Le Monument commémoratif national de guerre de Terre-Neuve et la Tombe du soldat inconnu de Terre-Neuve de la Première Guerre mondiale
Interpellation--Fin du débat
4 novembre 2025
Ayant donné préavis le 29 octobre 2025 :
Qu’il attirera l’attention du Sénat sur le Monument commémoratif national de guerre de Terre-Neuve et la Tombe du soldat inconnu de Terre-Neuve de la Première Guerre mondiale.
— Honorables sénateurs, St. John’s abrite l’un des deux seuls monuments commémoratifs nationaux de guerre au Canada, et celui de Terre-Neuve est le plus ancien, puisqu’il a été inauguré le 1er juillet 1924. Terre-Neuve était alors un dominion autonome de l’Empire britannique. L’inauguration a eu lieu 15 ans avant la construction du Monument commémoratif de guerre du Canada ici, à Ottawa.
Notre monument commémoratif de guerre est situé sur la rue Water, dans la capitale, St. John’s, sur un terrain anciennement connu sous le nom de la plage King’s. C’est là que bon nombre de soldats du Royal Newfoundland Regiment ont foulé le sol de Terre-Neuve pour la dernière fois avant d’embarquer à bord du Florizel, qui les attendait, pour partir à la guerre.
Lors de la Première Guerre mondiale, environ 12 000 habitants de Terre-Neuve-et-Labrador se sont enrôlés pour combattre aux côtés de la Grande-Bretagne, du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis.
Pendant la Première Guerre mondiale, le régiment de Terre-Neuve, de la taille d’un bataillon, a été la seule unité nord‑américaine à combattre lors de la campagne de Gallipoli en 1915. Plus tard pendant la guerre, le régiment a pratiquement été anéanti à Beaumont-Hamel le 1er juillet 1916, premier jour de la bataille de la Somme.
Les premières recrues du régiment ont été surnommées les Blue Puttees en raison de la couleur inhabituelle de leurs bandes molletières, des bandes recouvrant la partie inférieure de la jambe, de la cheville au genou. La couleur bleue a été choisie en raison de la pénurie de tissu kaki foncé sur l’île de Terre-Neuve à l’époque.
En décembre 1917, George V accorda au régiment le droit d’utiliser le préfixe « Royal » devant son nom. Ce fut la seule unité militaire à recevoir cet honneur pendant la Première Guerre mondiale.
Après la Première Guerre mondiale, la Great War Veterans’ Association et la Newfoundland Patriotic Association ont lancé une campagne visant à ériger un monument commémoratif de guerre national. Ces associations ont formé un comité chargé de concevoir le monument et de recueillir les fonds nécessaires à sa construction. En très peu de temps, les dons ont commencé à affluer.
Le mémorial commémore toutes les réalisations de Terre-Neuve-et-Labrador pendant la guerre, sur terre et sur mer. La construction du mémorial a été supervisée par le lieutenant-colonel Thomas Nagle, aumônier catholique du Royal Newfoundland Regiment, et par le capitaine à la retraite Gerald Whitty.
Conçue par les artistes britanniques Gilbert Bayes et Ferdinand Victor Blundstone, la sculpture allégorique féminine appelée Victoire, Liberté ou Esprit de Terre-Neuve repose sur un piédestal en granit. Elle tient un flambeau dans sa main gauche, au-dessus de sa tête. Ce flambeau, qui symbolise la liberté, est le point le plus élevé du monument commémoratif, donnant la priorité à la liberté comme motivation centrale des contributions de Terre-Neuve en temps de guerre. Dans sa main droite, elle tient une épée qui représente à la fois la volonté de Terre-Neuve de servir pendant la Première Guerre mondiale et sa loyauté envers l’Empire britannique. L’épée est au-dessous de sa taille, mais pas complètement abaissée, car elle est prête à combattre. Elle est censée représenter le fait que, bien que la guerre soit terminée, Terre-Neuve était, et est toujours, prête à se battre pour sa liberté et son indépendance.
