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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Les alliés au sein du Comité sénatorial permanent des peuples autochtones

28 avril 2026


Honorables sénateurs, je tiens aujourd’hui à rendre hommage aux alliés qui siègent au Comité sénatorial permanent des peuples autochtones. Comme vous vous en souvenez sans doute, j’avais déjà rendu hommage aux membres des Premières Nations, aux Métis et aux Inuits qui font partie de ce comité. Le Comité des peuples autochtones est un comité qui travaille fort et avec passion, et qui fait preuve de crédibilité, de spiritualité, d’éthique et de responsabilité.

Choisir d’être un allié n’est pas chose facile. Cela exige de s’engager à apprendre, de consacrer du temps à tisser des liens et de s’efforcer de comprendre les problèmes auxquels il faut remédier. Être un allié exige de la compassion, et les alliés ne sont pas à l’abri de la douleur de voir les inégalités dont sont victimes les Premières Nations, les Métis et les Inuits. Ils mènent leur combat dans les réunions du comité, les écoles et les universités, les établissements pénitentiaires et les communautés, ainsi que dans les tribunes publiques, au Sénat et, à l’échelle internationale, aux Nations unies et dans d’autres pays.

Les alliés privilégient les actes plutôt que les paroles. Au fil de leurs nombreuses années de travail assidu, y compris avant leur élection au Sénat, ils ont agi en partant du principe que les Premières Nations, les Métis et les Inuits ont leur place au Canada et y apportent une valeur inestimable. Les alliés ont appuyé certains des changements les plus importants au Canada, et il nous aurait fallu plus de temps pour atteindre ces objectifs sans leur soutien. Kinanâskomitinawow.

Les alliés voient un pays qui se targue de défendre les droits de la personne, mais qui ne le fait pas sur son propre territoire. Nous avons des alliés au Sénat dans des dossiers comme l’incarcération excessive, les violations des droits de la personne, l’autonomie gouvernementale, y compris l’identité, les préoccupations des jeunes, les inégalités en matière de santé, le racisme systémique et institutionnel, et j’en passe. Au Canada en particulier, les Premières Nations et les Inuit ont survécu, pendant des générations, à des lois racistes et ségrégationnistes, rendant les choses encore plus difficiles.

Or, comment maintenir son énergie et son engagement? Martin Luther King Jr. a dit : « Il faut accepter les déceptions passagères, mais conserver l’espoir pour l’éternité. » Un allié apporte de l’espoir dans les jours les plus sombres et est prêt à agir lorsqu’on le lui demande. J’en ai été personnellement témoin.

Je remercie les sénateurs McPhedran, Pate, Tannas, Sorensen et Clement d’avoir été une source d’inspiration pour nous, et je salue tout particulièrement les sénatrices McPhedran et Pate pour toutes leurs années de défense des droits des femmes et pour avoir été mes rocs.

Kinanâskomitinawow.

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