PÉRIODE DES QUESTIONS — Le commerce international
Le commerce entre le Canada et les États-Unis
3 février 2026
Monsieur le leader du gouvernement, je suis heureux de vous voir et d’être de retour pour travailler au nom des contribuables canadiens.
Même si le premier ministre Carney vit dans le fantasme d’un nouvel ordre mondial, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’en réalité, les États-Unis d’Amérique restent de loin notre plus grand partenaire commercial. Nous devons être conscients que l’économie canadienne est très fragile à l’heure actuelle. De plus, le marché mondial s’affaiblit de semaine en semaine et, fondamentalement, le dollar canadien est à son niveau le plus bas de l’histoire du pays.
Pouvez-vous donner à cette institution un aperçu de l’état actuel des négociations entre le gouvernement Carney et notre principal partenaire commercial, les États-Unis?
Je vous remercie de la question, sénateur Housakos. Je suis aussi heureux de vous voir.
Au sujet du fantasme dont vous parlez dans votre question, permettez-moi de vous rappeler que le nouveau premier ministre, depuis les neuf derniers mois, agit rapidement sur de nombreuses questions qui préoccupent les Canadiens. Nous avons adopté une loi sur les projets d’intérêt national, et nous accélérons la mise en œuvre de 13 projets à l’échelle du pays. Nous avons réduit l’impôt sur les gains en capital et l’impôt sur le revenu des particuliers, allégeant ainsi le fardeau fiscal de 22 millions de Canadiens. Nous avons aboli la taxe sur le carbone pour les particuliers. Nous renforçons la lutte contre la criminalité avec le projet de loi C-8 sur la cybersécurité, le projet de loi C-9 sur les crimes haineux, le projet de loi C-12 sur les frontières et le projet de loi C-16 sur la violence faite aux femmes. Nous avons investi dans la construction de nouveaux logements dans les provinces de l’Atlantique, en Colombie-Britannique, en Ontario, dans les Prairies, au Québec et dans le Nord. Nous avons augmenté le budget militaire avec une enveloppe de 81 milliards de dollars sur cinq ans. Nous avons réduit les obstacles au commerce entre les provinces...
Merci, sénateur Moreau.
Il est bon que vous commenciez à faire certaines des choses que nous demandons depuis 10 ans. J’espère qu’il ne me faudra pas attendre 10 ans pour obtenir une réponse à la question sur l’état des négociations commerciales.
Les faits sont clairs et ils sont indéniables : les États-Unis sont de loin notre plus important partenaire commercial, avec des échanges commerciaux de 3 milliards de dollars par jour. Le premier ministre peut aller au Qatar, en Chine, en Corée du Sud et aux Émirats arabes unis. La réalité, c’est que si on additionne nos échanges commerciaux avec tous les pays où il s’est rendu, cela ne représente qu’une fraction du commerce que nous faisons avec les États-Unis.
Veuillez nous dire où en sont les négociations sur le libre‑échange entre le Canada et les États-Unis.
En voyageant partout dans le monde, le premier ministre permet à l’industrie canadienne d’accéder à 2,2 milliards de nouveaux clients, établit de nouveaux partenariats stratégiques avec l’Union européenne, la Chine et le Qatar, conclut de nouveaux accords de libre-échange avec l’Équateur et l’Indonésie, et négocie un pacte de libre-échange avec l’Inde, l’Asie du Sud-Est, la Thaïlande, les Philippines et le Mercosur.
Ce n’est pas si mal pour quelque chose que vous qualifiez de fantasme.
Je vais essayer de poser une autre question, car vous n’avez pas d’information à fournir concernant l’état des négociations sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis.
Selon une étude récente du Fonds monétaire international, les obstacles au commerce intérieur au Canada équivalent à des droits de douane moyens de 9 % sur notre économie. C’est plus élevé que le taux tarifaire moyen estimatif de 5,9 % que les États-Unis appliquent aux marchandises canadiennes.
Sénateur Moreau, ce n’est pas l’économie canadienne unifiée que le premier ministre Carney nous avait promise. De toute évidence, son approche de gouvernance axée sur la rhétorique ne fonctionne pas. Pourquoi le gouvernement libéral met-il autant de temps à tenir ses promesses et à éliminer enfin les obstacles au commerce intérieur afin de réaliser le plein potentiel de notre économie? Les barrières commerciales provinciales entravent parfois plus le commerce que les droits de douane imposés par Trump. Quand allez-vous vous les supprimer?
Votre question était attendue par au moins votre caucus, monsieur.
Comme l’a dit le premier ministre, le gouvernement reconnaît que les États-Unis ont fondamentalement changé la façon dont ils mènent leurs échanges commerciaux. Les fonctionnaires mènent des discussions détaillées et constructives en vue de parvenir à un accord qui profitera aux deux pays. Beaucoup de progrès ont été réalisés, et le gouvernement est prêt à poursuivre ce travail.
Cependant, pour négocier, il faut être deux. Nous sommes à la table de négociations. Nous avons actuellement des discussions avec les États-Unis afin de régler ces questions.