La sculpture féminine s’élève au-dessus de quatre figures en bronze plus vraies que nature représentant un marin de la Newfoundland Royal Naval Reserve, un bûcheron du Corps forestier, un pêcheur en ciré et en bottes Wellington de la marine marchande, et un soldat du Royal Newfoundland Regiment, établissant ainsi un lien tangible avec Terre-Neuve-et-Labrador et ceux qui ont servi à l’étranger et sur le front intérieur.
Sur le devant du monument, sous les figures, se trouvent cinq plaques commémorant les contributions de Terre-Neuve-et-Labrador à différents conflits. Au centre, la plaque originale de 1924 rend hommage aux personnes tuées pendant la Première Guerre mondiale. Des plaques dédiées aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée, de la guerre en Afghanistan et de la guerre de 1812 ont été ajoutées ultérieurement.
En 2019, le monument reçoit la désignation de lieu historique national en raison de son importance artistique et du fait qu’il a été inspiré par le célèbre poème de John McCrae, Au champ d’honneur. Le maréchal Douglas Haig, comte Haig, qui avait commandé le corps expéditionnaire britannique pendant la majeure partie de la Première Guerre mondiale, a inauguré le Monument commémoratif national de guerre à St. John’s le 1er juillet 1924. Vingt mille personnes, soit 10 % de la population de l’île à l’époque, sont venues assister à l’inauguration.
En prévision de son centenaire en 2024, le monument commémoratif a fait l’objet d’une restauration chiffrée à 6,1 millions de dollars. Une partie du projet a été confiée à un sculpteur de la région : Morgan MacDonald, de St. John’s. Il s’agissait d’un véritable travail de moine : redonner aux sculptures leur aspect d’origine après un siècle d’exposition aux intempéries.
L’apparence des sculptures s’était altérée au fil du temps. Celles‑ci avaient pris une teinte verdâtre, résultat d’un processus appelé oxydation. Morgan MacDonald jouit d’une réputation à l’échelle nationale pour son travail de sculpteur, mais il affirme que ce projet particulier était une véritable œuvre d’amour, quelque chose qui le touchait très personnellement. En effet, l’arrière-grand-père de Morgan, Joe Babstock, était un vétéran de la Première Guerre mondiale ayant survécu à plusieurs batailles et à la captivité allemande.
Alors qu’il effectuait ses travaux de restauration sur les statues, Morgan a déclaré avoir ressenti un lien profond avec les artistes qui les avaient initialement construites il y a plus de 100 ans et avoir considéré comme un grand honneur d’avoir le privilège d’être chargé de restaurer les statues à leur état d’origine. Il a déclaré : « C’est un travail d’une qualité que l’on ne voit plus aujourd’hui. Il appartient à une époque révolue […]» Il a ajouté : « C’est un grand exercice d’humilité. J’admire ce genre de savoir-faire. »
Je peux dire sans hésiter que mes concitoyens de Terre-Neuve-et-Labrador et moi-même sommes ravis de l’excellent travail de Morgan MacDonald. Le résultat final de ces heures de travail acharné qu’il a consacrées à la restauration des statues du monument commémoratif de guerre témoigne d’un talent exceptionnel, et nous lui serons éternellement reconnaissants de ce qu’il a accompli. Il laisse lui aussi un legs dont il devrait être très fier.
Le projet de restauration a permis d’embellir le site dans son ensemble, d’installer un nouvel éclairage et d’aménager de nouvelles allées et de nouveaux escaliers accessibles. Les mots peuvent difficilement décrire la beauté du résultat final. C’est tout à l’honneur de ceux qui ont conçu, réalisé et financé le projet, mais surtout, c’est un hommage bien mérité aux femmes et aux hommes courageux qui se sont battus et qui sont morts pour défendre la paix et la liberté dont nous jouissons aujourd’hui dans ce pays.
L’aménagement de la tombe du soldat inconnu est un autre élément important du projet de restauration.
Reconnaissant l’histoire militaire unique de Terre-Neuve, la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth a, pour la toute première fois, approuvé l’aménagement d’une deuxième tombe d’un soldat inconnu dans le même pays.
