Aller au contenu

DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le Mois national de l'histoire autochtone

18 juin 2026


L’honorable Leo Housakos (leader de l’opposition)

Honorables sénateurs, je prends la parole pour souligner le Mois national de l’histoire autochtone. C’est l’occasion pour nous tous et pour les Canadiens de partout au pays de réfléchir au riche héritage, aux cultures dynamiques et à la contribution durable des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

Quand nous regardons notre histoire, nous devons être complètement honnêtes et reconnaître les injustices graves et douloureuses du passé. Ce sont des réalités que nous ne pouvons pas et ne devons pas ignorer. Pourtant, à côté de cette histoire difficile, il y a la force incroyable des communautés autochtones. Malgré tous les efforts visant à effacer leurs langues et leur culture qui ont perduré pendant des générations, les peuples autochtones ont gardé leurs traditions bien vivantes.

Depuis toujours, les Autochtones se dressent en gardiens fidèles de cet air, de ce cours d’eau et de la faune. Leur approche traditionnelle de gestion des ressources nous offre des leçons importantes pour notre avenir commun.

L’histoire du Canada est inextricablement liée aux réalisations des pionniers autochtones remarquables qui ont fait tomber une multitude d’obstacles dans tous les secteurs de la société. Je pense par exemple aux héros du monde politique et de nos institutions que furent Louis Riel, un des Pères fondateurs de la Confédération, l’honorable James Gladstone, premier sénateur autochtone du Canada, Leonard Marchand, qui a brisé plusieurs plafonds de verre à l’autre endroit en devenant le premier Autochtone à être élu député, puis à accéder au Cabinet.

Ces pionniers de jadis ont carrément pavé la voie aux personnalités influentes d’aujourd’hui. Leur héritage se perpétue d’ailleurs dans certains exemples récents, à commencer par la première gouverneure générale autochtone du Canada, Son Excellence Mary Simon. C’est sans oublier notre ancien collègue, le regretté sénateur Murray Sinclair, qui a défriché bien des sentiers, mais jamais dans la division, toujours avec une grâce certaine. Il a expliqué de manière fort éloquente que la vraie réconciliation consiste à trouver des moyens pour que les noms des grands Autochtones de notre société se retrouvent sur les immeubles du pays et à utiliser notre énergie collective pour enrichir l’histoire et non pour l’effacer ou la détourner. Cette attitude est bien vivante parmi nous qui avons l’extrême privilège de partager nos fonctions sénatoriales avec celles et ceux qui représentent les communautés autochtones d’un océan à l’autre.

Tous les jours, vous veillez à ce que ces histoires essentielles soient entendues. Vous enrichissez nos débats de manière irremplaçable avec votre point de vue, votre vécu et vos connaissances traditionnelles. Vous êtes la voix, forte et vitale, de vos communautés et vous nous gardez les deux pieds sur terre tout en veillant à ce que la vérité demeure au premier plan de ce que nous faisons ici.

En vérité, il y a énormément de gens dont le nom ne figure pas encore sur un monument national, mais dont la force de caractère et la vision ont contribué à façonner notre grand pays.

Chers collègues, le Mois national de l’histoire autochtone est plus qu’un prétexte pour regarder derrière nous. C’est une façon vivante d’entrevoir notre avenir. Écoutons donc la voix de nos concitoyens autochtones qui s’élèvent dans cette enceinte et dans le reste du pays. Honorons les bâtisseurs d’histoire qui ont fait de cette terre ce qu’elle est maintenant et joignons nos forces pour que l’avenir soit ancré dans la vérité, le progrès et le respect mutuel véritable.

Je vous remercie, chers collègues.

Haut de page