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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé

Les transferts en matière de santé

9 février 2022


Bonjour, monsieur le ministre. Merci d’être ici avec nous. Ma question porte sur les demandes des provinces à l’égard d’un financement accru et récurrent en santé. Selon les statistiques officielles, la contribution fédérale dans le budget des provinces sur le plan de la santé est de l’ordre de 22 %. Lors de la dernière réunion du Conseil de la fédération, les premiers ministres provinciaux ont réclamé de hausser cette participation à 35 %.

À ce jour, votre gouvernement a réagi en mentionnant que la priorité était de lutter contre la pandémie et de venir en aide aux Canadiens et aux entreprises. C’est bien ce que vous avez fait. Cependant, de plus en plus d’experts, de leaders politiques et même certains de vos collègues disent maintenant qu’il faudra apprendre à vivre avec ce virus. Certaines provinces ont même annoncé qu’elles comptent abandonner le passeport vaccinal. Ne croyez-vous pas qu’il est temps qu’Ottawa s’entende avec les provinces pour assurer un financement accru et durable, afin d’éviter de fermer l’économie en raison d’un manque de capacité du côté des hôpitaux?

L’honorable Jean-Yves Duclos, c.p., député, ministre de la Santé [ - ]

Merci beaucoup, sénateur Gignac, pour cette excellente question. Je vais y répondre en trois volets.

Premièrement, comme vous l’avez mentionné, il est important de rappeler que les provinces et les territoires et le gouvernement du Canada ont travaillé de façon extrêmement rapprochée au cours des derniers mois. Cela a fait en sorte que le Canada s’en est beaucoup mieux sorti pour ce qui est de la COVID-19 par rapport à d’autres pays. Le taux de mortalité au Canada est de loin inférieur à celui de tous les autres pays du G7, à part le Japon. Notre économie rebondit plus rapidement que beaucoup d’autres. L’OCDE prévoit que nous serons, parmi les pays du G7, le pays qui aura la croissance la plus importante d’ici 2023.

Cela dit, il y a beaucoup de travail à faire pour réparer le système de soins de santé. Il faut le réparer en raison des dommages qu’il a subis pendant la pandémie de COVID-19, des retards importants et des annulations sur le plan des diagnostics, des traitements et des chirurgies. Il faut également le réparer parce qu’on doit continuer de lutter contre la COVID-19. Il y aura d’autres variants. La COVID-19 ne disparaîtra pas. Aucune loi ni pensée magique ne fera en sorte que la COVID-19 ne sévira plus sur la planète au cours des prochains mois ou même des prochaines années. Il faut préparer le système de santé à lutter contre de futures vagues et de futurs variants. C’est pourquoi tout ce travail — sans mentionner tous les chiffres — qui a été fait et continue d’être fait est si important.

Son Honneur le Président [ - ]

Je suis désolé, monsieur le ministre, mais votre temps de parole est écoulé.

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