La tombe est faite de granit calédonia extrait à Rivière-à-Pierre, au Québec. On a choisi ce granit pour sa couleur, qui correspond à celle du monument commémoratif de guerre. Les éléments en bronze, c’est-à-dire une épée médiévale, un casque de la Première Guerre mondiale et des branches d’érable et de laurier, symbolisent à la fois la victoire et la défaite et ont été élaborés par l’artiste canadienne Mary Ann Liu et coulés à Roberts Creek, en Colombie-Britannique. Trois des pièces de coin représentent les versions de la Croix du Souvenir depuis sa création, sous les règnes de trois monarques canadiens, soit George V, George VI et Elizabeth II, tandis que la quatrième pièce de coin représente un coquelicot.
La pierre qui recouvre la tombe pèse environ 1 100 kg et est faite de granit du Labrador et d’une pierre appelée « Blue Eyes ». La tombe porte l’inscription « Connu de Dieu seul » en français et en anglais. Une fleur de myosotis, symbole du souvenir du Newfoundland Regiment, est également gravée dans le granit. Les armoiries de Terre-Neuve sont gravées sur le devant de la tombe. Il s’agit en effet d’une œuvre d’art spectaculaire, et maintenant qu’elle est achevée, le temps est venu de ramener notre héros à la maison.
Le processus qui a permis d’atteindre cet objectif, à savoir ramener notre héros chez lui, est en soi un sujet intéressant, mais bien que de nombreuses personnes aient contribué à sa réalisation, ce sont trois fils respectés et admirés de Terre-Neuve-et-Labrador, membres de la Légion royale canadienne, qui sont à l’origine de cette réussite.
Frank Sullivan, Berkley Lawrence et Gary Browne avaient un rêve qu’ils n’allaient pas cesser de poursuivre tant qu’il ne serait pas réalisé.
M. Sullivan, un vétéran comptant 40 ans de service, a été inspiré par le rapatriement de soldats inconnus par d’autres nations et s’est senti personnellement concerné, car son grand-oncle, le soldat Charles Canning, avait servi dans le Royal Newfoundland Regiment pendant la Première Guerre mondiale et avait été tué en 1918. Il n’a pas de lieu de sépulture connu. M. Sullivan estimait que le soldat inconnu à Ottawa ne représentait pas l’histoire unique et fière de Terre-Neuve-et-Labrador, en particulier celle du Royal Newfoundland Regiment. Il a donc été le premier à avoir l’idée de rapatrier un soldat de Terre-Neuve.
Berkley Lawrence est issu d’une famille de Terre-Neuve qui compte quatre générations de militaires, à commencer par son grand-père, le soldat Stephen Lawrence, qui a survécu à la bataille de Beaumont-Hamel. Il y a un quart de siècle, lorsque la Tombe du soldat inconnu a été érigée au Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa, Berkley était membre actif des Forces armées canadiennes.
Un appel a été lancé à son unité afin de demander des volontaires pour monter la garde devant la tombe, et Berkley a levé la main. Il a ensuite passé de nombreuses heures comme sentinelle devant la tombe d’Ottawa, et cette expérience a fait naître en lui le désir de ramener l’un de nos gars chez lui, à Terre-Neuve.
Gary Browne, ancien chef adjoint de la Force constabulaire royale de Terre-Neuve et ancien combattant des Forces armées canadiennes, est un auteur renommé dans le domaine de l’histoire militaire et policière. Auteur de trois ouvrages sur l’histoire militaire de Terre-Neuve-et-Labrador, il est connu de Terre-Neuve à Gallipoli. Il a participé à la construction de monuments à Terre-Neuve-et-Labrador, en Belgique et en Türkiye.
La première demande adressée à Anciens Combattants Canada, à Ottawa, pour solliciter l’aide du ministère pour le rapatriement d’un soldat de Terre-Neuve, a été catégoriquement rejetée. Cependant, les fonctionnaires ont sans doute sous-estimé la détermination et la passion de MM. Sullivan, Lawrence et Browne.
