DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le soldat George Roland Cooper
9 mai 2024
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à l’un des derniers anciens combattants canadiens de la Seconde Guerre mondiale qui soient toujours en vie. Le soldat George Roland Cooper est né le 22 mai 1924, dans le comté de Madawaska, au Nouveau-Brunswick. George vous dira que sa date de naissance réelle est peut-être la veille ou le lendemain parce que, il y a 100 ans, on aurait peut-être inscrit la mauvaise date. Toutefois, à ce stade-ci de sa vie, je doute que George se soucie d’être plus vieux ou plus jeune d’un jour.
Il est l’aîné et le seul membre toujours en vie de sa famille, qui était composée de trois garçons et de trois filles. George et sa famille ont eu une enfance très difficile. Son père est décédé d’une rupture de l’appendice alors que George n’avait que 5 ans. Évidemment, c’était alors le début de la Grande Dépression. À l’époque, il n’y avait pas d’assistance sociale pour aider sa mère à élever sa famille. Alors, elle a dû prendre la décision très difficile de confier sa famille à l’orphelinat de Saint John et de chercher un emploi dans l’espoir de pouvoir un jour être réunie avec ses enfants. Sept ans plus tard, elle a pu reprendre trois de ses enfants, mais malheureusement, elle a contracté la tuberculose. Les enfants ont dû être placés dans différents foyers.
Ces épreuves vécues par George dans sa jeunesse lui ont donné une résilience qui le sert bien à ce jour. Après avoir occupé divers emplois au Nouveau-Brunswick et à Goose Bay, à Terre-Neuve, où il a participé à la construction de l’aéroport, il est devenu réserviste à Forest Hills, au Nouveau-Brunswick. Il s’est joint au Carleton and York Regiment, à Fredericton, pour son entraînement de base, avant de faire partie du 1er Bataillon canadien de parachutistes en 1943.
Quand j’ai rencontré George pour la première fois, lors d’un banquet des vétérans, il m’a raconté qu’il avait pensé devenir tireur d’élite, parce qu’il excellait au tir, mais qu’il préférait ne pas s’exposer aux tirs des autres tireurs d’élite, alors il a choisi de sauter dans le vide depuis des avions.
Il s’est entraîné à Shilo, au Manitoba, et il a été déployé à l’étranger en 1944 au Camp Bulford, en Angleterre, où il a servi au sein de la 6th Airborne Division de l’armée britannique.
Après la guerre, il est retourné au Nouveau-Brunswick où il a de nouveau occupé divers emplois, notamment au sein de l’armée des États-Unis pour la conception des plans de la ligne Pinetree, un réseau de radars le long de la côte Est du Canada. Il a continué de servir son pays à l’hôpital du ministère des Anciens Combattants, à Saint John, puis dans d’autres hôpitaux de la région jusqu’à sa retraite en 1986.
George est un homme moderne; il sait se servir de toutes les technologies que nous utilisons au quotidien. D’ailleurs, il a suivi des cours d’informatique, entre autres, à l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint John.
Après 43 ans de mariage avec sa première épouse Kathy, qui est décédée, il s’est remarié en 1999 avec son épouse actuelle, Annie. George continue de jouer un rôle très actif dans sa collectivité et dans la vie de ses petits-enfants et arrière-petits-enfants. On lui demande souvent le secret de sa longévité. Il répond aussitôt : « J’ai de bons gènes, et je les entretiens bien. »
George est un membre fier et actif de la filiale no 58 de la Légion royale canadienne. De plus, il participe régulièrement à des rassemblements d’anciens combattants et à des sorties avec sa famille et ses amis.
Soldat Cooper, nous n’avons pas souvent l’honneur au Sénat de rendre hommage à un ancien combattant canadien de la Seconde Guerre mondiale. C’est ce que nous avons le privilège de faire aujourd’hui. Honorables sénateurs, merci, meegwetch, de vous joindre à moi pour féliciter le soldat George Roland Cooper d’avoir servi notre pays, en ce jour où nous participons à la célébration de son centenaire. Merci.