PÉRIODE DES QUESTIONS — Le Cabinet du premier ministre
L'unité nationale
5 février 2026
Sénateur Moreau, hier soir, plusieurs d’entre nous étaient réunis pour souligner le 20e anniversaire de l’élection du gouvernement conservateur du très honorable Stephen Harper. Honnêtement, cela nous a rappelé une autre époque, une époque où l’unité nationale n’était pas une crise quotidienne. Le Canada avait des accords, bien sûr, mais, sous le gouvernement de Stephen Harper, les provinces et les régions restaient solidaires dans un Canada uni. Aujourd’hui, sous un autre gouvernement libéral, on discute de l’avenir de la Confédération en Alberta et au Québec, et le sentiment souverainiste revient en force.
Comment est-il possible que chaque gouvernement libéral laisse le pays encore plus divisé qu’il ne l’a trouvé? Comment faites-vous?
Ce matin, au petit-déjeuner, j’ai eu le privilège de rencontrer le premier ministre Harper et je l’ai félicité pour le discours qu’il a prononcé lors du dévoilement de son portrait. Je lui ai rappelé à quel point j’avais été ému de voir que, quel que soit le premier ministre — d’ailleurs, le premier ministre Chrétien était présent, le premier ministre Carney était présent, le premier ministre Harper était présent —, chacun d’entre eux, indépendamment de leur origine et de leur orientation politique, s’était engagé très fortement en faveur de l’unité du pays.
Je vous invite à faire de même, sénateur Housakos. Je vous invite à ne pas encourager les mouvements qui tentent de diviser le Canada durant la période des questions au Sénat et à rappeler aux Québécois, aux Albertains et à l’ensemble du Canada que nous devons conjuguer nos efforts en vue de maintenir l’unité du grand pays qui est le nôtre.
Nous faisons cela tous les jours et nous vous donnons de bonnes idées. Parfois, vous les prenez, parfois non. Sénateur Moreau, vous pouvez être en désaccord sur ce que j’ai dit, mais les faits sont les faits. De Pierre Trudeau à Justin Trudeau, et maintenant avec le premier ministre Mark Carney, pourquoi les libéraux ont-ils l’habitude de diviser les provinces et de relancer les discussions sur la séparation? Nous voyons une croissance extraordinaire du Parti québécois au Québec et l’Alberta éprouve aussi des difficultés. Dites-nous pourquoi cela arrive toujours sous un gouvernement libéral. Ce n’était pas le cas à l’époque de M. Mulroney ni de M. Harper.
Si vous voulez parler de politique québécoise, je suis assez bien placé pour en discuter. Les sondages ne devraient peut-être pas vous inquiéter tant que cela. Il faut faire une distinction entre les sondages qui touchent la popularité des partis politiques et les sondages qui ont trait à la popularité de l’option souverainiste; celle-ci est au plus bas depuis 20 ans et même plus, et j’espère que vous allez nous aider à faire en sorte que cette ferveur diminue encore davantage au cours des prochains mois, sénateur Housakos.