Les trois hommes ayant bénéficié dès le départ de l’appui du ministre fédéral responsable de Terre-Neuve-et-Labrador, Seamus O’Regan, et du ministre provincial du Tourisme et de la Culture de Terre-Neuve-et-Labrador, Steve Crocker, leur rêve a commencé à sembler réalisable. Peu de temps après, le ministre Crocker a présenté la demande lors d’une réunion à Ottawa avec le ministre des Anciens Combattants de l’époque, Lawrence MacAulay, et il a également organisé une rencontre entre MM. Sullivan, Lawrence et Browne et le premier ministre de l’époque, Andrew Furey, afin de discuter de la proposition.
Gary Browne m’a dit qu’après que les trois hommes eurent rencontré le premier ministre Furey et eurent obtenu l’assurance que le ministre MacAulay les appuyait, il était convaincu que le mouvement était enclenché pour réaliser le rêve de ramener l’un de nos fils à Terre-Neuve.
Michael Crummey, auteur primé de Terre-Neuve et coauteur du documentaire La bataille de Terre-Neuve, qui porte sur la bataille de Beaumont-Hamel, s’est dit frappé de constater à quel point les pertes semblaient encore affecter personnellement bon nombre des personnes avec qui il s’est entretenu lors de ses recherches.
M. Crummey a déclaré ceci lors d’une entrevue : « Je pense que c’est un petit coin de pays où les liens entre les gens sont très forts. »
Le concept des six degrés de séparation ne s’applique pas ici : il y en a au maximum un ou deux. On a donc l’impression que ces pertes nous ont tous affectés et que nos vies auraient été complètement différentes si la Première Guerre mondiale n’avait pas eu lieu.
L’opération visant à ramener le soldat inconnu chez lui a été baptisée opération Distinction. Le 13 mai 2024, le corps d’un soldat inconnu de Terre-Neuve a été exhumé d’un cimetière militaire à Cagnicourt, en France. Ce soldat était membre du Royal Newfoundland Regiment et il a été tué lors de la Première Guerre mondiale. On pense qu’il est mort dans le Nord de la France et qu’il a été enterré parmi d’autres soldats de Terre-Neuve, mais son identité n’a jamais été confirmée. Les restes ont été identifiés comme appartenant à un soldat de Terre-Neuve grâce à l’archéologie judiciaire et à des recherches archivistiques qui ont permis de découvrir un insigne d’épaule du Royal Newfoundland Regiment près de la tombe.
Les membres du Royal Newfoundland Regiment portaient des insignes distinctifs sur leur uniforme. Pour afficher leur allégeance à la mère patrie, un badge arborant un caribou ou un écusson représentant Terre-Neuve était fixé à l’épaule de leur uniforme.
Les efforts visant à rapatrier un soldat terre-neuvien inconnu remontent à 1920, quand Thomas Nangle, l’aumônier du régiment, a été le premier à plaider en faveur de ce geste. L’objectif était de fournir une sépulture symbolique aux plus de 820 Terre-Neuviens sans tombe connue.
Le matin du 25 mai 2024, lors d’une cérémonie émouvante et solennelle au monument commémoratif de Beaumont-Hamel, alors que l’Hymne à Terre-Neuve sonnait sur l’ancien champ de bataille, le gouvernement de la France a transféré le corps du soldat inconnu au gouvernement du Canada et, plus tard ce jour-là, le fier fils de Terre-Neuve est arrivé à St. John’s et a été accueilli en héros plus de 100 ans après la Première Guerre mondiale. Ce fut un moment spécial et touchant dans l’histoire de notre province.
Un corbillard portant le cercueil a fait une procession solennelle devant plusieurs sites d’importance historique pour le Royal Newfoundland Regiment, y compris les terrains d’entraînement à Pleasantville, le port où le S.S. Florizel aurait amarré, le Sergeants’ Memorial, le manège militaire de la CLB et le Monument commémoratif de guerre du Canada. Une foule nombreuse s’était massée le long des rues pour voir passer le corbillard. Nombre de personnes ont fait le signe de la croix au passage du corbillard, et on pouvait lire sur leurs lèvres qu’ils disaient « merci ». C’était un événement unique dans une vie.
