DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — L'honorable Donna Dasko
Remerciements
9 juin 2026
Honorables sénateurs, merci de vos merveilleux commentaires et hommages. Je les chéris et je m’en souviendrai toujours.
Chers collègues, c’est à mon tour de vous dire au revoir et de souhaiter bonne chance au Sénat dans la suite de son travail.
Pendant mes études secondaires à l’école Elmwood de Winnipeg, aucun conseiller en orientation ne m’a suggéré de faire des études pour devenir spécialiste en sondages ou sénatrice, deux rôles que j’ai ensuite eu la grande chance d’assumer pendant ma vie professionnelle, deux rôles qui font partie intégrante de la démocratie canadienne, des politiques publiques et de notre vie politique.
Parmi les sénateurs fraîchement nommés qui n’ont jamais siégé à la Chambre des communes, y en a-t-il un seul qui savait à quoi s’attendre la première fois qu’il s’est rendu sur la Colline du Parlement? Les magnifiques édifices racontent notre histoire et invitent au sérieux et à la détermination. Ces éléments font partie de notre réalité quotidienne, bien sûr. Ce qui est moins évident au premier coup d’œil, par contre, c’est que le Sénat est formé d’une communauté de sénateurs et d’employés, de compétences, de personnalités et d’émotions. Pour gérer tout cela, il faut un grand dévouement, de la collégialité et, en général, de la bonne humeur.
Je suis très reconnaissante à tous les gens grâce auxquels cet endroit fonctionne si bien malgré les exigences, les changements et les longues heures de travail qui marquent chaque journée. Je remercie donc très chaleureusement tous ceux qui travaillent ici; je les remercie pour tout ce qu’ils font, jour après jour, pour cette institution, pour les gens comme moi et pour tous les Canadiens.
Je tiens également à remercier les membres de mon équipe qui, au fil des ans, m’ont permis d’être toujours prête et bien informée, au bon endroit et au bon moment, et munie des documents nécessaires. Merci à Emily Horonowitsch, Arianna Knoefel et Dylan Odd. Merci à Beth Atcheson, ma conseillère politique pour toutes les questions juridiques, pour ses connaissances et ses conseils avisés. En ce qui concerne mon équipe ici à Ottawa, je tiens à remercier Tristram Barnes, mon conseiller politique, pour son dynamisme et son attitude positive, ainsi que Cathy MacDonald, qui est à mes côtés depuis maintenant six ans et qui a su jongler avec brio entre toutes ces tâches au fil des ans. Ce fut un véritable plaisir de travailler avec elle sur tant de dossiers.
Je veux aussi rendre hommage aux trois dirigeants du Groupe des sénateurs indépendants qui se sont succédé au fil des ans : le sénateur Woo, qui m’a initialement recrutée au sein du groupe; la sénatrice Saint-Germain; et la sénatrice Moncion. Vous avez su créer un climat positif et inclusif et diriger notre groupe avec sagesse et intelligence, tant dans les bons moments que quand il a fallu relever de nombreux défis au fil des ans.
Ma famille — ma fille, Marion, et mon fils, William — m’a accompagnée tout au long de cette incroyable aventure, toujours curieuse et intéressée par ma vie à Ottawa, et tellement fière de leur maman, tout comme je suis fière d’eux. Mon gendre, Nic, est un membre indispensable de notre famille.
Nic, votre calme est très apprécié. Je vous en remercie.
Je fais aussi un gros câlin à ma sœur Trish, à mon beau-frère ainsi qu’à mes amis, qu’ils soient ici aujourd’hui ou à Toronto. C’est sans oublier mes cousins et cousines de Winnipeg, que j’espère revoir très bientôt.
Je salue également les membres de la communauté ukrainienne, de l’ambassade d’Ukraine et du Congrès des Ukrainiens Canadiens, qui sont parmi nous aujourd’hui. Merci beaucoup d’être là.
