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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La Journée internationale de la Francophonie

20 mars 2019


Honorables collègues, je prends la parole aujourd’hui, en cette Journée internationale de la Francophonie, en cette Journée mondiale du bonheur et en ce premier jour du printemps, afin d’attirer votre attention sur la place qu’occupe la langue française au Canada et dans le monde.

La Francophonie, c’est 88 États qui ont le français en partage. C’est plus de 300 millions de locuteurs de langue française, y compris plus de 235 millions de personnes parlant français au quotidien dans le monde.

Selon l’Organisation internationale de la Francophonie, le français arrive au cinquième rang dans le monde pour le nombre de locuteurs, et au deuxième rang des langues les plus apprises. Selon une étude réalisée en 2016 par l’Institut européen d’administration des affaires, le français est la troisième langue dans le milieu des affaires, après l’anglais et le mandarin. On estime qu’en 2050, il y aura 820 millions de personnes qui parlent français dans le monde.

Cette langue française, qui est parlée dans les cinq continents et d’un bout à l’autre de notre grand pays, est plus que jamais une langue internationale, moderne et inclusive. Au Canada, notre longue relation avec la langue française nous permet aujourd’hui d’accueillir des gens de partout, qu’ils viennent du Vietnam, du Burkina Faso, de Madagascar, d’Europe, d’Haïti ou d’ailleurs.

Le visage des communautés francophones canadiennes est plus diversifié que jamais. Selon les données du recensement de 2016, 17 p. 100 des francophones au Canada sont des immigrants de première ou de deuxième génération, et ce chiffre est beaucoup plus élevé dans certaines régions du pays, comme à Toronto, où 56 p. 100 des francophones sont issus d’une première ou d’une deuxième génération d’immigration.

Honorables sénateurs, la langue française n’appartient pas uniquement à une minorité culturelle au Canada. Le français, qui est profondément enraciné dans notre pays, de Chéticamp à Yellowknife et de Cap Saint-Georges à Vancouver en passant par Québec, Toronto, Sudbury et Saint-Boniface, est une langue destinée à tous les Canadiens. Il s’agit d’une langue inclusive qui représente la diversité canadienne, et il n’appartient pas uniquement aux communautés de langue officielle en situation minoritaire de veiller à son épanouissement.

Le Canada célèbre cette année le 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles qui confirme le statut égal de ces deux langues comme garantes de notre vivre-ensemble. Rappelons-nous que ces deux langues n’ont pas seulement contribué à la richesse de notre pays par le passé, mais qu’elles continuent, par leur capacité d’accueil, à contribuer à la richesse de la diversité canadienne.

Toutefois, il est évident qu’il reste encore beaucoup à faire pour veiller à ce que tous les Canadiens adoptent les deux langues officielles du Canada. Nous n’avons pas encore réussi à créer des espaces où les communautés anglophones et francophones peuvent atteindre leur plein potentiel, et nous n’avons pas réussi à donner à tous les Canadiens la possibilité d’apprendre les deux langues officielles.

Aussi, profitons du 50e anniversaire de cette loi quasi constitutionnelle qu’est la Loi sur les langues officielles pour réajuster le tir tout en reconnaissant la richesse de nos langues autochtones et la diversité linguistique de notre pays. Mettons l’épaule à la roue afin que nos deux langues officielles soient de réels espaces de dialogue, de cohabitation et d’épanouissement pour tous.

Bonne Journée internationale de la Francophonie! Je vous remercie de votre écoute.

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