DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La Journée de la force aérienne sur la Colline
5 mai 2026
Honorables sénateurs, j’aimerais souligner aujourd’hui, en mon nom personnel et au nom de la sénatrice Wallin, la Journée de la force aérienne sur la Colline du Parlement.
C’est aujourd’hui l’occasion pour les parlementaires de rencontrer, écouter et apprendre directement des aviateurs canadiens. Certains d’entre eux sont présents à notre tribune.
L’Aviation royale canadienne contribue directement à assurer la sécurité et la défense du pays et à faire respecter l’ordre international fondé sur des règles. Elle se trouve aussi au cœur des alliances et des partenariats militaires bilatéraux et multilatéraux.
Honorables sénateurs, la force aérienne est la première ligne de défense du Canada et de l’Amérique du Nord.
Comme elle fait partie du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, ou NORAD, l’Aviation royale canadienne est appelée à dissuader les incursions étrangères dans l’espace militaire aérien du Canada et à intervenir quand ce genre de situation se produit. Elle offre aussi des services de transport et de logistique, que ce soit ici ou ailleurs dans le monde. Le mois dernier, elle s’est lancée dans l’Opération BOXTOP, dont l’objectif et de réapprovisionner l’avant-poste militaire le plus septentrional du monde, la Station des Forces canadiennes Alert. Pour la toute première fois, l’Aviation royale canadienne pourra compter sur la présence de son équivalente britannique, la Royal Air Force du Royaume-Uni.
L’Aviation royale canadienne a également du personnel déployé partout dans le monde, y compris au sein des forces de l’OTAN en Europe. Quand ses amis et alliés ont besoin d’elle, elle répond toujours présent, quelle que soit la mission — même vers la lune.
Comme de nombreux Canadiens, j’ai assisté avec émerveillement au retour des premiers êtres humains à prendre le chemin de la lune depuis 50 ans. À bord de la capsule de la mission Artemis II se trouvait notamment un astronaute canadien, le colonel Jeremy Hansen, de l’Aviation royale canadienne.
Le colonel Hansen fait partie des milliers de Canadiens qui servent ou qui ont servi dans les forces aériennes.
L’Aviation royale canadienne a aussi pour tâche, par l’entremise de la Division spatiale, de scruter les étoiles. Certains des membres de la division sont d’ailleurs parmi nous aujourd’hui. Jamais je n’aurais pu imaginer une telle chose à l’époque où j’étais moi-même dans l’armée.
Chers collègues, la force aérienne entreprend ces jours-ci le plus important exercice de modernisation depuis une génération afin que le Canada demeure en sécurité et que l’Aviation royale canadienne dispose des capacités nécessaires pour demeurer une organisation crédible et pertinente dans le monde dangereux qu’est le nôtre.
Cet exercice de modernisation ne se résume pas à remplacer quelques cellules d’avion. Il vise au contraire à doter le Canada d’une force aérienne qui est capable d’évoluer dans un climat de menace pandomaine dès aujourd’hui et à l’avenir; une force aérienne qui permettra au Canada de demeurer un allié fiable et influent au sein du NORAD et de l’OTAN; une force aérienne, bref, qui peut dissuader — ou même vaincre, si le besoin s’en fait sentir — nos adversaires les plus technologiquement avancés, en étroite collaboration avec nos plus proches alliés.
Pour ce faire, le gouvernement et les parlementaires ne doivent pas s’arrêter à un ou deux éléments du casse-tête, comme le type de chasseur à acheter, mais ils doivent plutôt apprécier le portrait d’ensemble et trouver le moyen que tout cet équipement agisse comme un tout, car il devra exister et évoluer dans l’écosystème global qu’est la force aérienne.
Les cellules ne sont pas que de simples plateformes. Ce sont elles qui donnent ses ailes à l’Aviation royale canadienne.
Voilà pourquoi j’ai le plaisir aujourd’hui de saluer, de célébrer et de remercier, comme je l’ai fait souvent, les femmes et les hommes qui servent dans l’Aviation royale canadienne et dans les Forces armées canadiennes en général.
Je vous remercie.