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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le décès de l'honorable Terry Stratton

25 février 2026


L’honorable Leo Housakos (leader de l’opposition)

Honorables sénateurs, c’est le cœur lourd que je prends la parole aujourd’hui, au nom du caucus conservateur du Sénat, pour souligner le décès de l’honorable Terry Stratton, un ami et ancien collègue, qui a consacré sa vie au service des autres.

Ceux d’entre nous qui ont eu le privilège de servir aux côtés de Terry s’accorderont à dire qu’il appartenait à une génération de serviteurs de l’État qui se fait de plus en plus rare.

Bien que de nombreuses années se soient écoulées depuis son départ du Sénat, sa réputation d’homme d’État ne s’est jamais estompée. Il incarnait une époque empreinte de décorum et de courage, et il comprenait que son devoir premier était de préserver l’intégrité de cette institution et du processus démocratique qu’elle représente.

Le sénateur Stratton était plus qu’un simple membre de notre caucus conservateur. Il était un fier conservateur dans le plus pur sens du terme : il était intègre, constant et guidé par un profond sens des responsabilités et du devoir ainsi qu’une profonde croyance en notre pays.

Comme mon collègue le sénateur Plett me l’a rappelé récemment, Terry était l’un des meilleurs militants que beaucoup d’entre nous aient jamais connus. Il était peu loquace, mais il prêchait par l’exemple. Même lorsqu’il était septuagénaire, il travaillait régulièrement plus que nous tous, sur le terrain, installant des pancartes pour notre équipe avec une énergie qui donnait des complexes aux plus jeunes.

Terry est arrivé au Sénat en 1993 après avoir été nommé par Brian Mulroney. Il a apporté avec lui le courage d’un homme d’affaires, la patience d’un enseignant et l’âme d’un vrai Manitobain.

L’amour de Terry pour le Manitoba était au cœur de son travail. Il ne se contentait pas de représenter la province, il défendait les valeurs familiales des Prairies : la gestion saine des finances, la dignité du travail acharné et la conviction inébranlable qu’il faut laisser les choses dans un meilleur état qu’on les a trouvées.

Il a apporté ce même pragmatisme des Prairies dans la salle des machines de nos caucus, où il est devenu un pilier indispensable du Sénat. Que ce soit en tant que whip de l’opposition, leader adjoint de l’opposition ou, plus tard, whip du gouvernement, il s’est frayé un chemin dans les méandres du Sénat avec assurance et a gagné le respect de ses collègues de tous les partis. Il savait que, même si les batailles politiques se livrent sur le terrain, l’intégrité du Sénat doit toujours être protégée.

Sur une note personnelle, beaucoup d’entre nous se souviendront de son humour tranquille, de ses conseils avisés et de sa loyauté sans faille. Il se comportait avec dignité et traitait les autres avec respect, et ses convictions et son caractère ont renforcé l’institution que nous servons.

Je me souviens que le whip me disait parfois : « Sénateur Housakos, ce n’est peut-être pas agréable, mais c’est nécessaire. »

Au nom des sénateurs conservateurs, je présente mes plus sincères condoléances à ses enfants, Mark, Shannon et Geoffrey, à ses petits-enfants et à l’amour de sa vie, Marie.

Merci.

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