Passons maintenant à mes collègues du Sénat. J’ai collaboré avec tellement d’entre vous dans tellement de dossiers intéressants en huit ans. J’ai l’impression de bien vous connaître. En tout cas, quel plaisir ce fut. C’est ici que j’ai rencontré certains de mes amis les plus proches, comme vient de le dire la sénatrice Paula Simons, et je me demande comment je pourrai poursuivre mon chemin sans vous avoir à mes côtés. Ce sera difficile. Je crois que je vais devoir revenir vous voir régulièrement pour un peu de papotage. C’est ce que j’ai l’intention de faire en tout cas.
Notre travail est difficile, mais en fin de compte gratifiant. Certains de mes meilleurs souvenirs sont les voyages que j’ai faits d’un bout à l’autre du pays : à Prince Rupert et à Terrace pour étudier l’interdiction controversée des pétroliers, qui pourrait bientôt revenir sur le tapis; au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard pour étudier la main-d’œuvre étrangère temporaire, une question qui n’est toujours pas réglée; dans le Nord pour étudier la sécurité dans l’Arctique, un dossier qui n’est pas terminé; à Churchill, au Manitoba, ma province, pour étudier le potentiel économique de la région, un domaine où il reste encore beaucoup à faire; et en Alberta, pour une visite du sud au nord, grâce au sénateur Tannas.
Chers collègues, nous devons tendre la main à cette magnifique province au cours des prochains mois, parce qu’elle envisage l’impensable : la séparation du Canada.
Comme beaucoup d’entre vous, je suis arrivée au Sénat sans avoir connu auparavant la fonction publique ou le Parlement, mais, malgré mon statut de personne de l’extérieur, je m’intéressais énormément au Sénat depuis de nombreuses années, depuis la période entre l’accord du lac Meech et l’accord de Charlottetown, où j’ai travaillé avec des clients fédéraux et provinciaux qui essayaient de garder le Canada uni en modifiant la Constitution. La réforme du Sénat faisait partie de chacune de leurs propositions. C’était toujours une initiative sur la table. Ensuite, un autre effort de réforme du Sénat, de la part du premier ministre Harper, s’est rendu jusqu’à la Cour suprême en 2014 et je l’ai suivi de très près.
J’ai un aveu à vous faire, une chose que je n’ai jamais dite à personne avant aujourd’hui. En 2013, j’ai écrit au premier ministre Harper pour lui suggérer de me nommer au Sénat. « Pourquoi pas », me suis-je dit? Malheureusement, je n’ai jamais reçu la moindre réponse, pas même d’accusé de réception.
Une autre occasion s’est toutefois offerte à moi par la suite. En 2016, quand j’ai bien compris que le nouveau premier ministre de l’époque, Justin Trudeau, entendait nommer les nouveaux sénateurs selon un nouveau modèle fondé sur l’indépendance et un processus ouvert de mise en candidature, j’ai réalisé que ma chance était arrivée. J’ai posé ma candidature et j’ai été absolument ravie d’apprendre que je serais nommée. J’étais au septième ciel et je suis arrivée ici débordante d’enthousiasme et l’esprit ouvert.
Ce fut un immense privilège d’occuper les fonctions de parlementaire pendant huit ans, soit depuis le 6 juin 2018, c’est-à-dire la même journée que mon frère — et il est encore là, près de moi —, de participer à ce mode de vie des Canadiens et d’avoir mon mot à dire sur les dossiers qui font l’actualité.
Le nouveau modèle du Sénat ne change rien aux dispositions officielles de la Constitution du Canada en ce qui concerne le Sénat. Cependant, compte tenu des changements que le modèle a apportés au processus de nomination et des changements que le Sénat a apportés à la façon dont nous travaillons ensemble, ce nouveau modèle était susceptible d’ouvrir un nouveau chapitre dans la vie du Sénat, et c’est effectivement ce qui s’est produit. De tous les efforts de réforme du Sénat que j’ai vus dans ma vie, la réforme visant à assurer l’indépendance du Sénat est la seule qui a été un succès.
Chers collègues, comme beaucoup d’entre vous, je suis également arrivée au Sénat avec une passion pour la démocratie, les politiques publiques et la politique. Pendant la majeure partie de ma carrière, j’ai travaillé à ce que les politiques publiques et les communications tiennent compte du point de vue des Canadiens, car la plupart de mes clients étaient des fonctionnaires non partisans des gouvernements fédéral et provinciaux. J’ai toujours considéré mon travail comme un exercice de démocratie, et j’ai entrepris ce travail dans le même esprit. J’ai toujours respecté les points de vue des Canadiens et la diversité des points de vue, même ceux auxquels je n’adhérais pas.
