DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La réserve écologique de Cape St. Mary's
10 avril 2019
Honorables sénateurs, c’est avec plaisir que je présente aujourd’hui le chapitre 53 de « Notre histoire ».
Ma province, Terre-Neuve-et-Labrador, est connue partout pour la beauté naturelle de ses paysages. Il n’existe pas beaucoup d’endroits dans le monde où, depuis une colline balayée par le vent, on peut regarder des baleines jouer dans l’océan Atlantique avec en arrière plan un gigantesque iceberg à la dérive entouré d’une nuée de mouettes.
La province ne manque pas d’attraits pour les visiteurs. À mon avis, un de ses plus grands trésors et une de ses principales attractions touristiques, un fleuron de son offre touristique en fait, est la réserve écologique de Cape St. Mary’s. Située à seulement 15 minutes de voiture de la ville où j’habite, St. Bride’s dans la région du cap Shore, cette réserve unique en son genre accueille chaque année des milliers de touristes qui viennent de partout dans le monde. « The Cape », comme on l’appelle là-bas, est la colonie d’oiseaux marins la plus facilement accessible en Amérique du Nord.
Un immense éperon d’érosion marine, baptisé judicieusement « Bird Rock », ou rocher des oiseaux, s’élève à 400 pieds au-dessus de l’océan et abrite en été des dizaines de milliers de fous de Bassan, de mouettes tridactyles et de guillemots marmettes, ainsi que plusieurs autres espèces d’oiseaux. Bird Rock présente un magnifique spectacle du monde naturel. Étonnamment, il est possible d’admirer ces oiseaux majestueux à seulement 20 mètres de soi. Peu d’endroits dans le monde présentent à la fois un paysage d’une telle beauté à couper le souffle et un spectacle de la nature absolument grandiose. C’est un véritable paradis pour les ornithologues, les randonneurs et les explorateurs.
La réserve compte un magnifique centre d’interprétation à la fine pointe de la technologie, où travaillent des ambassadeurs pour la province, qui sont très compétents et connaisseurs. La Cape St. Mary’s Performance Series, une série annuelle de concerts, présente des artistes et des conteurs de la région, qui savent réchauffer le cœur des spectateurs avec leurs chansons et leurs histoires portant sur ce lieu sans pareil.
Le célèbre ornithologue Roger Tory Peterson a déclaré ce qui suit au sujet de Cape St. Mary’s : « Les oiseaux [...] tourbillonnent le long des falaises comme une tempête de neige. » Croyez-moi, il peut parfois être étourdissant d’assister à un tel spectacle de près. Toutefois, il peut aussi s’agir d’une expérience extraordinaire, qu’il n’est possible de vivre nulle part ailleurs.
Un touriste de Calgary, en Alberta, a récemment écrit ce qui suit sur ce lieu :
Il est absolument renversant de se trouver à deux pas d’un éperon d’érosion marine couvert de 20 000 fous de Bassan et de les voir s’envoler autour de soi. C’est l’un des sites incontournables d’une province qui compte des lieux fantastiques.
Comme vous pouvez le constater, beaucoup de choses ont été écrites au sujet de cet endroit magnifique, dont l’une des chansons les plus célèbres de Terre-Neuve-et-Labrador, Let Me Fish Off Cape St. Mary’s. Les versets suivants sont très éloquents :
Comme j’aimerais de nouveau naviguer vers le couchant.
Comme j’aimerais pêcher au large de Cape St. Mary’s,
Où le vent porte les puffins et la complainte des cornes de brume.
Avec mes amis les Brown et les Cleary,
Comme j’aimerais pêcher au large de Cape St. Mary’s.
Je veux sentir mon doris se bercer
Sur les grandes vagues de l’Atlantique,
Où la marée se déchaîne,
Où les canards sauvages tournoient
Et où le bon vieux Neptune règne en roi et maître
Sous les grandes vagues de l’Atlantique.
Chers collègues, je vous assure qu’il n’est pas possible de se rendre compte de la majesté de ce lieu simplement en lisant des textes à son sujet ou en en entendant parler. Vous devez aller le constater par vous-mêmes. Je vous invite donc à visiter Terre-Neuve-et-Labrador, en particulier la réserve écologique de Cape St. Mary’s. Vous ne serez certainement pas déçus.
Comme l’a si bien dit le célèbre poète américain Ralph Waldo Emerson : « La nature porte toujours les couleurs de l’esprit. »
Merci.