PÉRIODE DES QUESTIONS — La santé
L'Agence canadienne d'inspection des aliments
12 février 2026
Sénateur Moreau, l’actualité récente m’amène, encore une fois, à aborder la provenance des aliments que nous mettons dans notre panier d’épicerie.
Le 23 janvier dernier, Santé Canada a discrètement autorisé la vente de viande de porc génétiquement modifié, une première dans l’histoire agroalimentaire du pays pour un animal d’élevage destiné à la consommation humaine.
Comme dans le cas de la viande d’animaux clonés que j’ai soulevé ici en novembre dernier, on observe encore une fois un manque de transparence de la part du ministère.
Selon vous, qu’est-ce qui justifie cette façon de faire? Le ministère craint-il d’informer les consommateurs qui souhaitent simplement avoir l’heure juste sur les décisions qui peuvent affecter les aliments qu’ils achètent?
Merci, sénatrice Verner, de la question. Je sais que c’est un sujet qui vous tient à cœur. C’est la troisième fois que vous intervenez sur cette question. J’ai donc poussé mes recherches.
Santé Canada analyse les aliments génétiquement modifiés depuis plus de 20 ans. Jusqu’à présent, 180 produits alimentaires génétiquement modifiés ont été approuvés, car ils se sont révélés, selon les recherches de Santé Canada, être aussi sûrs et nutritifs que les aliments conventionnels.
Je sais que l’une de vos questions touchait l’étiquetage de ces produits. La politique de Santé Canada est d’exiger un étiquetage particulier lorsque les produits alimentaires posent des risques de provoquer des réactions allergiques, lors d’une modification dans la composition des aliments ou lors d’une modification de la qualité nutritionnelle des aliments.
Le 30 janvier dernier, l’entreprise duBreton, bien connue au Québec, a dénoncé le fait que Santé Canada n’imposera pas un étiquetage obligatoire afin que nous soyons tous bien informés sur l’origine de la viande de porc transgénique.
Puisque ces produits seront commercialisés d’ici l’été 2026, pouvez-vous demander à la ministre de revoir la décision du ministère et d’imposer un étiquetage obligatoire au nom de la transparence alimentaire?
Comme je vous le disais, l’étiquetage obligatoire est là pour les éléments génétiquement modifiés ou non dans les trois cas de figure que je vous ai mentionnés.
Vous me demandez de porter la question à l’attention de la ministre pour revoir la situation. Je le ferai avec plaisir, sénatrice Verner.