DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Hommage aux Acadiens
8 novembre 2023
Chers collègues, alors que nous vivons à une époque où nous avons souvent l’impression que le monde autour de nous s’effondre, il est réconfortant de constater qu’il existe dans notre pays des citoyens de toutes les générations, animés par un réel désir d’aider leur prochain et de travailler au mieux-être de leur communauté et de leur peuple.
J’ai eu le grand bonheur de faire ce constat la fin de semaine dernière lors d’un voyage mémorable sur la côte ouest de Terre‑Neuve-et-Labrador.
À Stephenville et dans la péninsule de Port-au-Port, berceau de la francophonie terre-neuvienne, se tenait un rassemblement impressionnant d’organismes acadiens en provenance des quatre provinces de l’Atlantique et du Québec.
De Stephenville à La Grand’Terre, jusqu’à L’Anse-à-Canards, dans cette magnifique région où la population anglophone locale vous accueille en vous disant : « How are you my love? », une cohorte d’Acadiens, de francophones et de francophiles en liesse de toutes les générations s’est retrouvée pour célébrer le 50e anniversaire de la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL).
C’était l’occasion de célébrer les nombreuses réalisations de la FFTNL et de se solidariser autour des défis à relever, car oui, la francophonie en milieu minoritaire est toujours bien fragile, chers collègues.
La Société nationale de l’Acadie, l’organisme porte-parole du peuple acadien sur les scènes nationale et internationale, y célébrait le renouvellement d’un accord important avec la France. La promotion mutuelle de la langue française et des cultures française et acadienne et la mobilité des jeunes et des étudiants sont au cœur de cette entente historique. Ce fut l’occasion de remercier le consul général de France dans les provinces de l’Atlantique, Johan Schitterer, dont l’action diplomatique en Acadie a été exemplaire et exceptionnelle.
Notre nouveau collègue, l’honorable Réjean Aucoin, qui sera assermenté dans cette enceinte bientôt, y était également. Cet avocat de Chéticamp, spécialiste du droit criminel, ardent défenseur des droits linguistiques francophones et Acadien passionné fut accueilli avec enthousiasme par les citoyens présents. Manifestement, son arrivée à la Chambre haute était attendue depuis longtemps.
Chers collègues, en parcourant ce paysage époustouflant où la terre et la mer ne font qu’un, mes pensées se sont tournées vers les peuples qui souffrent actuellement dans le monde, et j’aurais tant aimé pouvoir leur donner accès à la beauté reposante et lumineuse que j’avais sous les yeux.
Sur la route du retour, un arrêt à Montréal m’aura permis de célébrer les membres du groupe acadien Salebarbes, qui a reçu dimanche dernier le Félix pour la chanson de l’année au prestigieux Gala de l’ADISQ. Une distinction qui rejaillit sur tous les artistes qui créent dans des conditions précaires, mais qui ont à cœur de partager leurs visions du monde.
Chers collègues, nous sommes privilégiés comme parlementaires de pouvoir nous abreuver à la vitalité de la société civile et des artistes qui sont portés par un rêve commun, celui de contribuer à un monde meilleur.
Terre-Neuve, cette île à visiter, porte en son nom l’espoir. L’espoir dont nous avons tous et toutes tant besoin en ces temps troubles pour continuer cet important travail qui est le nôtre, celui de travailler pour les minorités et les régions. Oui, chers collègues, ce fut une belle fin de semaine, et je vous en souhaite tout autant.
Merci. Meegwetch.