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Mémoire présenté au Comité des transports - Conseil municipal d’Ottawa

Au sujet de l’avenir de la rue Wellington

24 janvier 2023


L’honorable Sénateur Andrew Cardozo :

Je suis heureux de vous soumettre quelques idées sur l’avenir de la rue Wellington.

On pourrait dire que la rue Wellington est la plus importante au pays. C’est le siège de notre Parlement national où chaque région du Canada envoie ses représentants. Il n’y a pas d’autre endroit avec lequel tous les Canadiens ont un lien.

Une capitale, c’est l’endroit où nous envoyons tous des représentants, c’est le symbole et l’image que nous transmettons au monde de ce qui est au cœur de notre démocratie.

Nous avons une occasion unique d’adopter une vision invitante qui améliorera cette importante rue et rehaussera notre capitale nationale. Je vous exhorte à considérer Ottawa comme une destination, un endroit dont tous les Canadiens peuvent être fiers et que le monde considère comme le reflet de ce que nous sommes en tant que pays.

Il me semble que la décision de rendre la rue Wellington ouverte aux gens et aux piétons, ou de l’ouvrir aux voitures, aux autobus et aux camions, comporte au moins cinq critères dont il faut tenir compte :
1. Le transport et la circulation;
2. La fierté à l’égard de notre capitale nationale;
3. La création d’une destination touristique;
4. La sûreté et la sécurité des dirigeants politiques;
5. Un espace où les Canadiens peuvent se réunir pour appuyer ou contester toute question.

En ce qui concerne le premier critère, j’estime que les mouvements de véhicules évoluent en raison du système léger sur rail (SLR) et de la présence à 50 % seulement des fonctionnaires dans les bureaux du centre-ville. À moins d’augmenter le nombre de voies et les limites de vitesse dans le centre-ville, une certaine congestion sera inévitable. Mais ce n’est pas mon domaine d’expertise et je vais me concentrer sur les autres critères que j’ai énumérés.

Faire de Wellington un espace convivial n’est pas compliqué. Une cure de rajeunissement peut littéralement commencer demain dans le format que je décris.

Voici un plan pour aller de l’avant. Ce n’est qu’un plan, mais j’espère que cela clarifie qu’il peut être très simple d’élaborer un plan pour cet espace. Les objectifs positifs peuvent être clairs et il peut y avoir un plan simple à court et à long terme.

Premièrement, l’objectif. Pourquoi devons-nous faire les choses différemment?

Voici. La rue Wellington a été fermée après que le convoi de manifestants a finalement été expulsé de force après avoir déshonoré notre capitale et constitué une énorme nuisance publique et un danger pour les résidents du centre-ville et du marché By. Malheureusement, la rue ressemble encore à un champ de bataille récemment dégagé.

Mais en fait, nous devons faire quelque chose pour un certain nombre de raisons, principalement positives :

  • L’espace devant les édifices du Parlement de notre pays devrait être ouvert, invitant et convivial. Il devrait être exempt de voitures, d’autobus et de camions polluants circulant à toute vitesse.
  • L’espace devrait être utilisé pour susciter la fierté des Canadiens et raconter l’histoire de notre pays.
  • Les visiteurs et les dirigeants politiques ne doivent pas y courir de danger (circulation automobile, individus mal intentionnés).
  • Animons la rue et faisons en sorte qu’elle devienne une destination pour les résidents et les visiteurs. Un espace qui produira de belles images, une nécessité absolue dans le monde des médias sociaux d’aujourd’hui.
  • À une époque où la démocratie et la politique sont de plus en plus attaquées, nous devrions faire en sorte que nos institutions politiques soient aussi accueillantes et agréables que possible.
  • Je suggère de lui donner un nom significatif, comme la Place de la Constitution / Constitution Plaza. Donnons-lui une identité claire, puis construisons autour de cette dernière. Dans ce domaine, nous devrions afficher la Constitution du Canada et la Charte des droits sur de petits tableaux d’affichage, par exemple, ainsi que sur des écrans plats – peut-être dans plusieurs langues.

Deuxièmement, quelles sont les options à court terme pour le moment, soit du 1er février au 1er juillet?

