PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé
La santé mentale
25 mars 2026
Merci, madame la ministre. Le Canada est confronté à une crise de la santé mentale. Dans les dernières décennies, le nombre de Canadiens qui se disent en bonne santé mentale a considérablement diminué, et les tendances sont particulièrement préoccupantes chez les jeunes Canadiens, dont les perspectives d’avenir et la qualité de vie se sont détériorées ces dernières années.
Comme dans d’autres domaines de notre système de santé, cette crise est aggravée par de longs délais d’attente, un accès limité aux professionnels et d’importantes disparités dans les soins, selon le lieu de résidence des Canadiens. Les Canadiens veulent un système qui réagit avec rapidité, coordination et des mesures de soutien efficaces. Or, trop nombreux sont ceux qui se retrouvent à attendre sans recevoir les soins dont ils ont besoin.
Madame la ministre, reconnaissez-vous que le système de soins de santé mentale du Canada ne parvient pas à apporter un soutien adéquat à ceux qui en ont le plus besoin? Que comptez-vous faire pour y remédier?
Comme vous le savez peut-être, je travaille en étroite collaboration avec mes partenaires pour faire face à la crise de la santé mentale qui touche le pays. Encore une fois, il s’agit d’un problème multidimensionnel. En ce qui concerne les jeunes, comme vous le savez peut-être, je viens de lancer des consultations sur la santé physique et mentale des hommes et des garçons. Je collabore avec les provinces sur cette question précise afin de déterminer comment nous pouvons améliorer la situation et y remédier.
Ce qu’il faut savoir en ce qui concerne la santé mentale, c’est que nous sommes bien conscients que le système est sous pression, mais que nous collaborons avec de nombreuses organisations partout au pays afin de répondre tout particulièrement aux problèmes de santé mentale dans les régions rurales et éloignées. Toutes les consultations que nous menons actuellement visent précisément cette partie de la population.
Madame la ministre, malgré les multiples interventions et annonces de financement du gouvernement fédéral, des Canadiens disent encore avoir beaucoup de difficulté à accéder à des soins de santé mentale en temps opportun.
Qu’est-ce qui cloche dans notre approche actuelle? Quand les Canadiens peuvent-ils s’attendre à voir de véritables progrès dans la prestation des services de santé mentale? Pouvez-vous nous donner un échéancier?
Comme vous le savez, je ne donne pas directement les services. Toutefois, la santé mentale est une priorité sur laquelle je travaille avec mes partenaires des provinces et des territoires. C’est une des priorités.
Vous savez, j’ai trois priorités dans mon portefeuille. La première est d’aider les Canadiens à avoir accès aux soins primaires. Je ne donne pas les services, mais c’était pour signaler que je veux travailler en collaboration avec les provinces. Aussi, ma deuxième priorité est la santé mentale. Là encore, je dois travailler avec les provinces et les territoires qui offrent les services. En ce qui concerne le recrutement, nous parlons de professionnels de la santé pour élargir les types de professionnels que l’on peut amener ici pour prodiguer les soins aux gens, que ce soit dans les régions urbaines —
Merci, madame la ministre.