LE SÉNAT — Hommages
Le décès de l'honorable Todd Lewis
29 septembre 2026
Honorables sénateurs, au nom du Groupe des sénateurs canadiens, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à notre ami et collègue, le regretté Todd Lewis.
En ce jour, trois familles de cœur de Todd se retrouvent dans cette enceinte, unies par l’affection et le respect que nous avons pour lui, mais aussi par la chance que nous avons eue de le compter dans nos vies.
Il y a d’abord sa famille au sens le plus vrai du terme : ceux qui l’ont aimé comme époux, père, frère et membre adoré de la famille Lewis.
Viennent ensuite ses amis et collègues du secteur agricole canadien, où Todd était une voix respectée et un ardent défenseur des agriculteurs, des collectivités rurales et de l’industrie qu’il servait.
Enfin, il y a ses collègues du Sénat. Ici, Todd a mis sa connaissance approfondie de la Saskatchewan et de l’agriculture canadienne au service de nos travaux, toujours animé par le désir d’apporter une contribution concrète. Todd avait ce rare mélange de chaleur, de curiosité et d’humour malicieux qui illuminait les échanges. Ses plaisanteries étaient souvent empreintes d’une touche d’espièglerie. C’est ainsi qu’il a gagné notre estime comme collègue et notre affection comme ami.
En somme, Todd était un homme bon. Fiable, attentionné et généreux de son temps comme de ses conseils, il répondait présent lorsqu’il y avait du travail à accomplir et ne manquait jamais d’être là lorsque quelqu’un avait besoin d’aide. Il a choisi de servir dans la vie publique pour les bonnes raisons. Il se souciait sincèrement du Canada et de l’avenir de l’agriculture canadienne, qu’il souhaitait voir prospère et durable.
Todd n’a jamais perdu de vue ce qui comptait le plus. Terry, Kim, Rod et John, ainsi que leur famille, comptaient énormément pour lui. Il les adorait et était extrêmement fier d’eux. Il chérissait la vie qu’ils partageaient.
Je suis particulièrement heureuse que la famille Lewis ait pu se joindre à nous aujourd’hui. Il est loin d’être facile de s’absenter de la ferme pendant les récoltes.
Nous vous sommes reconnaissants d’être ici et infiniment reconnaissants d’avoir partagé Todd avec nous tous. Sachez que notre famille du Sénat partage votre deuil.
Todd avait un don remarquable pour faire en sorte que les gens se sentent vus, valorisés et bienvenus. Avec sa famille et ses amis à Gray et à Shed Horn, dans la communauté agricole qu’il servait, dans le cadre de ses rencontres quotidiennes avec des gens qui piquaient sa curiosité et, ici, parmi ses collègues du Sénat, Todd a su rassembler les gens.
Lorsque je regarde autour de moi aujourd’hui, dans cette enceinte, je constate qu’il continue de rassembler les gens. Sous un même toit, il y a les trois familles qui ont marqué sa vie et qui, à leur tour, ont été marquées par lui.
Le décès prématuré de Todd constitue une perte pour bien plus de personnes que celles qui sont réunies ici aujourd’hui. La Saskatchewan a perdu une voix importante pour son avenir; le Canada, un serviteur dévoué de l’État; et le secteur agricole canadien, l’un de ses défenseurs les mieux informés et les plus fidèles.
Le sénateur Lewis a été des nôtres pendant bien trop peu de temps, mais il s’était déjà distingué. Il a apporté une perspective pratique et très éclairée à nos travaux, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et des transports.
Il souhaitait apporter une contribution bien plus grande, et nous n’en attendions pas moins de lui. C’est en partie ce qui rend sa perte si lourde. Néanmoins, Todd nous laisse un exemple que nous tous gagnerions sans doute à suivre. En effet, Todd écoutait avant de parler. Il tenait compte des différents points de vue autour de la table et, lorsqu’il exprimait ses réflexions, celles-ci avaient du poids. Il avait le don de faire la part des choses, de résumer ce qui comptait vraiment et, la plupart du temps, de nous indiquer une voie d’avenir concrète. Il apportait également des rires et de la bienveillance autant dans son travail que dans sa vie.
