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PÉRIODE DES QUESTIONS — Les affaires mondiales

Le travail forcé

15 juin 2026


L’honorable Leo Housakos (leader de l’opposition) [ - ]

Monsieur le leader du gouvernement, l’hypocrisie du gouvernement à l’égard de la Chine est stupéfiante. Alors que la ministre Joly se trouve en Chine, où elle fait la promotion de liens économiques plus étroits et cherche à obtenir davantage de véhicules électriques chinois pour le marché canadien, le gouvernement prétend maintenant qu’il prendra des mesures plus sévères sur les marchandises issues du travail forcé après avoir omis pendant des années d’appliquer les lois existantes.

C’est le même gouvernement qui refuse de condamner clairement le travail forcé des Ouïghours et le même premier ministre qui refuse de donner aux Canadiens une réponse claire sur les abus de Pékin.

Si le travail forcé est vraiment inacceptable, pourquoi le gouvernement s’efforce-t-il de renforcer la dépendance à l’égard de ce pays et de la chaîne d’approvisionnement liée à un régime qui se livre clairement au travail forcé?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat)

Tout d’abord, je vous renvoie à la déclaration du premier ministre. La semaine dernière, il a dit que notre position sur le travail forcé demeure ferme : c’est totalement inacceptable. Le gouvernement déposera un projet de loi pour veiller à resserrer ces règles, qui sont déjà assez strictes à l’heure actuelle.

Le gouvernement est cohérent dans ses messages sur le travail forcé : c’est inacceptable. Le Canada doit veiller à ce que ses chaînes d’approvisionnement demeurent exemptes de ces abus. C’est pourquoi le Canada a accordé la priorité à l’inclusion de dispositions exhaustives en matière de travail dans les accords de libre-échange.

Le sénateur Housakos [ - ]

Si le gouvernement veut vraiment lutter contre le travail forcé, que fait-il, par exemple, pour empêcher l’entrée de produits du Xinjiang dans nos ports?

Ensuite, pour ce qui est de tous ces accords sur les véhicules électriques avec la Chine, les divers composants de ces véhicules pourraient fort bien provenir de ces camps de travail forcé dans le Xinjiang. Y a-t-il eu un examen poussé pour le confirmer?

Par l’intermédiaire du ministère de la Sécurité publique, le gouvernement œuvre à réduire le travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement et veille à ce que les cargaisons contenant des marchandises soupçonnées d’être produites de cette façon soient retenues à la frontière pour inspection par l’Agence des services frontaliers du Canada.

Encore une fois, le message du gouvernement est très clair et cohérent : le travail forcé est inacceptable.

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