PÉRIODE DES QUESTIONS — L'immigration, la citoyenneté et les réfugiés
L'intelligence artificielle
14 avril 2026
Ma question s’adresse au représentant du gouvernement au Sénat.
Il y a quelques semaines, alors que nous débattions du projet de loi C-12, notre collègue la sénatrice McPhedran a posé une question au Comité de la sécurité nationale concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le traitement des demandes d’immigration. On lui a dit que l’intelligence artificielle n’était pas utilisée pour prendre ces décisions.
Cependant, au cours des dernières semaines, nous avons entendu des récits troublants concernant des hallucinations générées par l’intelligence artificielle qui auraient contaminé des demandes d’immigration. Je me demande si vous pourriez nous expliquer comment l’intelligence artificielle est utilisée pour traiter les demandes d’immigration et nous dire quelles garanties nous avons que l’intelligence artificielle ne nuira pas au traitement des demandes de personnes qui sont autrement admissibles.
J’ai examiné ce dossier très récemment et, à ma connaissance, l’intelligence artificielle n’intervient aucunement dans les décisions finales en matière d’immigration. Je crois comprendre qu’elle est utilisée pour trier les dossiers afin d’accélérer le processus, mais qu’elle ne joue aucun rôle dans le processus décisionnel en matière d’immigration.
Le problème, j’imagine, serait donc la possibilité que ce tri soit faussé par des hallucinations de l’IA, c’est-à-dire que l’IA invente des faussetés sur les gens. Je déteste utiliser le mot « hallucination », car il laisse entendre que l’IA réfléchit. En réalité, l’IA assemble des mots pêle-mêle. Avec l’IA, ce sont de mauvaises données à l’entrée et des résultats erronés à la sortie. Si l’IA procède à un tri des dossiers, cela empêchera-t-il un humain de les examiner pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs?
D’après ce que j’ai compris, l’IA ne sert pas à trier les dossiers. Elle est plutôt utilisée pour faciliter l’informatisation du processus. Aucune décision concernant l’immigration ou les demandeurs d’asile n’est confiée à l’IA. Les demandes font toujours l’objet d’une procédure équitable où il y a une intervention humaine.