DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Voix de jeunes leaders autochtones
28 octobre 2026
Honorables sénateurs, au nom du Comité sénatorial permanent des peuples autochtones, j’ai le grand plaisir d’accueillir dans la Chambre rouge huit jeunes leaders autochtones exceptionnels.
Ces pionniers accomplis participent cette année à l’initiative « Voix de jeunes leaders autochtones ». Comme beaucoup d’entre vous le savent, cette activité est organisée par le Comité des peuples autochtones, avec le soutien de la Direction des communications, de la télédiffusion et des publications. Le comité a lancé l’initiative en 2016, car nous souhaitions écouter les jeunes autochtones nous raconter leurs histoires, nous parler de leur travail pour aider et inspirer les autres, ainsi que nous faire part de leurs idées pour l’avenir.
Les participants sélectionnés sont invités à se rendre à Ottawa pour rencontrer des sénateurs et témoigner devant le comité. Collectivement, leurs témoignages ont contribué à orienter les travaux et les études de notre comité.
Cette semaine, nous sommes fiers d’accueillir la neuvième édition de cet événement, qui a reçu un nombre record de 140 candidatures, provenant de toutes les provinces et de tous les territoires.
Nous avons déjà entendu quelques témoignages convaincants lors de la réunion de notre comité ce matin, et nous avons hâte d’en apprendre davantage lors d’une autre réunion ce soir. Je vous invite tous à vous joindre à nous sur place ou à suivre la réunion en ligne.
J’ai maintenant l’honneur de vous présenter les deux premiers participants de l’initiative « Voix de jeunes leaders autochtones 2026 ».
Noah Pépin-Papigatuk est originaire de la petite communauté inuite de Salluit, au Nunavik, dans le Nord du Québec.
Ce jeune leader inuit croit que les jeunes Autochtones devraient avoir plus d’occasions de développer leurs compétences en leadership. Il estime que la participation à des activités sur le territoire et à des programmes de camps de jour comme Qaulirmat et Nurrait Jeunes Karibus peut contribuer à prévenir les problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie chez les jeunes Autochtones.
Nous accueillons également Summer Wabasse, une femme oji‑crie de la Première Nation de Webequie, en Ontario. Elle a grandi à Thunder Bay et vit maintenant à Ottawa, où elle travaille comme spécialiste des relations gouvernementales.
Elle est coprésidente du Conseil jeunesse Oshkaatisak de la Nation nishnawbe-aski et représente les jeunes de cette nation au sein du Conseil des jeunes des Premières Nations de l’Ontario par l’intermédiaire des Chefs de l’Ontario.
Dans le cadre de ces fonctions, elle collabore avec des jeunes de communautés éloignées et urbaines afin de renforcer la gouvernance, de défendre les priorités de la jeunesse et de s’attaquer aux obstacles auxquels font face les jeunes des Premières Nations du Nord isolées.
Je vous invite à vous joindre à moi pour accueillir et écouter Noah Pépin-Papigatuk et Summer Wabasse, ainsi que les autres jeunes leaders autochtones, dont certains seront présentés par la sénatrice Greenwood et le sénateur Prosper dans quelques instants.
Merci. Wela’lin.
Honorables sénateurs, je tiens tout d’abord à souligner que nous nous trouvons sur le territoire traditionnel non cédé des Algonquins anishinabes et à remercier ceux-ci de nous permettre de travailler sur leurs terres.
À titre de vice-présidente du Comité sénatorial des peuples autochtones, je suis heureuse de présenter au Sénat trois jeunes adultes formidables qui participent à Voix de jeunes leaders autochtones 2026.
Dreyden George est de la Première Nation des T’Sou-ke, qui se trouve dans la partie sud de l’île de Vancouver en Colombie-Britannique, ma province. Il est le premier étudiant autochtone à être élu président du gouvernement étudiant de l’Université Queen’s.
En plus de ses études, il préside la DAXET Development Corporation, une société qui cible et gère les possibilités de développement économique pour la Première Nation des T’Sou-ke.
Il est également président du Conseil consultatif des terres de sa communauté, qui supervise tout ce qui touche l’aménagement du territoire. Son objectif est de mettre en place des systèmes, des entreprises et des activités dans la communauté afin d’aider les jeunes à acquérir des compétences de leadership.