Il y a probablement des centaines d’idées et en voici quelques-unes :

  • Installer de grandes sculptures de neige pendant le Bal de Neige.
  • Présenter du hockey de rue le samedi et le dimanche matin pendant le Bal de Neige (et peut-être par la suite). Des milliers de Canadiens et de Canadiennes, adultes et enfants, aimeraient jouer au hockey devant nos édifices nationaux. Quel plaisir, surtout pour les visiteurs de partout au Canada!
  • L’îlot entre les rues O’Connor et Bank pourrait être considéré davantage comme un marché pour les petites entreprises qui vendent des produits d’art, d’artisanat et d’alimentation. Il comprendrait quelques tables de pique-nique près de la rue Bank et comporterait une liste rotative de camions-restaurants.
  • En nous inspirant du marché hivernal récent et du parc Lansdowne, nous pouvons amener, disons, de 10 à 20 de ces cabanes en bois bien construites sur la rue Wellington pour février et mars et faire en sorte que certains de ces commerçants soient déjà identifiés et vendent leurs produits pendant quelques semaines ou quelques mois. Du café, des collations et, bien sûr, des queues de castor!

Ce printemps et cet été :

  • Organisons une « Séance collective d’art », disons, le premier samedi de chaque mois de mai à octobre, où tout le monde est invité à apporter ses toiles et chevalets pour faire des peintures des édifices du Parlement, ou quoi que ce soit d’autre. Et l’événement pourrait comprendre un volet de compétition les fins de semaine, comme de la peinture rapide, des sculptures, des peintures murales et des graffitis.
  • Aménageons l’espace pour les festivals d’Ottawa, y compris le Bal de Neige, le Festival des tulipes et le Coloris automnal en octobre, de sorte qu’il y aura des événements qui profiteront du paysage des édifices du Parlement d’une façon ou d’une autre.
  • Ajoutons à cet espace quelques-uns des événements de la rue Sparks, notamment le Festival international des arts de la rue.
  • Installons de 10 à 20 tentes d’art le long de la place du marché, avec une liste d’artistes en rotation chaque fin de semaine.
  • Créons une ou deux petites scènes pour les artistes locaux et invités, qu’il s’agisse de musiciens, de danseurs ou de magiciens.
  • Organisons un certain nombre d’activités à la fin de juin pour souligner la Journée nationale des peuples autochtones, la Journée canadienne du multiculturalisme et, bien sûr, la fête du Canada.

Troisièmement, quelles sont les options à plus long terme? De juillet 2023 à octobre 2024.

  • Enlevons l’asphalte de la rue et remplaçons-la par du pavé autobloquant, préférablement des briques perméables que nous devrions utiliser à grande échelle dans les entrées personnelles et les stationnements partout au pays (afin de mieux gérer le débit d’eau en cas de pluie ou de tempêtes). Cela peut se faire section par section afin qu’une grande partie de la rue soit toujours ouverte.
  • Ajoutons un éventail d’arbres et d’autres végétaux.
  • Construisons une patinoire sur la rue Wellington pour que les visiteurs puissent y patiner et, à l’occasion, jouer au hockey, en utilisant la même approche que pour la patinoire de l’hôtel de ville d’Ottawa. Et oublions la bande, juste une patinoire comme celle qui est utilisée actuellement au parc Lansdowne.

Bien que de nombreuses structures intéressantes puissent être mises en place dans cet espace, il faut veiller à ce qu’un grand nombre de Canadiens puissent s’y réunir pour exprimer leurs points de vue, pour ou contre, sur des enjeux au Canada ou ailleurs.

Il faut également veiller à ce que la sécurité de nos dirigeants politiques soit assurée par des mesures de sécurité optimales, déterminées par les services de sécurité.

La Place de la Constitution peut être gérée par le Parlement et le gouvernement du Canada en collaboration avec la Ville d’Ottawa, laquelle organise une série d’événements spéciaux et est propriétaire d’une grande partie de l’infrastructure nécessaire, comme les bancs et les kiosques. De nombreux groupes artistiques locaux seraient heureux de collaborer.

Passons à l’action : la Ville d’Ottawa et le Parlement, c’est-à-dire les gens qui administrent la cité parlementaire, géreraient cet espace; le Parlement serait le grand responsable, et la Ville s’occuperait de l’infrastructure. N’oublions pas que, si c’est bien fait, ce sera une destination recherchée et un espace passionnant qui fera l’objet d’une couverture internationale.

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