Le Sénat indépendant est particulièrement bien placé pour tenir compte des points de vue et des convictions des Canadiens dans ses délibérations, puisqu’il ne reçoit pas de directives d’un caucus partisan.
Il y a deux semaines, dans cette enceinte, notre honorable collègue la sénatrice Batters a dit : « [...] [N]ous avons la responsabilité d’écouter le point de vue des Canadiens sur les questions sur lesquelles nous votons ici. »
Je partage tout à fait ce point de vue. D’après mon expérience à titre de sénatrice, toutefois, les points de vue que nous entendons et sur lesquels nous nous concentrons sont ceux de groupes de la société civile, d’intervenants, de groupes d’intérêts et d’experts. Nous recevons de la correspondance de leur part, nous les rencontrons, nous les invitons à nos comités. Tout cela est tout à fait légitime, bien sûr, mais nous tenons rarement compte du point de vue des Canadiens ordinaires de manière systématique.
J’ai tenté de le faire en commandant des recherches sur l’opinion publique dans plusieurs domaines sur lesquels je travaillais à titre de sénatrice, notamment pour des enjeux concernant les femmes, le contrôle des armes à feu, le soutien à l’Ukraine et, bien sûr, le Sénat. J’encourage les sénateurs à en faire autant, car c’est l’essence même de la démocratie de consulter les Canadiens, de tenir compte de leurs points de vue et de leurs expériences à propos de questions de politique publique et, surtout, de comprendre leurs croyances et les valeurs qui sous-tendent leurs points de vue.
J’estime que les changements apportés au Sénat font qu’il est davantage en mesure de s’acquitter de ses rôles constitutionnels officiels et de contribuer au bien-être des Canadiens.
Le Parlement est bicaméral depuis sa création; il fait donc partie intégrante de notre système de gouvernance. Les Pères de la Confédération ont cherché à équilibrer la représentation selon la population à la Chambre des communes et la représentation régionale au Sénat, en veillant à ce que les provinces les plus peuplées ne puissent pas simplement supplanter les intérêts des moins peuplées. Au fil du temps, en particulier depuis le rapatriement de la Constitution du Canada en 1982 et l’ajout de la Charte canadienne des droits et libertés, la protection des intérêts des minorités au niveau provincial et territorial s’est élargie pour inclure d’autres titulaires de droits, y compris les peuples autochtones, les minorités linguistiques et les groupes protégés par les droits constitutionnels à l’égalité.
Le Sénat est maintenant beaucoup plus représentatif du Canada qu’il ne l’a jamais été. D’ailleurs, il pourrait être l’organe législatif le plus représentatif du pays. Cette assemblée compte maintenant 55 % de femmes, ce qui la place au troisième rang mondial pour ce qui est de la représentation des femmes dans les Chambres hautes. Comparons cela au lamentable classement de notre Chambre élue, qui se classe au 71e rang dans le monde. Nous avons également constaté une augmentation importante du nombre de sénateurs autochtones, qui représentent 10 % du Sénat, et d’autres nominations qui reflètent la diversité du Canada.
Cette diversité a joué sur la manière dont visons toujours le meilleur. Nous avons tendu l’oreille à un plus vaste éventail de points de vue, et ce, dans tous les aspects de notre travail. Et le Sénat a réagi de manière étoffée à plus d’un mouvement social, de la vérité et la réconciliation à Black Lives Matter en passant par #MoiAussi, la violence fondée sur le genre et j’en passe. L’unique amendement au projet de loi C-9 qui a été présenté la semaine dernière par la sénatrice Bernard et qui a été adopté par le Sénat illustre bien ce que j’essaie de dire.
