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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La véritable histoire du père Noël

11 décembre 2024


Honorables sénateurs, c’est avec plaisir que je présente aujourd’hui le chapitre 85 de « Notre histoire ». Je le dédie au sénateur Cotter.

Honorables sénateurs, c’est la saison où on se permet de croire, et je suis tout à fait conscient que certains de mes chapitres précédents ont pu, parfois, être difficiles à croire, mais ils sont tous vrais — même ceux que j’ai inventés.

Ce que je vous raconte aujourd’hui est la vérité, et, lorsque j’aurai terminé, vous croirez vous aussi, sans l’ombre d’un doute, que le père Noël vient bien de Terre-Neuve-et-Labrador.

Cette histoire a commencé il y a bien longtemps, lorsqu’une femme du nom de Joy Butt, de Pinsent’s Arm au Labrador, a épousé un pêcheur du nom de Christopher Legge, de Turks Gut. Mes amis, il n’y a qu’à Terre-Neuve-et-Labrador qu’un Legge épouse une Butt de Pinsent’s Arm et que la réception ait lieu à Turks Gut, alors tout est possible.

Joy et Christopher ont eu trois enfants. Deux filles ont été suivies d’un petit garçon plein d’entrain, qu’ils ont fièrement appelé Nicholas.

Nicholas a grandi dans une famille aimante et a appris très tôt l’art de donner. Il a très vite décidé de répandre sa générosité dans le monde entier. Au début de la vingtaine, Nicholas est devenu la personne que nous appelons aujourd’hui le père Noël.

Vous vous demandez peut-être comment nous pouvons en être sûrs.

C’est parce que le père Noël est très amical, bienveillant et généreux, comme le sont tous les habitants de Terre-Neuve et du Labrador. Il est toujours prêt à partager et à apporter du bonheur et des sourires aux gens, en particulier aux plus démunis. Il travaille dur et est capable de remplir ses fonctions chaque année parce que, comme la plupart des hommes, il a à ses côtés une femme forte et sûre d’elle. Vous l’appelez tous mère Noël, mais, à Terre-Neuve, nous la connaissons tous sous le nom d’Elizabeth Foley de Tickle Cove.

Seul un Terre-Neuvien, en l’absence de chutes de neige la veille de Noël, parviendrait à faire atterrir le gros traîneau rouge sous une pluie battante et un brouillard épais, avec moins de 100 mètres de visibilité et un vent de 120 kilomètres à l’heure. Seul un Terre-Neuvien choisirait de faire tirer son traîneau par neuf rennes, alors que trois suffisent. La raison en est que les Terre-Neuviens et les Labradoriens aiment avoir de la compagnie et que le père Noël ne veut pas que ses rennes se sentent seuls, surtout la veille de Noël.

Soit dit en passant, le renne à la tête de l’attelage, Rudolphe, doit son nom à l’oncle de Nicholas, qui habite dans le joli village de pêcheurs de Joe Batt’s Arm. L’oncle Rudolphe sortait en mer avec son bateau de pêche dans le brouillard le plus épais sans même un compas pour s’orienter, et il est toujours rentré chez lui sain et sauf. Il lui suffisait de humer le vent, et il savait dans quelle direction aller, d’où le nom de Rudolphe le renne au nez rouge.

Maintenant que j’ai votre attention, j’ai un bref message du père Noël à vous transmettre à vous tous. Après le grand défilé annuel du père Noël à St. Johns, j’ai rencontré le père Noël. Nous avons pris le thé ensemble et nous avons eu une conversation intéressante. Pour vous dire une fois de plus la vérité, il n’est pas ravi de certaines choses qui se sont passées au Sénat du Canada ces quelques derniers mois. Voici le message qu’il nous adresse à tous :

Chers sénateurs,

Ho, ho, ho.

L’environnement politique dans lequel vous avez tous le privilège de travailler chaque jour peut parfois être un milieu où il est difficile d’exercer ses fonctions. Je vous remercie d’être au service du pays extraordinaire qu’est le Canada. J’ai observé et écouté vos travaux, et j’ai constaté que, de temps en temps, les discussions et les débats sont très houleux. Cela me préoccupe.

À l’approche de la période de Noël, je vous demande de vous rappeler que la gentillesse et le respect des autres triomphent toujours. Chaque personne que vous rencontrez porte un fardeau, quel qu’il soit, et c’est à nous d’alléger le fardeau des autres avec un mot gentil, un sourire ou un câlin.

Je vérifie la liste des enfants gentils tous les jours et la plupart d’entre vous s’y trouvent, mais vous feriez mieux de rester sages, si vous voulez voir petite maman embrasser le père Noël.

Joyeux Noël à tous et bonne soirée.

Ho ho ho!

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