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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La Marine royale canadienne—La Garde côtière canadienne

28 octobre 2025


Honorables sénateurs et sénatrices, aujourd’hui, nous rendons hommage à la Marine royale canadienne et à la Garde côtière canadienne. Je le fais moi-même en reconnaissant une vérité simple : le Canada est et a toujours été une nation maritime. Pourtant, le régionalisme et l’aveuglement maritime ont rendu ce secteur et ce travail invisibles pour trop de Canadiens et de Canadiennes.

L’avenir maritime du Canada ne dépend pas seulement des navires et des infrastructures, mais aussi des gens. Ce sont des professionnels compétents et dévoués — dont certains sont présents aujourd’hui à la tribune — de toutes les disciplines, qui assureront la sécurité, la viabilité et la prospérité dans les eaux canadiennes.

Que ce soit dans les ports et les chantiers navals, dans les instituts de recherche, sur le pont des navires marchands ou à bord des navires de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne, nous partageons tous le même défi et le même objectif : constituer et maintenir la main-d’œuvre qui soutient la puissance maritime du pays.

Le Canada est encadré par trois océans et bénéficie de nombreuses mers intérieures. Tous ces éléments sont intimement liés à la souveraineté, à l’économie et à l’environnement de notre pays.

La Marine royale canadienne et la Garde côtière canadienne jouent un rôle central dans cet effort national. Elles incarnent le dévouement, les compétences techniques et un engagement indéfectible à protéger les intérêts du Canada, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

Leur succès repose non seulement sur des navires et des systèmes de pointe, mais aussi sur les hommes et les femmes en poste. Qu’il s’agisse de vigies, d’opérateurs, de matelots, d’ingénieurs, de logisticiens ou même de professionnels de la santé, nous aurons toujours besoin d’équipages qui mettent leur expertise, leur résilience et leur passion au service de chaque mission.

Le renforcement de la main-d’œuvre maritime au sens large consolide ces institutions et, par conséquent, renforce la capacité du pays à faire respecter sa souveraineté, à maintenir la sécurité et à réagir efficacement aux crises.

Je tiens à rappeler à toutes les personnes présentes que la main-d’œuvre maritime ne se limite pas à un seul secteur; il s’agit d’un écosystème qui comprend à la fois des parties civiles et militaires. Il englobe les secteurs public, privé et universitaire.

La réussite à long terme dépendra de l’harmonisation de cet écosystème, y compris l’éducation et la formation, le recrutement et la rétention, ainsi que les décisions stratégiques et les partenariats. L’importance du secteur et les problèmes persistants de main-d’œuvre qu’on y observe militent pour sa désignation comme industrie essentielle avec le soutien du gouvernement. Il s’agit d’un effort majeur d’édification du pays.

Nous devons inciter la prochaine génération à considérer le secteur maritime non pas comme une carrière, mais comme une vocation, une vocation contribuant à la sécurité, à la prospérité et à l’ouverture du Canada sur le monde.

Notre succès dépendra de notre capacité à recruter, maintenir en poste et responsabiliser ceux qui accompliront ce travail essentiel.

C’est pourquoi, au nom de nous tous, je tiens à remercier les hommes et les femmes de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne pour leur leadership, leur discernement et leur dévouement.

L’honorable Danièle Henkel [ + ]

Honorables sénateurs, aujourd’hui, nous soulignons la Journée de la marine et de la Garde côtière canadienne, une occasion de rendre hommage à celles et ceux qui, jour et nuit, veillent sur nos eaux, nos côtes et nos vies.

La Garde côtière canadienne est une force discrète, mais essentielle. Présente sur trois océans, dans les Grands Lacs et le Saint-Laurent, elle veille à la sécurité maritime, protège le milieu marin et soutient les communautés côtières et nordiques en menant des opérations de sauvetage, de déglaçage, de surveillance environnementale et de souveraineté dans l’Arctique.

Dans les territoires du Nord, où les distances sont grandes et les conditions, extrêmes, la présence de la Garde côtière est plus qu’une question de logistique; c’est aussi une question de survie.

Le brise-glace Polar Max, actuellement en construction, renforcera la capacité de la Garde côtière. Doté de technologies de pointe, il conférera ostensiblement au Canada les moyens d’intervenir et de travailler dans les régions les plus inhospitalières de la planète. Derrière chaque balise, chaque navire, il y a des femmes et des hommes — des marins, des ingénieurs, des techniciens et des scientifiques — qui ont choisi de servir l’intérêt général. Leur devise, Saluti Primum, Auxilio Semper ou « Sécurité d’abord, service constant », n’est pas qu’un slogan : c’est une promesse qu’ils tiennent chaque jour, souvent loin des regards du public.

En tant que première femme capitaine honoraire de la Garde côtière canadienne, j’ai eu le privilège de rencontrer ces équipages et de constater leur compétence et leur courage. Ils incarnent les valeurs les plus nobles du service public : le devoir, la solidarité et l’humilité. De plus, derrière eux, il y a des familles qui partagent les sacrifices de cette vocation.

La Garde côtière, c’est aussi une expression concrète de notre présence sur nos mers et nos glaces, une présence qui protège, relie et affirme le Canada comme puissance maritime responsable et pacifique.

En cette journée, rendons hommage à leur force, leur endurance et leur dévouement. Qu’ils sachent que le Parlement du Canada les voit, les reconnaît et les remercie. Longue vie à la Garde côtière canadienne et longue vie à la Marine royale canadienne.

Merci.

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