduction des services de santé mentale?
Je vous remercie de votre question, madame la sénatrice. Je peux vous dire que je n’ai que trois priorités, que j’ai établies au début de mon mandat. En janvier dernier, j’y ai réfléchi, et j’en ai encore trois. La santé mentale est l’une des principales priorités, alors je la défendrai toujours, car, lorsque je suis sur le terrain, je constate les besoins et les problèmes. Si je propose la consultation sur la santé mentale des hommes et des garçons, c’est en raison de ce que je constate sur le terrain. Le besoin est là, et nous devons au moins essayer de collaborer pour améliorer la santé et la santé mentale des Canadiens. En effet, comme vous le savez, en ce moment, on ne peut pas parler uniquement de santé. La santé mentale, c’est la santé. C’est la réalité. Maintenant, en 2026, il faut parler de santé holistique.
Merci de cette précision, madame la ministre. Si je comprends bien, vous dites que nous n’allons pas réduire les services de santé mentale au Canada.
Madame la ministre, selon les indicateurs de résultats de votre propre ministère, les besoins non satisfaits en matière de santé mentale sont passés de 24 % en 2022 à 28 %. Or, votre objectif pour 2027 est de les ramener à 22 %. Cela représente un manque à gagner de six points, madame la ministre. Comment comptez-vous combler cet écart de six points en un an?
Ce qu’il faut comprendre, c’est que, certes, nous avons dû procéder à une certaine rationalisation — je n’aime pas utiliser le terme « coupes » —, mais que nous envisageons le rôle du ministère différemment. Bien sûr, certains programmes arrivent à leur terme, mais nous en avons d’autres qui se poursuivent ou qui chercheront à résoudre les mêmes problèmes auxquels s’attaquaient les programmes précédents, qui ne fonctionnent plus.
Je ne m’en fais pas trop. Ce que je veux que vous compreniez, c’est que, oui, la santé mentale fait partie des priorités, et que nous obtiendrons des fonds pour cela.