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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — L'anniversaire de l'attaque du 7 octobre sur Israël

7 octobre 2026


L’honorable Leo Housakos (leader de l’opposition)

Honorables sénateurs, le 7 octobre 2023 a été le massacre le plus meurtrier commis contre des Juifs en une journée depuis l’Holocauste. Ce jour-là, des terroristes du Hamas ont envahi Israël et tué sauvagement des innocents. Ils ont filmé leurs crimes et publié des vidéos qu’ils ont montrées au monde entier.

Une des images les plus durables de leur jubilation cruelle demeurera la vidéo où ils paradent le corps mutilé de Shani Louk dans les rues de Gaza à l’arrière d’une camionnette.

Le corps mutilé d’une autre femme a été filmé pendant qu’on le sortait du coffre d’un véhicule; ses pantalons étaient maculés de sang.

Les témoignages ne sont pas moins difficiles à supporter. Une femme a raconté qu’elle a vu son amie être violée par plusieurs hommes et se faire couper les seins, puis se faire tirer une balle dans la tête alors que son agresseur la violait encore.

Les premiers intervenants israéliens ont trouvé des jeunes femmes, dont de jeunes adolescentes, dont le bas du corps était dénudé et qui portaient des marques de viol. D’autres femmes ont eu le bassin fracturé, tant l’agression qu’elles avaient subie était violente. Le viol a été utilisé comme arme, honorables collègues. C’est quelque chose qui devrait provoquer la colère de tous les sénateurs qui ont déjà dénoncé la violence faite aux femmes.

Ils ont tué huit Canadiens : Judih Weinstein Haggai, Vivian Silver, Ben Mizrachi, Alexandre Look, Tiferet Lapidot, Shir Georgy, Netta Epstein et Adi Vital-Kaploun. Adi a été abattue à la maison, devant ses deux jeunes fils. Sa mère, Jacqui, née et élevée à Ottawa, rendait visite à sa famille en ville lorsqu’elle a appris la mort de sa fille. Après avoir vu Jacqui, il m’est impossible d’oublier le poids considérable de sa perte.

Honorables sénateurs, il est franchement exaspérant que, trois ans plus tard, je sois encore ici, au Parlement, à devoir expliquer ce qui s’est passé le 7 octobre.

Contrairement à ce que CTV a honteusement rapporté ce matin avant de le retirer de son site Web, ce n’était pas simplement le début d’une guerre.

Ce n’était pas un acte de résistance ni un conflit abstrait à édulcorer, à redéfinir ou à glaner abstraitement dans les manchettes. Il s’agissait d’un massacre ciblé et horrible de Juifs, et chaque événement, chaque goutte de sang et toute la destruction dans la région découlent directement de ce que le Hamas a fait ce matin-là.

Cette haine s’est répandue dans toutes les régions du monde, y compris ici même, dans nos rues, où les juifs sont la principale cible de crimes même s’ils ne représentent que 1 % de la population.

Il y a quelques semaines seulement, le jour du Yom Kippour, quelqu’un a tiré sur une synagogue pas très loin d’ici, à Belleville. Aujourd’hui, des synagogues et des écoles doivent être protégées par la police. Des familles juives se demandent sérieusement si leurs enfants ont un avenir dans notre pays, et beaucoup ont conclu que non.

Ignorer l’origine de cette haine, tomber dans des équivalences morales ou oublier la sauvagerie indescriptible du 7 octobre revient à trahir complètement les victimes de ce drame, les Canadiens juifs et nos principes occidentaux.

« Plus jamais » ne saurait être simplement une expression que l’on emploie passivement et qui est confinée aux livres d’histoire. Un pareil drame exige un jugement moral sans équivoque aujourd’hui et tous les jours. Le mal doit être nommé. Les communautés juives doivent bénéficier d’un appui indéfectible chez nous et un peu partout dans le monde. La mémoire des victimes qui ont été arrachées à la vie en ce jour noir doit être honorée.

Merci, honorables collègues.

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