Aujourd’hui, nous rendons hommage à Todd avec un sentiment de gratitude pour sa vie, d’admiration pour son service et d’appréciation pour l’exemple qu’il nous a donné. Je ne peux que conclure avec une réplique bien connue de la famille de Todd — c’était ce petit cousin Eddie qui faisait toujours bien rire la famille Lewis. Je peux presque entendre Todd dire : « Ah, très bien, très bien. »
Repose en paix, Todd.
Honorables sénateurs, je souhaite aujourd’hui rendre hommage à notre collègue, l’honorable Todd Lewis, dont la disparition nous attriste profondément. Son passage parmi nous aura été beaucoup trop bref, mais il laisse le souvenir d’un homme profondément attaché à sa province, à sa communauté et au service des autres.
Il ne s’est joint au Sénat que l’année dernière, mais il y a apporté l’expérience de toute une vie ainsi qu’un attachement profond envers la population et les terres de la Saskatchewan.
Cet attachement était vraiment profond. En effet, le sénateur Lewis faisait partie de la quatrième génération de sa famille à cultiver les terres près de Gray, au sud de Regina, où les racines de sa famille remontent à 1904. Il a passé plus de quatre décennies à travailler dans ces champs, à vivre au rythme et au gré des aléas des Prairies et à bâtir sa vie autour de la terre. L’agriculture était plus que son gagne-pain; elle a forgé son sens des responsabilités, de la communauté et du service public.
L’écrivain saskatchewanais Sinclair Ross a déjà décrit les fermes des Prairies comme « un témoignage de la hardiesse et de l’endurance humaines ». Cette expression semble particulièrement appropriée pour rendre hommage au sénateur Lewis. Il savait ce que signifiait travailler la terre et vivre dans l’incertitude, et il savait le faire avec patience, persévérance et sens des responsabilités.
Il a mis ces mêmes qualités au service de la vie publique. Pendant plus de 20 ans, le sénateur Lewis a siégé au conseil de la municipalité rurale de Lajord, où ses collègues l’ont ensuite nommé sous-préfet. Il a également été conseiller scolaire et pompier volontaire.
Au-delà de sa communauté, il s’est imposé comme l’un des principaux porte-parole de l’agriculture en Saskatchewan, à titre de président de l’association des producteurs agricoles de la Saskatchewan, puis de premier vice-président de la Fédération canadienne de l’agriculture.
Ce qui frappe dans ce parcours, ce n’est pas seulement sa durée, mais sa constance. Bien avant son arrivée à Ottawa, le sénateur Lewis consacrait déjà son temps et son énergie au service des autres dans sa municipalité, dans sa communauté et auprès du monde agricole.
Il est arrivé au Sénat fort d’une expérience profondément ancrée dans le réel. Pour lui, l’agriculture n’était ni une abstraction ni simplement un secteur de l’économie. C’était le quotidien de familles et de communautés entières, avec tout ce que cela exige de patience, de courage et de persévérance.
Il a toujours compris les réalités du monde rural.
Le sénateur Lewis comprenait ce que signifie dépendre de la météo et du sol, du transport et de la recherche, des marchés et des décisions prises loin de la ferme. Même pendant le peu de temps qu’il a passé ici, il a continué de parler au nom des collectivités rurales ainsi que de l’importance de l’agriculture canadienne et de la recherche agricole.
Il est particulièrement triste de perdre un collègue alors que nous commencions à voir tout ce qu’il pouvait apporter à cette institution. Cependant, si le passage du sénateur Lewis parmi nous a été bref, le temps qu’il a consacré au service des autres ne l’a pas été. En effet, il a consacré des décennies à travailler la terre, à assister à des réunions, à aider ses voisins, à servir des collectivités et à défendre patiemment plusieurs causes.
