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PÉRIODE DES QUESTIONS — L'emploi et le développement social

L'emploi chez les jeunes

6 novembre 2025


Ma question s’adresse au leader du gouvernement. Sénateur Moreau, j’ai été heureuse de constater, dans le budget Un Canada fort, que le gouvernement prévoit des fonds pour investir dans l’emploi chez les jeunes. Toutefois, vu l’énormité de la crise, le taux de chômage chez les jeunes étant le double de celui chez les adultes, on peut uniquement considérer la somme prévue comme une mise de fonds.

L’un des moyens que le gouvernement a choisis pour aider les jeunes à acquérir des compétences et créer des emplois pour les jeunes est le programme Emplois d’été Canada. Ayant utilisé ce programme, j’en comprends le mérite. Cependant, la vérificatrice générale a constaté un manque de données essentielles à l’égard de ce programme, à savoir combien d’emplois il crée et si ces emplois mènent à une carrière, car en vérité, c’est le souhait exprimé par les jeunes. Le gouvernement prendra-t-il des mesures pour remédier à cette lacune de sorte que le programme représente une voie vers un véritable emploi plutôt qu’une voie vers quelques chèques de paie à court terme?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) [ + ]

Les jeunes Canadiens rencontrent des défis sur le marché du travail. Nous en sommes tous conscients étant donné que le taux de chômage chez les jeunes s’élevait à 14,7 % en septembre. Dans le budget de 2025, le gouvernement prévoit que le programme Emplois d’été Canada soutiendra 100 000 emplois d’été, grâce à un investissement de 594 millions de dollars.

Bien que le gouvernement soit également déterminé à aider les jeunes à trouver un emploi rémunérateur, il prend cette question très au sérieux. C’est pourquoi il investit plus de 300 millions de dollars dans la Stratégie emploi et compétences jeunesse afin d’offrir une formation à 20 000 jeunes Canadiens qui rencontrent des obstacles à l’emploi, et 635 millions de dollars dans le Programme de stages pratiques pour étudiants afin de soutenir 55 000 possibilités d’apprentissage intégré au travail pour les étudiants de niveau postsecondaire.

Monsieur le leader, la vérificatrice générale s’est également dite préoccupée par le fait que le programme Emplois d’été Canada n’exige pas des employeurs qu’ils démontrent que les postes financés n’existeraient pas autrement, et qu’il ne fait pas le suivi de la qualité ou des résultats de ces emplois. Sans ces données, il est impossible de savoir si les fonds publics créent de nouvelles possibilités pour les jeunes ou s’ils servent simplement à subventionner les salaires des emplois que les employeurs auraient comblés de toute façon.

Comment le gouvernement utilisera-t-il de meilleures données et une meilleure conception des programmes pour s’assurer que l’argent des contribuables sert véritablement à développer les compétences et les perspectives de carrière des jeunes, et ne sert pas uniquement à dédommager les employeurs pour les coûts salariaux liés aux emplois temporaires existants?

Le sénateur Moreau [ + ]

En 30 secondes, je comprends que dans sa réponse à la vérificatrice générale, le gouvernement a accepté sa recommandation et travaille à l’élaboration d’options et de recommandations pour recueillir ces données plus efficacement. Pour être clair, il existe des preuves que le programme Emplois d’été Canada favorise la création d’emplois pour les jeunes. Je pense que le gouvernement a pris des engagements à cet effet.

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