Du 28 au 30 juin 2024, la dépouille du soldat inconnu a été exposée à l’Édifice de la Confédération, à St. John’s, où des milliers de Terre-Neuviens et de Labradoriens sont venus lui rendre hommage.
La plupart des Canadiens connaissent le 1er juillet comme étant la fête nationale du Canada. Cependant, à Terre-Neuve-et-Labrador, cette journée revêt une signification supplémentaire et plus solennelle. Elle est également connue sous le nom de Jour du Souvenir et marque l’anniversaire de la bataille de Beaumont-Hamel, lors de la Première Guerre mondiale. Des centaines de soldats terre-neuviens ont été tués au combat durant cette bataille.
Le commandant de la 29e Division britannique qualifia ainsi les efforts déployés par le Newfoundland Regiment, ce matin de juillet :
« Ce fut un magnifique exemple de vaillance exercée et disciplinée, et son offensive a échoué parce que des hommes morts ne peuvent plus avancer. »
Chaque année, le 1er juillet, de nombreux habitants de Terre-Neuve portent une fleur délicate de myosotis en l’honneur des soldats du Royal Newfoundland Regiment.
Alors que le soleil se levait sur les collines près du port de St. John’s, le 1er juillet 2024, on sentait bien que le jour du Souvenir serait différent des autres cette année-là. Une grande cérémonie allait avoir lieu au Monument commémoratif national de guerre de Terre-Neuve pour souligner son 100e anniversaire, et pendant cette célébration du centenaire, la dépouille du soldat inconnu du Royal Newfoundland Regiment allait être inhumée.
La gouverneure générale du Canada, le premier ministre et le premier ministre de notre province, qui avait été désigné comme plus proche parent, se sont joints à des milliers d’autres personnes lorsque la dépouille du soldat a quitté l’édifice de la Confédération pour se rendre au Monument commémoratif national de guerre de Terre-Neuve.
Il y avait une atmosphère particulière à St. John’s ce matin-là. Le silence de la foule était assourdissant. C’était un privilège de me tenir devant le mémorial à ce moment-là, un moment que je chérirai et que je n’oublierai jamais. J’ai pensé à toutes les familles, en particulier aux mères et aux épouses dont le fils ou le mari n’était jamais rentré à la maison. J’ai pensé aux enfants qui ont dû grandir sans présence paternelle pendant cette période économique difficile à Terre-Neuve. J’ai pensé à ce que serait notre province aujourd’hui si ces courageux soldats étaient rentrés chez eux. Pendant que le cercueil était déposé au fond de la tombe, j’ai pensé au soldat qui y reposait en imaginant son bonheur d’être enfin inhumé en territoire terre-neuvien. C’était un moment de fierté pour Terre-Neuve-et-Labrador.
Frank Sullivan, dont le rêve de rapatrier le soldat s’était enfin réalisé, a déclaré...
Sénateur Manning, votre temps de parole est écoulé. Demandez-vous cinq minutes de plus?
Il me faudrait encore deux minutes, s’il vous plaît.
Encore deux minutes. Est-ce d’accord, honorables sénateurs?
Comme l’a dit Frank Sullivan, dont le rêve de rapatrier le soldat s’était concrétisé : « Les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador ont maintenant une personne qui incarne leur dévouement et leur sacrifice collectifs » et « Quand viendra l’heure du crépuscule et de celle de l’aurore, nous nous souviendrons d’eux ».
On se souviendra du 1er juillet 2024 comme d’un jour important dans l’histoire de Terre-Neuve-et-Labrador, et je tiens à remercier très sincèrement toutes les personnes qui ont fait de cette journée une réalité, en particulier Frank Sullivan, Berkley Lawrence et Gary Browne. Nous sommes fiers de vous. Je terminerai donc par quelques mots tirés de notre hymne provincial, « Hymne à Terre-Neuve ».
L’amour de nos aïeux, un phare;
Leurs valeurs, notre espoir;
Au ciel nous offrons leur prière.
Que Dieu protège Terre-Neuve,
Protège et garde
Notre pays Terre-Neuve.
Merci.