J’offre mes plus sincères condoléances à son épouse, Terry, à sa famille, à ses amis, à ses collègues ainsi qu’aux collectivités rurales et agricoles qui le connaissaient si bien. Puissent-ils trouver du réconfort en sachant que le sénateur Lewis s’est donné sans compter aux gens et aux endroits qu’il a servis et qu’il a laissé une marque qui dépasse largement le peu de temps qu’il a passé parmi nous.
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui au nom du caucus conservateur pour rendre hommage à notre ami et collègue, le sénateur Todd Lewis, dont le décès touche les sénateurs de toutes les allégeances.
Todd ne s’est joint à nous qu’en février de l’année dernière. Il est difficile d’accepter que son séjour parmi nous ait été aussi bref, mais nous avons pu comprendre, dans ce court laps de temps, ce qui l’avait amené ici, ce qui avait toujours motivé son travail au service de la population et, surtout, le genre d’homme qu’il était.
D’abord et avant tout, il était fier d’être Saskatchewanais et d’être un agriculteur de quatrième génération qui a travaillé sa terre pendant plus de 40 ans. Il comprenait les hommes et les femmes qui se lèvent chaque matin, qui travaillent fort pour cultiver la terre et faire vivre leur collectivité. Voilà pourquoi il a passé une grande partie de sa vie à parler en leur nom.
Todd a dirigé l’association des producteurs agricoles de la Saskatchewan. Il a été vice-président de la Fédération canadienne de l’agriculture. Il a siégé pendant plus de 20 ans au conseil municipal de sa localité. Il a siégé au conseil scolaire. Il a fait du bénévolat à la caserne de pompiers. Voilà qui était Todd. Il trouvait essentiel de mettre la main à la pâte et il avait un profond sentiment de responsabilité envers sa communauté.
Quand il est arrivé au Sénat, il était prêt à représenter la Saskatchewan, et il était vraiment heureux de venir ici chaque jour, chaque semaine, pour défendre les intérêts des agriculteurs et servir les collectivités rurales.
Il y a cependant une chose au sujet de Todd qui, à mon avis, le décrit mieux que la liste de ses réalisations — et Dieu sait qu’elles sont nombreuses —, et mieux que n’importe quoi d’autre. Il y a peu de temps, quelqu’un m’a montré une vidéo de l’une de mes interventions au Sénat, pendant laquelle je posais une question au sénateur Moreau, et il m’a demandé : « Qui est l’homme assis derrière vous, à votre gauche, celui qui sourit toujours? » Bien évidemment, après avoir regardé l’extrait, j’ai réalisé qu’il parlait du sénateur Lewis.
Voilà comment était vraiment le sénateur Lewis. Il était optimiste, positif et réellement heureux d’être ici. Il se réjouissait de faire ce travail. Il comprenait que le travail que nous accomplissons en cet endroit est important et il était reconnaissant d’avoir l’occasion d’y contribuer. Même au milieu des longues séances, même pendant les débats difficiles, il était là, toujours souriant. Je pense que nous serons nombreux à nous souvenir d’abord et avant de sa personnalité chaleureuse.
Voici une autre chose qui illustre vraiment qui était le sénateur Lewis. Nous, les conservateurs, savons que la plupart des sénateurs nouvellement nommés qui se disent indépendants sont en fait des libéraux. Parfois, ni les libéraux ni les conservateurs n’arrivent à déterminer l’allégeance d’un nouveau sénateur. Dans le cas du sénateur Lewis, quand il a été nommé au Sénat, les conservateurs étaient ravis. Ils affirmaient : « Le sénateur Lewis est un grand conservateur et un grand porte-parole pour la Saskatchewan. Vous verrez. » Mes collègues libéraux, eux, répliquaient : « Bien sûr que non. C’est un grand libéral et un grand porte-parole pour la Saskatchewan. »
Après cela et après avoir rencontré le sénateur Lewis, je me suis très rapidement rendu compte qu’il était aimé de ses collègues de toutes les allégeances politiques.
Les agriculteurs canadiens ont perdu un grand porte-parole. La Saskatchewan a perdu un fils fier. Le Sénat a perdu un membre formidable, et tous les sénateurs ont perdu un collègue et un ami cher.
Nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille et aux amis du sénateur Lewis, à ses collègues du Groupe des sénateurs canadiens et à tous ceux qui l’ont connu et aimé en Saskatchewan. Son passage au Sénat a été bien trop court, mais nous sommes chanceux d’avoir pu le compter parmi nous et plus chanceux encore de l’avoir connu. Merci. Qu’il repose en paix.
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui au nom du Groupe des sénateurs indépendants pour rendre hommage à notre regretté collègue, l’honorable Todd Lewis.
Chers collègues, nous n’avons pas tous eu le privilège de le connaître aussi bien que certains d’entre vous. Cependant, à mesure que nous en apprenons davantage sur sa vie, nous voyons à quel point il attachait de l’importance au bien commun. Il y a une différence entre faire partie d’une communauté et consacrer sa vie à la rendre plus forte. Todd Lewis a toujours choisi la seconde voie.
Agriculteur de quatrième génération, il a exploité les terres de sa famille près de Gray, en Saskatchewan, pendant plus de 40 ans. Toutefois, son engagement dans sa collectivité ne se limitait toutefois pas aux activités agricoles. Il a aussi siégé au conseil scolaire local et il a consacré plus de 20 ans au conseil de la municipalité rurale de Lajord. Il était pompier volontaire. Il présidait le conseil d’administration de la patinoire municipale.
Quand il jugeait que les agriculteurs avaient besoin d’une voix plus forte, il n’hésitait pas à s’engager. Il a consacré de nombreuses années à l’association des producteurs agricoles de la Saskatchewan, dont il a notamment été le président, avant de poursuivre son action à l’échelon national, au sein de la Fédération canadienne de l’agriculture.
C’est son désir de servir ses concitoyens qui, en fin de compte, l’a conduit jusqu’ici, au Sénat du Canada. Sa carrière nous montre clairement qu’il a toujours été mu, dans son engagement civique, par la conviction que nous avons tous une responsabilité envers nos collectivités.
J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, à ses amis et aux collectivités qu’il a servies tout au long de sa vie.
Alors que nous rendons hommage à notre collègue l’honorable Todd Lewis aujourd’hui, son legs nous rappelle que ce sont ceux qui s’engagent, qui se dévouent et qui cherchent à améliorer concrètement la vie de leur prochain qui renforcent les liens communautaires.
Reposez en paix, cher sénateur Lewis. Merci.
Honorables sénateurs, c’est le cœur lourd que je prends la parole au nom du Groupe progressiste du Sénat pour rendre hommage à notre ami et collègue, l’honorable sénateur Todd Lewis.
Au cours de la cérémonie funéraire, on nous a parlé de l’approche de la vie inspirée du monde agricole qui guidait Todd. Il semait au printemps et moissonnait à l’automne. Lors de la moisson, il réfléchissait déjà à ce dont il aurait besoin pour les semences du printemps suivant. Ainsi, il avait pris l’habitude de toujours prévoir la suite.
J’ai pu observer cette approche en travaillant aux côtés de Todd, au sein du comité directeur du Comité des transports et des communications. Il a joué un rôle déterminant pour que notre rapport sur la main-d’œuvre dans la chaîne d’approvisionnement soit finalisé en un temps record. Il a souligné l’importance de nos travaux et leur portée pour le secteur agricole, qui serait le principal bénéficiaire des conclusions du comité. C’est dans ce contexte que j’ai pu entendre Todd prononcer ce que je considère comme sa phrase fétiche : « C’est une simple question de bon sens. »
Même si Todd et moi sommes arrivés ici avec des parcours très différents, il est rapidement devenu un allié pour moi. Il est aussi devenu un ami, comme il l’a été pour beaucoup d’entre vous.
Alors que nous siégions ensemble au sein du Comité de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles, j’ai eu le grand plaisir de constater son approche empreinte de bon sens en l’entendant critiquer certaines dispositions du projet de loi S-4, dont j’étais le parrain au nom du gouvernement. Les assurances données par les fonctionnaires ne l’ont pas satisfait. Il s’est battu pour ce qu’il considérait comme juste et ce qui était dans l’intérêt de la Saskatchewan.
