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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le décès d'Arthur L. Irving, O.C., O.N.-B.

21 mai 2024


Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à l’un des entrepreneurs et des dirigeants d’entreprise les plus importants au pays, qui est décédé le lundi 13 mai.

Arthur Irving était non seulement fier d’être Canadien, il adorait aussi sa province, le Nouveau-Brunswick. Il était le deuxième des trois fils de K.C. Irving. Celui-ci, l’un des plus éminents citoyens du Canada, a préparé le terrain afin que ses fils, James, Arthur et Jack, fassent croître le groupe d’entreprises Irving. Ils en ont fait l’une des plus grandes entreprises familiales au Canada.

J’ai eu la chance de rencontrer Arthur il y a de nombreuses années. Il attachait de l’importance à ses employés et appréciait le travail qu’ils faisaient au nom de l’entreprise. À l’époque où j’étais un jeune second de navire à bord d’un pétrolier Irving, j’ai pu voir Arthur venir sur la passerelle d’embarquement simplement pour voir comment tout se passait et en profiter pour remercier les membres de l’équipage pour leur excellent travail et leur soutien.

Après ma nomination à titre de président-directeur général de l’Administration portuaire de Saint John, il m’est arrivé de rencontrer Arthur et d’autres membres de la famille Irving pour discuter des plans stratégiques axés sur la modernisation et la croissance du port. Je me réjouissais de l’activité économique que lui et sa famille apportaient à la communauté du port. Celle-ci a joué un rôle essentiel dans la renaissance de notre port et lui a permis de redevenir l’un des plus importants de la côte Est de l’Amérique du Nord.

La raffinerie Irving — la plus grande du Canada et l’une des plus modernes au monde — est le plus gros client du port et sans doute l’un des plus importants employeurs du Nouveau-Brunswick. Des milliers d’habitants de la province travaillent directement pour les compagnies qu’Arthur a dirigées, et des milliers d’autres sont à l’emploi de compagnies que d’autres membres de sa famille ont fait croître au fil des ans.

Comme on l’a déclaré dans le Telegraph-Journal :

Son image publique était celle d’un homme qui se consacrait essentiellement aux affaires, mais de l’avis unanime de ses amis et des membres de sa famille, Arthur était un homme très sympathique qui serrait la main de tout le monde et se souvenait généralement du nom de tous ceux qu’il rencontrait, dont les travailleurs et les clients. Ils disent aussi qu’il a fait bien d’autres choses qui ne seront peut-être jamais appréciées à leur juste valeur.

Il donnait en retour, sans tambour ni trompette — que ce soit en finançant des bourses d’études et des jardins, en développant les efforts de conservation de Canards Illimités et de bien d’autres manières —, car c’était tout simplement ce qu’il convenait de faire pour aider sa ville, sa province et sa région.

D’une manière ou d’une autre, nous avons tous été touchés par sa générosité.

En plus d’avoir été recteur de l’Université Acadia, Arthur a reçu de nombreux prix et distinctions, dont l’Ordre du Nouveau‑Brunswick et l’Ordre du Canada, et il a été intronisé au Temple de la renommée de l’entreprise canadienne.

J’ai eu le privilège d’assister au service commémoratif d’Arthur samedi dernier, et il est apparu clairement qu’il était admiré par des gens de tous horizons. Il était assurément un négociateur rigoureux, mais il était respecté. L’expression « Merci de faire affaire avec nous » qu’il employait pour remercier ses clients a souvent été citée dans les hommages, et elle souligne son succès évident ainsi que le respect qu’il avait pour ses clients. J’ai la chance de considérer Arthur Irving comme un ami et je sais qu’il manquera cruellement aux gens de notre ville, de sa province et de notre pays. Sa femme, Sandra, et sa fille, Sarah, étaient toujours à ses côtés, et je présente nos sincères condoléances à toute la famille Irving. Reposez en paix, mon ami.

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