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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le Conseil du Trésor

L'exigence de bilinguisme

15 juin 2026


L’honorable Leo Housakos (leader de l’opposition) [ - ]

Monsieur le leader, le président du Conseil du Trésor a été incapable de dire un seul mot pour défendre sa réforme de l’accès à l’information. Cela est déjà grave, mais c’est encore pire quand on sait que c’est le même ministre qui a aussi le mandat de mettre en œuvre la Loi sur les langues officielles. Pourtant, il ne parle pas un mot de français; entretemps, les demandes de documents en français subissent des retards chroniques. Comment le gouvernement peut-il garantir un accès égal à l’information pour nos citoyens francophones, alors que le ministre responsable ne maîtrise même pas le français et semble incapable de répondre de sa propre gestion?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat)

Sénateur Housakos, je crois pouvoir dire que le traitement des demandes d’accès à l’information fonctionne indépendamment de la capacité du ministre de s’exprimer dans l’une ou l’autre des langues officielles. Si l’on avait un ministre unilingue francophone, je suis convaincu que les demandes d’accès à l’information en anglais seraient traitées sur le même pied. Je n’ai aucune raison de penser qu’il en va différemment parce que le ministre ne peut pas s’exprimer en français.

Cela dit — et j’ai eu l’occasion de le répéter à de nombreuses reprises quand le sénateur Aucoin m’a posé des questions à ce sujet, et je suis tout à fait d’accord avec la déclaration que le sénateur Carignan a faite au début de nos travaux —, les francophones et les anglophones ont des droits égaux au Canada et ils doivent être traités de la même façon, indépendamment de leur langue d’origine.

Le sénateur Housakos [ - ]

Monsieur le leader, le ministre Ali ne comprend pas ce dossier, ni en anglais ni en français. Il a besoin de l’appui constant de son collègue François-Philippe Champagne pour venir à sa rescousse à la Chambre chaque fois qu’on lui pose des questions sur ses propres dossiers. Le gouvernement Carney est-il conscient que ce manque de maîtrise, combiné à l’unilinguisme du ministre, envoie le mauvais message, selon lequel la modernisation de la Loi sur les langues officielles n’est pas une priorité pour le Conseil du Trésor?

À titre de représentant du gouvernement au Sénat, je rappelle que le message du gouvernement est le suivant : les deux langues officielles doivent recevoir la même considération, les services doivent être rendus aux communautés francophones en situation minoritaire au même titre qu’ils le sont au Québec pour les francophones qui constituent la majorité et les deux langues officielles doivent recevoir le même traitement dans tous les secteurs du gouvernement.

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