Mon souvenir préféré remonte au moment où le Comité des transports examinait le projet de train à grande vitesse. Pensez-y : on demande à un agriculteur de la Saskatchewan et à un professionnel de l’administration portuaire de la Colombie-Britannique leur avis sur l’importance d’un service ferroviaire voyageurs plus rapide entre Toronto, Ottawa et Montréal. Vous pouvez imaginer notre réaction. Nos regards se sont croisés et nous avons bien ri.
Le premier discours du sénateur Lewis a porté sur un sujet qui était tout à fait dans ses cordes, soit la Stratégie nationale pour la santé des sols agricoles. Fidèle à lui-même, il a commencé sa première intervention au Sénat de la façon suivante : « Pouvez-vous imaginer un agriculteur qui parle des sols? » Et il a enchaîné immédiatement en citant un passage technique de La procédure du Sénat en pratique. C’était tout à fait représentatif de la personnalité du sénateur Lewis : un agriculteur dans l’âme, mais aussi un esprit vif, capable de traiter des questions complexes avec assurance et aisance.
Le passage du sénateur Lewis au Sénat n’a duré que 538 jours, mais son départ laisse un vide immense. Il aura eu une influence considérable sur la Saskatchewan et le Canada. Comme l’a si bien dit son frère Rod : « Todd a ouvert son milieu agricole au reste du monde ». Cette ouverture nous a tous enrichis.
À son épouse Terry et à sa fille Kim, à nos collègues du Groupe des sénateurs indépendants — la famille qu’il avait choisie au Sénat — et à tous ceux qui tenaient à Todd, le Groupe progressiste du Sénat offre ses sincères condoléances et partage leur chagrin de voir partir un ami et un chef de file beaucoup trop tôt. Reposez en paix, cher ami.
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à notre collègue l’honorable Todd Lewis.
À la suite de son décès inattendu, vous avez été nombreux à communiquer avec nous pour exprimer vos condoléances, et, au nom de vos amis du Groupe des sénateurs canadiens, je vous en remercie.
Nous savons que beaucoup d’entre vous auraient souhaité se rendre à Regina pour les funérailles de Todd, mais n’ont pas pu le faire étant donné que son décès est survenu aussi soudainement. Je vais donc vous raconter comment cela s’est déroulé.
Ceux d’entre nous qui ont pu y assister ont vu la communauté de Todd, ses voisins et sa famille lui rendre hommage avec beaucoup d’amour. La cérémonie a révélé une facette de Todd que beaucoup n’avaient pas eu l’occasion de découvrir, son passage au Sénat ayant été bien trop bref.
Ainsi, pour lui rendre hommage, ainsi qu’à sa famille, je voudrais vous lire un extrait du livret de son service funèbre :
On se souviendra de Todd pour sa gentillesse. Dans tous les aspects de sa vie, il savait mettre les gens à l’aise et leur montrer qu’il se souciait d’eux. Ses proches se souviendront de son charisme, de sa chaleur humaine, de sa générosité, de son rire contagieux et de son sens de l’humour. Todd était très impliqué dans sa communauté. Il aimait sa ville natale et a consacré d’innombrables heures à des activités bénévoles à Gray.
La première passion de Todd était l’agriculture, et il était très fier de l’exploitation familiale qu’il avait fondée avec son père, son frère et son neveu. Round Lake était également l’un de ses endroits préférés, où il passait chaque été avec sa famille et de nombreux amis. Il était un fervent partisan des Canadiens de Montréal et des Roughriders, et il a consacré une grande partie de sa jeunesse à jouer au football et à entraîner des équipes. Il adorait voyager et visiter de nouveaux endroits. Au cours des dernières années, Todd est devenu une voix influente du secteur agricole, œuvrant au sein de l’Agricultural Producers Association of Saskatchewan et de la Fédération canadienne de l’agriculture, avant d’être nommé au Sénat du Canada. Par-dessus tout, Todd aimait profondément sa famille, et rien ne lui faisait plus plaisir que de passer du temps auprès d’elle.
