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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

1 octobre 2026


Chers collègues, hier, je suis retournée à Winnipeg pour participer à la Journée du chandail orange avec l’Organisation des chefs du Sud. En m’adressant aux personnes qui prenaient part à la marche de guérison organisée par l’Organisation des chefs du Sud, je leur ai posé la question suivante : « Comment nourrissez-vous votre iskotêw? » Iskotêw signifie « feu ». Cette question m’est venue à l’esprit parce que, lors d’une cérémonie du calumet, un Aîné avait évoqué l’importance de nourrir notre feu, pour nous qui appartenons aux Premières Nations.

Lorsque je pense à l’histoire des Premières Nations au Canada et à la violence insidieuse qui se manifeste sous diverses formes d’actes de génocide, tant historiques qu’actuels, je me dis — et c’est ce que j’ai dit aux participants de l’activité — que, quelles que soient les expériences que nous avons vécues, nous devons nous rappeler qu’il est de notre devoir sacré de veiller à ce que notre condition de victimes ne nous rende pas méconnaissables.

Lorsque j’ai prononcé ces paroles, j’ai senti un puissant élan collectif, et j’ai su que nous venions d’atteindre un tournant dans notre vie.

Les actes de violence ont étouffé notre feu intérieur, notre esprit. Depuis la cérémonie du calumet, je me pose chaque jour la même question : qu’est-ce qui nourrit mon feu et qu’est-ce qui l’étouffe? Puis, j’agis en conséquence.

Le 30 septembre — je parle maintenant au nom de l’Organisation des chefs du Sud —, nous célébrons la force, la détermination, la sagesse, la grâce, la générosité et le courage de nos peuples. Nous rendons hommage à ces magnifiques enfants que le Créateur nous a offerts. Nous remercions le Créateur qui nous a conçus dans un but bien précis, non pas pour les pensionnats autochtones, ni pour la rafle des années 1960, ni pour le génocide. Il nous a placés sur cette terre et a déposé la flamme en chacun de nous — en chacune des personnes présentes dans cette enceinte.

Chère famille, je tiens ici à vous rendre hommage pour toutes les façons dont vous avez façonné et dont vous continuerez à façonner votre brillant avenir.

Dorénavant, faisons du 30 septembre une journée de fête et de réflexion. Souvenons-nous de nos ancêtres et des membres de notre famille qui sont encore parmi nous, rendons-leur hommage, et faisons de même pour ceux qui ont subi ces atrocités et ceux qui en subissent encore les conséquences.

Honorables sénateurs, merci pour tout votre soutien et pour tout ce que vous avez fait pour nous aider. Merci. Kinanâskomitin.

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