Peu importe l’avenir qui attend les nominations au Sénat, j’estime essentiel pour le fonctionnement de nos institutions démocratiques et pour la relation que nous entretenons avec les Canadiens que la totalité de la population soit représentée et que ce principe constitue le fondement du processus de nomination. C’est d’ailleurs ce principe qui se trouve à la base de la mesure législative que j’ai présentée, le projet de loi S-213, car j’estime que le gouvernement, le Parlement et les partis politiques du Canada doivent trouver des façons d’améliorer la représentation à la Chambre des communes, comme nous nous sommes engagés à le faire dans les autres institutions fédérales.
La transition des nominations partisanes vers les nominations indépendantes a aussi aidé le Sénat à s’acquitter d’une autre fonction constitutionnelle essentielle, le second examen objectif.
Dans deux essais incontournables rédigés en 2018 et 2019, le sénateur Harder a écrit que le nouveau Sénat n’était plus simplement une chambre d’enregistrement du gouvernement et qu’il était beaucoup plus à même de remplir son rôle d’organe complémentaire au Parlement élu. Il a souligné, sur un ton positif, que le nouveau Sénat avait tenu des débats plus vigoureux, formulé des observations plus solides et proposé un nombre nettement plus élevé d’amendements aux projets de loi du gouvernement que lors des législatures précédentes. Le nouveau Sénat, a-t-il conclu, est efficace et utile, et il produit de meilleurs résultats sur le plan des politiques publiques pour les Canadiens. Ces conclusions sont tout aussi pertinentes aujourd’hui qu’elles l’étaient il y a sept ans.
Chaque nouveau sénateur, moi y compris, commence par s’efforcer de comprendre la nature et l’étendue des pouvoirs qu’il a acceptés dans le cadre de cette fonction. Comment faut-il procéder pour prendre des décisions relatives à nos responsabilités législatives fondamentales? Les sénateurs indépendants tiennent compte de nombreux principes, et ils décident individuellement du poids qu’ils leur accordent. Nous avons des points de vue divergents sur les enjeux et les solutions, et cela peut parfois créer des frictions. Nous sommes impatients devant la lenteur des changements, ce qui peut parfois être source de tensions. Les projets de loi particulièrement importants et soumis à des contraintes de temps peuvent générer d’importantes frictions dans un climat tendu. La nature humaine étant ce qu’elle est, il est facile d’attiser les tensions.
Comment faire, alors? Au départ, il s’agit d’un espace profondément humain qui requiert une attitude et des façons de faire profondément humaines. Les divergences sont inévitables, mais elles ne doivent pas prendre une tournure personnelle. Nous devons être en mode solution et tirer parti de nos compétences et des outils dont nous disposons. C’est ce que la plupart d’entre nous ont fait avant d’arriver ici et nous avons besoin plus que jamais de leurs compétences.
C’est grâce aux sénateurs que cet endroit fonctionne.
Je crois que nous nous en allons dans la bonne direction. En mars, nous avons entendu les résultats du plus récent sondage sur la perception qu’a le public du Sénat. Les quatre sondages que j’ai jadis commandés nous donnent une idée de la manière dont évolue le point de vue des Canadiens sur le Sénat. Pourtant, j’hésitais à commander celui-là, de crainte que les résultats soient loin de nous être favorables. Il est ressorti du sondage réalisé par Nanos que 8 Canadiens sur 10 veulent que les futurs gouvernements préservent l’indépendance du Sénat et que seulement 5 % d’entre eux souhaitent revenir à une assemblée partisane où les sénateurs appartiennent à un parti politique ou un autre. Par-dessus tout, il en ressort que, pour la première fois en plus d’une décennie de sondages, les opinions favorables de la Chambre haute dépassent les opinions défavorables. Les opinions favorables progressent lentement, mais si je consulte mes feuilles de thé et que je regarde les données de plus près, je peux voir que, s’il en est ainsi, c’est parce que les gens apprécient mieux le rôle du Sénat dans l’examen des projets de loi et constatent de plus en plus à quel point les sénateurs travaillent dur, ce qui vaut pour tous les sénateurs, pas seulement les indépendants. Que de bonnes nouvelles.