Il a été précédé dans la mort par son père, Donald Lewis, ses mères, Anne Lewis et lone Barber, ainsi que son frère, Craig Stokes.
Todd laisse dans le deuil Terry, son épouse depuis 38 ans, sa fille Kim et son partenaire Spencer, son frère Rod et sa partenaire Lucy, son frère John et sa partenaire Jen, son neveu Brendan, sa nièce Jaclynn et son partenaire Kris, sa nièce Avery, ainsi qu’un grand nombre de membres de sa famille élargie, dont des tantes, des oncles, des cousins, des cousines, des nièces et des neveux.
Enfin, au nom de sa famille du Sénat, je remercie la famille Lewis d’avoir partagé Todd avec nous.
Honorables collègues et chère famille du sénateur Todd Lewis, j’aurais aimé connaître celui-ci beaucoup plus longtemps. Comme tout le monde ici présent, je ressens un vide. Quelqu’un nous a quittés, quelqu’un qui, même s’il n’a passé que peu de temps parmi nous, a fait preuve de toutes les qualités attendues d’un parlementaire exemplaire.
Je pense que les sénateurs ont tous reçu dernièrement un exemplaire d’un petit livre d’un auteur canadien intitulé Sois une belle âme. On y trouve des conseils, inspirés de citations célèbres de toutes les époques, pour devenir un représentant du peuple qui fait avancer les choses. Or, les leçons que prodigue ce livre pourraient tout aussi bien avoir été transmises par le sénateur Lewis.
Le sénateur Lewis évoluait depuis toujours dans la sphère publique. Il a été élu municipal et il a défendu les intérêts de son industrie, de sa chère Saskatchewan et du Canada. Bref, longtemps avant d’être nommé au Sénat, Todd Lewis trouvait déjà des moyens d’apporter sa pierre à l’édifice politique.
Le sénateur Lewis croyait sincèrement dans la capacité des parlementaires de se serrer les coudes et de travailler main dans la main pour trouver des moyens d’avancer. J’ai été impressionnée dès sa première participation à une réunion du Comité de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles, car il était tout un atout pour nos délibérations.
Cela dit, il n’y avait là rien d’étonnant puisque, à ce que disent d’autres Saskatchewanais, il s’était bâti une réputation, durant sa carrière, d’homme avisé et terre-à-terre qui était en mesure de rallier les agriculteurs, les groupes de l’industrie et les gouvernements afin de traiter les enjeux du domaine agricole. Cette approche aussi porteuse que pragmatique, il en a aussi fait bénéficier le Sénat et ses comités dans leurs travaux, quel que soit le sujet.
Le sénateur Lewis était un homme simple et d’une humilité évidente qui affichait son amour sincère de ce qu’il faisait et des gens qu’il servait. Il avait aussi une écoute hors pair.
Le caractère du sénateur Lewis réunissait les meilleures qualités, sans exception : la fiabilité, le respect, la responsabilité, l’équité, la bienveillance et le sens civique. Une de ses amies de longue date a déclaré ce qui suit dans un article paru dans un média local :
[…] il a passé sa vie à chercher le bien commun. Il ne s’agissait pas seulement de Todd, il s’agissait de l’intérêt supérieur de notre collectivité, de notre [municipalité rurale], de la Saskatchewan et, ensuite, du Canada.
Le sénateur Lewis n’a jamais cessé d’apprendre et il était toujours prêt à mettre à profit la sagesse et les compétences qu’il avait acquises dans sa province dans des dossiers d’un océan à l’autre. Je lui serai toujours reconnaissante d’avoir fait partie du groupe d’étude du Comité de l’énergie et de l’environnement sur l’industrie pétrolière et gazière à Terre-Neuve-et-Labrador. Ce fut un plaisir d’apprendre à le connaître à l’extérieur du Sénat et de le voir interagir avec les Canadiens sur leur propre terrain.
Comme l’a si bien dit Maya Angelou :
[…] les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais ils n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir.
