Aller au contenu

DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La Fédération culturelle canadienne-française

30 octobre 2024


Chers collègues, hier, au Centre national des arts, la Fédération culturelle canadienne-française, une des voix politiques incontournables des arts et de la culture dans la francophonie canadienne et acadienne au pays, qui regroupe 21 organismes provinciaux, territoriaux et nationaux, a lancé un mémoire percutant, un vibrant plaidoyer en faveur du renforcement de l’éducation artistique dans les écoles du Canada.

Cette fédération recommande notamment que le gouvernement fédéral entame un dialogue impliquant les gouvernements provinciaux et territoriaux et le secteur communautaire en vue d’élaborer une charte pour l’éducation artistique dans les communautés francophones. Cette recommandation s’inscrit dans l’engagement du Canada à mettre en œuvre la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, qui reconnaît le droit des enfants à participer à des activités culturelles et artistiques.

Chers collègues, comme le précise le mémoire de la fédération, un parent sur cinq au Canada a déclaré que son ou ses enfants inscrits dans une école primaire de langue française n’avaient pas de cours d’arts.

Environ 20 % des jeunes Canadiens et Canadiennes sont affectés par un trouble de santé mentale, et le Canada se classe au troisième rang pour le taux de suicide le plus élevé chez les jeunes parmi les pays industrialisés.

Enfin, dans le contexte linguistique minoritaire francophone, 39 % des élèves admissibles à l’éducation en français sont issus de l’immigration. Le rôle que jouent l’éducation artistique et l’accès aux œuvres des artistes pour parler des enjeux auxquels je viens de faire référence n’est plus à démontrer.

Toujours selon les mémoires basés sur des données probantes, l’art a des effets non négligeables sur la santé physique et mentale des personnes, que ce soit sur le plan de la prévention que sur celui du traitement, et, de surcroît, l’éducation artistique s’avère une piste intéressante pour veiller à la santé mentale et au bien-être des élèves. En plus de stimuler le développement de la motricité globale et fine, les arts permettent à la personne apprenante de mieux se connaître et d’établir un lien plus profond avec soi, ce qui entraîne des effets positifs sur l’estime de soi, la confiance et le sentiment de bien-être des enfants.

Il est donc essentiel, dans le respect des champs de compétence des provinces et des territoires, que nous accordions une attention particulière à cet enjeu en éducation, qui est l’un des piliers de la construction et du maintien de notre société démocratique.

Je félicite et remercie la Fédération culturelle canadienne-française de son leadership dans ce dossier. En terminant, alors que prend fin le Mois de l’histoire des femmes, je tiens à reconnaître la contribution inestimable de la présidente actuelle de cette organisation, Mme Nancy Juneau, gestionnaire et travailleuse culturelle engagée depuis des décennies dans de nombreux organismes nationaux voués aux arts et à la culture.

Madame Juneau, votre engagement indéfectible, votre vision inspirante et votre humanisme éclairé illuminent le secteur culturel francophone de notre pays, et c’est tout à votre honneur. Merci, Nancy Juneau, et merci de votre attention, chers collègues.

Haut de page