PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère des Services aux Autochtones
Le soutien en cas d'urgence
7 mai 2026
Je vous souhaite la bienvenue, madame la ministre. Comme vous le savez, c’est cette semaine la Semaine de la sécurité civile. Malheureusement, hier, plus de 600 membres de la Nation crie de Red Earth, en Saskatchewan, ont dû être évacués en raison d’un risque accru d’inondation. Cette semaine, la vérificatrice générale a également publié un rapport qui prévoit que les efforts déployés par le gouvernement fédéral pour cartographier les zones du pays les plus exposées aux risques d’inondation n’aboutiront pas dans les délais prévus, à savoir d’ici 2028. Comme il s’agit d’un risque croissant, qui a une incidence sur de nombreuses Premières Nations à travers le pays, que fait votre ministère pour s’assurer que les communautés des Premières Nations disposent de plans de préparation aux situations d’urgence pour faire face aux risques d’inondation et, à court terme, comment soutenez-vous la Nation crie de Red Earth et les autres communautés autochtones actuellement confrontées à des inondations?
Merci. C’est probablement l’un des aspects les plus difficiles à Services aux Autochtones Canada, car il n’y a pas que la Nation crie Red Earth qui risque de connaître de graves inondations. Nous avons eu beaucoup de travail à faire avec la Première Nation de Peguis, qui a failli subir une inondation, et la communauté de Kashechewan, qui connaît une inondation et est en état d’évacuation depuis plusieurs semaines. Je tiens vraiment à attirer l’attention sur le soutien que nous apportons à ces communautés. Ma collègue et moi avons eu une courbe d’apprentissage très intense l’an dernier en matière de gestion des situations d’urgence, puisqu’il y a eu une augmentation des feux de forêt partout au pays. Travailler ensemble et établir les étapes à venir nous a vraiment aidées cette année. L’une des choses qui sont ressorties très clairement de ce processus, c’est qu’il faut veiller à ce que les Autochtones et les communautés des Premières Nations aient voix au chapitre dans les sphères de compétence fédérale et provinciale.
Je tiens à attirer l’attention sur une réussite historique cette semaine à l’Île-du-Prince-Édouard, où j’ai eu l’occasion de signer le tout premier accord trilatéral dont les Autochtones sont signataires. Je suis très fière de ce travail. Je suis fière de voir que cette communauté a été en mesure de parvenir à ce résultat. J’encourage les autres premiers ministres et les autres provinces à s’inspirer de ce modèle. J’espère qu’il sera repris ailleurs puisqu’il prévoit des interventions sûres et culturellement adaptées en cas d’urgence.
Il sera en outre possible de bien planifier et de réaliser des économies. Nous savons que chaque dollar consacré à la prévention permet d’économiser de 7 à 10 dollars.
Merci, madame la ministre.
Je suis très heureuse d’entendre cela. Je vous en remercie.
Vous avez parlé des feux de forêt. Selon l’ International Journal of Wildland Fire, 42 % des évacuations causées par des feux de forêt au Canada, depuis une quarantaine d’années, ont concerné des communautés autochtones.
Compte tenu des répercussions disproportionnées sur les communautés autochtones et de la saison des feux de forêt qui commence déjà, que prévoit faire le ministère pour atténuer les effets des feux de forêt et pour que les communautés des Premières Nations participent à la planification et la préparation pour les situations d’urgence et se protègent contre les feux de forêt?
Au cours de la dernière année, plus de 50 000 personnes ont dû être évacuées. Cela signifie qu’il est indispensable de mettre en place une réponse collaborative et coordonnée.
À Services aux Autochtones Canada, notre travail consiste à soutenir les communautés grâce à des initiatives telles qu’IntelliFeu, et à obtenir des fonds destinés à la prévention afin de leur fournir les outils dont elles ont besoin pour pouvoir répondre aux situations d’urgence. Cela dit, ce qui a le plus grand impact dans ce domaine, c’est la collaboration entre les gouvernements fédéral et provinciaux, qui nous permet de travailler main dans la main et de tenir compte de la réalité des communautés autochtones qui, dans la quasi-totalité des cas, se trouvent en première ligne lorsque surviennent des situations d’urgence.
Comme je l’ai dit, j’invite mes collègues des autres échelons à travailler avec nous. Je suis très engagée dans ce domaine. Cet accord trilatéral...
Merci, madame la ministre.