Un autre des admirateurs saskatchewanais du sénateur Lewis a fait écho à ce sentiment en ces termes :
Une des choses qu’il m’a enseignées — et ça devrait être une leçon pour nous tous —, c’est qu’il faut traiter les gens avec gentillesse […] Il s’est vraiment battu pour les producteurs de la Saskatchewan et les producteurs agricoles canadiens. Surtout, c’était une personne gentille et aimable. Il a veillé sur tout le monde et a fait passer les intérêts de tout le monde avant les siens.
Merci, Todd. Ton passage parmi nous aura rendu ce monde meilleur.
Honorables sénateurs, je prends aujourd’hui la parole pour faire une chose que j’aurais aimé avoir le temps et l’initiative de faire en personne, soit rendre hommage à la grandeur de l’honorable Todd Lewis.
Bon nombre d’entre nous commençaient tout juste à découvrir l’incroyable somme de ses connaissances, son sens de l’humour typiquement saskatchewanais — c’est le terme — et l’immensité de sa générosité.
Pour être honnête, le sénateur Lewis me faisait penser à ce qu’était mon père il y a environ 30 ou 40 ans, à l’époque où nous vivions à la ferme. Il dégageait cette même présence discrète qui témoignait d’un profond respect pour son métier, d’un respect pour la puissance de la terre et de ce qu’elle peut offrir quand on en prend bien soin et d’un profond respect pour sa collectivité.
De toute évidence, Todd savait, comme tous ceux qui vivent dans les petites villes de la Saskatchewan, que chacun doit apporter sa pierre à l’édifice pour que les petites communautés puissent prospérer, voire simplement exister. Il me donnait tout bonnement l’impression que je pouvais rester moi-même, une petite fille de la campagne de la Saskatchewan, et c’est sans doute pour cela que tant de nos conversations n’étaient en réalité que des moments de plaisanterie. D’ailleurs, hier, lors de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux sénateurs, je me suis souvenue que j’avais essayé de le convaincre qu’il existait de nombreux protocoles dont on ne l’avait pas informé. Il n’avait pas bronché.
Dès le début de son mandat, j’ai pu constater l’étendue de ses connaissances et, en tant que représentante de la Saskatchewan au Comité de l’agriculture et des forêts, je savais que j’en viendrais à compter sur sa connaissance approfondie de la Saskatchewan et son expertise. Il m’est arrivé si souvent de lui taper sur l’épaule, de l’aborder dans le couloir et de monopoliser son temps autour d’une bière après la séance au D’Arcy McGee’s, qui, soit dit en passant, était notre principal lieu de recrutement lorsque le sénateur Klyne, d’autres membres du Groupe progressiste du Sénat et moi-même tentions de le convaincre de se joindre à nous.
Bien sûr, nous lui avons fait toutes sortes de promesses extravagantes, alors que nous savions très bien que nous n’étions même pas en mesure de les faire, le tout pour plaisanter, mais nous avons toujours su que le sénateur Lewis était exactement là où il devait être. Tout cela se faisait toujours dans la bonne humeur, parfois simplement pour le faire réagir, mais aussi parce que nous aimions sincèrement passer du temps avec lui.
Honnêtement, je cherchais simplement à profiter davantage de ses connaissances et de nos conversations sur des sujets autres que le travail. Ayant moi-même grandi dans une ferme en Saskatchewan, je crois que mes échanges avec lui me permettaient de renouer avec mon enfance campagnarde tout en actualisant mes connaissances.
J’ai un véritable regret : j’aurais vraiment aimé me rendre à sa ferme pour qu’il puisse me montrer à quel point sa couche arable était profonde. La question demeure entière, mais je suis reconnaissante d’avoir eu la chance de constater toute la profondeur de sa bonté.
Puissions-nous perpétuer son héritage en continuant d’adopter de bonnes politiques agricoles, et puisse-t-il, de là-haut, nous guider et être fier de nous. Qu’il repose en paix. Puissent son épouse, Terry, sa fille, Kim, ses frères, Rod et John, ainsi que ses nombreux parents et amis trouver du réconfort dans les souvenirs des moments partagés avec lui. Merci.