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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — L'honorable Percy Mockler

22 mars 2024


Permettez-moi d’abord de féliciter notre collègue David Adams Richards et la réalisatrice acadienne Monique LeBlanc pour son remarquable documentaire.

Honorables sénatrices et sénateurs, je suis honoré, en ce Mois de la Francophonie, de rendre hommage à un collègue qui va malheureusement nous quitter dans quelques semaines. Je remercie le caucus conservateur de m’avoir donné cet espace de parole ce matin.

En 1949, dans l’indépendante République du Madawaska, au nord-ouest du Nouveau-Brunswick, quelques semaines après l’entrée de Terre-Neuve-et-Labrador dans la Confédération, le grand Percy Mockler naît dans le petit village de Saint-Léonard.

Selon une légende qui circule en Acadie depuis le jour de sa naissance, il semble que le petit Percy serait tombé dans une marmite de peinture bleue dès ses premiers pas. Comme le dit la chanson, « Le ciel est bleu, réveille-toi! C’est un jour nouveau qui commence », ce jeune homme a, dès lors, mordu dans la vie avec une telle détermination et une telle passion qu’il est rapidement devenu un leader incontournable pour sa région et notre province.

Élu député provincial en 1982, l’honorable Percy Mockler a été ministre d’à peu près tous les ministères possibles. Il a été solliciteur général, ministre des Ressources humaines et de l’Habitation, ministre des Services familiaux et communautaires, ministre des Transports, des Relations intergouvernementales et internationales et ministre responsable de la Francophonie. L’honorable Percy Mockler a aussi été ministre du Mieux-être, de la Culture et du Sport, et c’est à ce titre que je l’ai rencontré pour la première fois.

Chers collègues, son bureau était une véritable fourmilière où se rassemblaient tant les amateurs de sports que les artistes, les entrepreneurs, les militants sociaux et les défenseurs de l’Acadie. Dans son bureau, de grands écrans avec le « volume dans le tapis » mettaient notre sport national à l’honneur.

Entre deux coups de téléphone, il sortait et rentrait dans son bureau avec l’énergie qu’on lui connaît. Une fonctionnaire dévouée m’avait alors dit : « Ne vous en faites pas, il n’a pas l’air de vous écouter, mais il vous écoute. »

Elle avait bien raison. Percy Mockler a toujours été à l’écoute et sensible aux arts et à la culture. Son amour de l’Acadie et son engagement public indéfectible étaient palpables. Le plus Acadien des Brayons — et le plus Brayon des Acadiens — était et est toujours un politicien incontournable pour le Nouveau-Brunswick, l’Acadie et le Canada.

Aussi, ce ne fut pas une surprise quand il a été nommé au Sénat en 2008 par l’honorable Stephen Harper. À mon entrée dans la Chambre haute en 2016, Percy a fait preuve d’une grande générosité à mon égard. Moi qui suis plutôt tombé dans une marmite aux couleurs de l’arc-en-ciel à ma naissance, je ne savais trop comment j’allais être accueilli ici.

Eh bien, Percy m’a vite rassuré en me disant qu’un ciel bleu et un arc-en-ciel, cela fait une association heureuse.

Percy a fait preuve d’un grand humanisme et d’une humilité émouvante, comme toujours; il est un véritable gentleman. Au sein du Comité sénatorial permanent des langues officielles, il a été d’un appui indéfectible au moment d’étudier le projet de loi C-13, visant à moderniser la Loi sur les langues officielles. Comme président du Comité sénatorial permanent des finances nationales, son sens de l’équité et sa rigueur ont toujours été appréciés de ses collègues.

Sénateur Mockler, cher Percy, je n’ai pas assez de mots pour vous remercier de votre contribution à l’Acadie, à notre province et à notre pays. Dire que vous allez nous manquer est un euphémisme. Je n’ai aucun doute que le ciel continuera d’être bleu et radieux pour vous, votre épouse, Suzanne, vos enfants et vos proches. Je vous dis à bientôt, cher collègue et ami. Au plaisir de vous croiser sous le ciel bleu et aux couleurs de l’arc-en-ciel chez nous, en Acadie.

Merci!

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