Ensuite, je vous présente Jaylene Neisa Delorme, de Hay Riverin, dans les Territoires du Nord-Ouest. Elle est membre de la Première Nation des Dénés Yellowknives et fondatrice de Dënegóth Nají, une initiative communautaire qui vise à aider les personnes et les familles à s’y retrouver dans les systèmes de soins de santé, les programmes gouvernementaux, les offres de formation et les ressources communautaires.
Grâce à ce travail, elle a pu constater par elle-même que l’un des plus grands obstacles auxquels font face les jeunes Autochtones n’est pas un manque de résilience ou de potentiel, mais plutôt un manque de soutien et d’accompagnement accessibles. Elle affirme que de nombreux jeunes autochtones font déjà preuve de leadership au sein de leurs communautés, mais qu’ils doivent être inclus dans les décisions qui ont une incidence sur leur avenir.
Nous accueillons également parmi nous aujourd’hui Makayla Mantla, une citoyenne tlicho originaire de Behchokǫ̀, dans la région du Traité no 11, aux Territoires du Nord-Ouest, qui travaille désormais comme infirmière en Alberta. Elle a récemment obtenu un baccalauréat spécialisé en sciences infirmières à l’Université de l’Alberta, devenant ainsi la première personne de sa famille à décrocher un diplôme universitaire.
Dans le cadre de ses études en sciences infirmières, elle a mené des recherches sur le racisme visant particulièrement les Autochtones au sein du système de santé canadien, en analysant comment les systèmes coloniaux continuent de nuire aux patients autochtones. Elle a également été élue directrice de la défense des intérêts en matière de santé des peuples autochtones au sein de l’Association des étudiants infirmiers du Canada.
Au fil de son travail, elle a constaté que les patients autochtones se sentent souvent plus à l’aise lorsqu’ils sont pris en charge par une personne qui comprend leur vécu.
Veuillez vous joindre à moi pour célébrer les réalisations de ces jeunes leaders ainsi que leur participation au programme Voix de jeunes leaders autochtones. Hiy hiy.
Honorables sénateurs, j’ai l’honneur de vous présenter trois autres participants inspirants à Voix de jeunes leaders autochtones 2026.
Je suis ravi d’accueillir Trinity Lafford-Desmond, étudiante en génie de la Nation des Mi’kmaqs de Paqtnkek, en Nouvelle-Écosse, où j’ai été Chef pendant sept ans.
Mme Lafford-Desmond a acquis des compétences en leadership grâce à son travail dans le cadre de deux programmes de sensibilisation communautaire à l’Université St. Francis Xavier. Elle soutient les jeunes grâce à des programmes STIM, c’est-à-dire science, technologie, ingénierie et mathématiques, dans les communautés mi’kmaqs et afro-néo-écossaises. Pour ce faire, elle anime des visites communautaires, des ateliers et des camps d’été qui font le pont entre les STIM et la vie courante. Elle travaille également avec une entreprise d’énergie solaire pour installer et concevoir des systèmes pour les communautés autochtones de la Nouvelle-Écosse. Elle espère qu’en partageant son parcours scolaire et professionnel, elle pourra inspirer les jeunes à suivre les voies de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.
Je suis également heureux de présenter Kyra Lustig, une Métisse de la rivière Rouge qui vit et étudie maintenant à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Elle défend les intérêts des étudiants autochtones à son université et s’efforce de faire entendre des voix dont on fait couramment fi. Elle affirme vivre souvent un véritable tiraillement entre son désir de vivre chez elle et le sentiment d’avoir la responsabilité de défendre les membres de la communauté autochtone dans son ensemble. Elle veut inspirer d’autres personnes qui se sentent isolées et déconnectées à pleinement assumer ce qu’ils ont vécu et à se soutenir les unes les autres.
Accueillons maintenant Chantal Kyplain, une femme métisse et mère monoparentale en rétablissement à long terme, originaire de la Saskatchewan. Elle décrit son parcours de leadership comme une manière de s’impliquer dans sa communauté, de créer un espace pour les autres et de mettre à profit son expérience personnelle pour aider les autres à se sentir compris. Dans le cadre de ses fonctions au Saskatoon Indian & Métis Friendship Centre, elle soutient des programmes, des activités et des initiatives au service des membres de la communauté autochtone.
Poète publiée et conférencière, elle anime également des ateliers axés sur l’expression créative, le bien-être et la guérison. Sa vision pour favoriser le leadership chez les jeunes commence par les aider à prendre conscience de leurs propres forces.
Je vous invite à vous joindre à moi pour souhaiter la bienvenue à ces trois jeunes femmes autochtones exceptionnelles au Sénat du Canada.