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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé

Les inégalités en matière d'accès aux soins de santé

25 mars 2026


L’honorable Paulette Senior [ - ]

Madame la ministre, je vous remercie d’être parmi nous aujourd’hui. Je suis heureuse de vous voir ici et de pouvoir vous poser des questions sur les inégalités en santé et les problèmes auxquels sont confrontés les Noirs, les Autochtones, les personnes racialisées et les personnes de diverses identités de genre dans le système de santé.

Par exemple, nous savons qu’au Canada, le taux de naissances prématurées des femmes noires est de près de 9 %. Il est plus élevé que celui des femmes blanches, qui est de 5,9 %. De plus, les femmes noires se heurtent à d’importants obstacles systémiques en matière de soins prénataux. J’ai entendu des histoires déchirantes de femmes noires à qui on a refusé d’administrer des antidouleurs pendant certaines procédures médicales ou chirurgicales parce qu’on pensait qu’elles pouvaient supporter la douleur.

Quelles mesures concrètes prenez-vous en tant que ministre, en plus de la collecte de données, pour remédier à ces inégalités flagrantes dans les résultats liées aux services de santé maternelle et autre?

L’honorable Marjorie Michel, c.p., députée, ministre de la Santé [ - ]

Je vous remercie de votre question, sénatrice.

Oui, je suis au courant de la situation. J’ai assisté à un sommet sur la santé à Ottawa, où j’ai beaucoup entendu parler des différentes difficultés que rencontrent les femmes noires dans le système de santé. En ce qui concerne ce dont vous avez parlé, la réponse est la recherche. Je pense que nous avons besoin de plus de recherches pour nous assurer que nous savons exactement quels sont les défis en santé.

Il faut aussi de la formation. Quand je suis sur le terrain, je constate qu’il n’y a pas de formation. La plupart des gens ne sont tout simplement pas informés. Ils ne connaissent pas certaines maladies qui touchent certaines populations, comme la population noire. Lorsque je parle de la drépanocytose, par exemple, parfois, les infirmières ou les médecins ne connaissent pas la maladie, même s’ils ont des patients noirs.

Je crois que la formation joue un rôle essentiel. C’est d’ailleurs un sujet que j’aborde directement avec mes homologues et avec différentes organisations, comme des associations de médecins et d’infirmiers, pour réfléchir à des moyens d’améliorer la formation.

La sénatrice Senior [ - ]

Je vous remercie de votre réponse, madame la ministre. J’ai été heureuse de prendre connaissance, dans votre récente déclaration à l’occasion de la Semaine de la santé mentale des personnes noires, de l’initiative Promouvoir l’équité en santé : Fonds pour la santé mentale des communautés noires, qui était attendue depuis longtemps. Félicitations.

Pouvez-vous indiquer comment le gouvernement s’y prend pour mieux documenter, à l’aide de données désagrégées, les problèmes de santé mentale chez les hommes et les garçons noirs ainsi que chez les personnes noires de la communauté 2ELGBTQIA+? Ce sujet était au centre du travail de mon défunt fils, Jay Williams, et il me tient particulièrement à cœur.

Mme Michel [ - ]

Merci, madame la sénatrice.

Comme vous le savez, nous sommes saisis d’un projet de loi sur un système de soins de santé connecté au Canada, qui nous permettra de recueillir de meilleures données. En assouplissant les règles applicables à certains fournisseurs de données, nous pourrons harmoniser la collecte de données. Pour le moment, chaque province a ses propres méthodes de collecte de données, rendant les comparaisons impossibles.

Chaque province collecte ses données d’une certaine façon. En adoptant ce projet de loi, on pourra essayer d’avoir des soins connectés et commencer à récolter de vraies données dans tout le pays —

Merci, madame la ministre.

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