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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La recherche sur le diabète

17 avril 2024


Honorables sénateurs, le diabète de type 1 me touche de très près. En effet, Carsten, mon époux, vit avec le diabète de type 1 et je suis témoin de son incidence au quotidien. Par ailleurs, j’ai constaté au fil des ans les progrès réalisés pour mieux gérer et traiter cette maladie.

On ne désigne plus le diabète de type 1 comme le diabète juvénile. Carsten a développé cette maladie à l’âge de 66 ans.

La recherche sur le diabète de type 1 a eu des répercussions considérables. Au cours du dernier demi-siècle, une personne qui reçoit les soins les plus avancés a pu gagner 25 ans en espérance de vie. Malgré tout, on ne peut relâcher les efforts. Lors d’un déjeuner‑causerie organisé conjointement par Recherche Canada et Diabète Canada auquel j’ai récemment participé en compagnie de certains de nos collègues au Sénat, nous avons appris que le diabète de type 1 est en hausse au Canada. Le nombre de cas augmente de 4,3 % chaque année, un pourcentage supérieur à la croissance démographique. Les complications qui découlent de cette maladie, par exemple l’acidocétose, l’hypoglycémie, les maladies du rein et les maladies cardiovasculaires, sont un fardeau coûteux pour notre système de santé, sans compter le poids de cette terrible épreuve pour les patients et leur famille.

Malgré les avancées à ce jour, l’espérance de vie d’une personne atteinte de diabète insulino-dépendant est de 10 ans de moins que la population en général. Pour ceux d’entre nous qui connaissent et aiment une personne diabétique, il s’agit d’une statistique terrifiante.

C’est pourquoi je me suis jointe au Caucus multipartite sur le diabète — celui de type 1 — et à la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile pour réclamer une augmentation des investissements dans la recherche scientifique. En tant que principal organisme de bienfaisance qui finance la recherche sur le diabète de type 1, depuis 1974, la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile a contribué à presque toutes les percées scientifiques dans ce domaine à l’échelle mondiale. Les objectifs qu’elle poursuit vont des options de traitement du diabète moins intrusives à une guérison potentielle.

Grâce au Caucus multipartite sur le diabète, j’ai eu l’occasion de découvrir les contributions de la Fondation à des recherches révolutionnaires. J’ai été stupéfaite par les progrès déjà réalisés et par ceux que l’on pourrait voir dans un avenir proche.

Il y a 100 ans, des scientifiques canadiens ont remporté le prix Nobel pour leur découverte de l’insuline. Aujourd’hui, le Canada peut contribuer à l’avènement d’un avenir où les patients diabétiques n’auront plus besoin de se faire des injections.

Je demande au gouvernement de reconnaître les résultats prometteurs et le potentiel illimité de la recherche sur le diabète, ainsi que les contributions des 300 000 Canadiens qui vivent avec un diabète de type 1, qui ont élevé des familles, qui ont créé des entreprises et qui ont servi leurs collectivités, mais qui auraient pu accomplir encore davantage s’ils n’avaient pas été accablés par cette maladie. En investissant dans la recherche d’un traitement pour le diabète de type 1, on investit en eux.

Je vous remercie.

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