Selon mon expérience, nous devons continuer à communiquer avec les Canadiens et à les informer de notre travail. Quand je suis arrivée ici en 2018, les débats du Sénat n’étaient même pas télévisés. Imaginez un peu. Les débats de l’autre endroit sont télévisés depuis 1977. Mais ici? Oh que non. Il ne fallait pas faire preuve d’une trop grande audace. Il fallait être très prudent. Ces histoires du XXe siècle suscitaient bien des doutes. Pour le XXIe siècle et les réseaux sociaux, il ne fallait même pas y penser. Nous étions restés au siècle dernier. Eh bien, nous avons installé des caméras et commencé à diffuser les séances régulières du Sénat en 2019. C’est important et essentiel pour la transparence de notre institution, ce qui, à son tour, est essentiel pour la reddition de comptes envers les Canadiens. Soit dit en passant, ce sondage montre que 23 % du public dit avoir vu le Sénat à la télévision à un moment ou à un autre.
Ces dernières années, nous avons réalisé d’importants progrès dans nos efforts de communication, tant auprès des médias traditionnels que sur les réseaux sociaux, mais les sénateurs doivent continuer à faire connaître notre travail et notre valeur.
Je pense que le Sénat, en constante évolution et moderne, contribue aujourd’hui à notre démocratie de manière plus déterminante que jamais. Les avantages sont une représentation plus inclusive, un contrôle accru du gouvernement et du Parlement, ainsi que de meilleurs résultats politiques pour les Canadiens.
Chers collègues, quand on observe la situation mondiale actuelle, il est évident que les démocraties sont confrontées à de nombreuses menaces.
La polarisation politique divise les sociétés en camps hostiles dans lesquels les différences politiques minent les relations sociales et dissuadent les interactions entre personnes aux idéologies différentes, et cette tendance s’intensifie.
La désinformation politique est la création et la diffusion délibérées d’informations fausses ou manipulées visant à tromper la population et à miner sa confiance. Elle est alimentée par des avancées comme l’intelligence artificielle, et ce phénomène prend également de l’ampleur dans le monde entier.
L’autoritarisme à l’échelle mondiale prend de l’ampleur : selon un rapport d’ONU Femmes, environ 72 % de la population mondiale vit désormais sous un régime autocratique ou hybride.
Ce qui est également choquant, c’est que notre voisin du Sud joue un rôle de premier plan dans le déclin de la démocratie et que toutes ces tendances négatives y sont pleinement à l’œuvre.
Quelles sont les répercussions de telles menaces à la démocratie sur le Canada? Je vais faire une seule généralisation audacieuse fondée sur la recherche : dans la plupart des domaines, le Canada réussit mieux que les autres à s’occuper de ces problèmes et à maintenir une démocratie saine, même si, bien sûr, nous pouvons en faire beaucoup plus.
Chers collègues, j’ai toujours été optimiste à l’égard de ce pays. Grâce à nos erreurs, à nos apprentissages et à nos réussites, nous trouvons des moyens de vivre et de prospérer ensemble.
Dans le discours émouvant qu’il a prononcé le 5 mai pour annoncer la nomination de l’honorable Louise Arbour au poste de 31e gouverneure générale du Canada, le premier ministre a déclaré ceci :
[...] que le rôle du Canada dans ce monde est de mettre [certains de] ces principes en pratique et d’aider les autres pays à faire de même.
Le Sénat a épousé cette idée. Notre regard ne doit pas seulement se porter sur nous-mêmes, car la nature même de notre passé et de notre présent nous oblige à regarder vers l’extérieur et à tendre la main aux autres.
La situation qui me tient le plus à cœur est l’invasion brutale et injustifiée de l’Ukraine par la Russie en 2022. J’espère que le Sénat continuera à défendre et à soutenir l’Ukraine et à contribuer au rétablissement de la paix dans le monde. S’il vous plaît, honorables sénateurs, continuez ce travail.
Le temps que j’ai passé au Sénat a renforcé ma confiance envers notre pays, ses institutions, ses dirigeants et les Canadiens.
En cette période tumultueuse, j’exhorte le Sénat à continuer d’être un pilier solide de notre démocratie. Ce sera un travail difficile. Il faudra un mélange judicieux de bravoure et de force.
Le Sénat me manquera, chers collègues, et vous me manquerez aussi.
Merci. Meegwetch.