DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Sa Majesté la reine Elizabeth II
Félicitations à l'occasion du jubilé de platine
1 juin 2022
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à la reine Elizabeth II à l’occasion de ses 70 ans de règne et pour célébrer son jubilé de platine.
La reine Elizabeth II est seulement la huitième reine d’Angleterre. Son règne se distingue non seulement par sa durée remarquable, mais aussi par l’exemple de leadership qu’il offre au Commonwealth et au monde entier. La reine Elizabeth II a su incarner la stabilité et le stoïcisme pendant sept décennies de règne marquées par de nombreux événements difficiles sur la scène mondiale.
Son règne a été parsemé de moments historiques, dont le discours diffusé à la radio le 21 avril 1947 à partir de Le Cap, en Afrique du Sud, pendant lequel elle s’est engagée à dédier sa vie au service du Commonwealth. Elle a accédé au trône à 25 ans, après le décès de son père, le roi George VI, survenu le 6 février 1952.
La reine Elizabeth II a effectué d’innombrables voyages à travers le monde, dont 22 visites officielles au Canada. C’est en 1951 qu’elle est venue ici pour la première fois; elle avait alors le titre de princesse et remplaçait son père, qui était malade. Sa plus récente visite a eu lieu en 2010. Elle a effectué une visite officielle dans ma province natale en 1978, à St. John’s, à Deer Lake, à Corner Brook et à Stephenville. Elle a également fait de nombreux arrêts à Gander, mais la plupart n’étaient pas considérés comme officiels puisqu’il s’agissait simplement de faire le plein. J’étais à Bonavista lorsque la reine y a fait une visite en 1997. Mon fils aîné, Luke, qui a maintenant 25 ans — beaucoup d’entre vous l’ont rencontré — avait trois mois et était dans mes bras.
Ma grand-mère maternelle, Ruby L. Jewson, originaire de Tottenham, dans le Nord de Londres, a participé à l’effort de guerre au sein du corps auxiliaire féminin de l’armée et, plus tard, elle a fait partie de l’équipe qui a catalogué les cadeaux offerts à la reine lors de son ascension au trône. Elle en était très fière et me montrait toujours son album de souvenirs de cette époque. J’étais fière d’elle. Elle serait honorée de savoir son nom mentionné au Sénat du Canada.
Il y a quelques années, j’ai rencontré Sa Majesté — comme on nous a dit de la désigner; le prince Philip devait être appelé Votre Altesse Royale —, et je voulais mentionner l’histoire de ma grand-mère, mais je me suis dégonflé au profit du protocole. Je le regrette maintenant.
Au fil des années, la reine Elizabeth II a rencontré de nombreux groupes autochtones; elle a déjà, par exemple, été accueillie par le chef des Montagnais, qui lui a remis deux vestes en peau d’orignal ornées de perles. En 1976, la reine a reçu une délégation des Premières Nations de l’Alberta au palais de Buckingham.
En 2010, la reine Elizabeth II a offert à la Christ Church, la chapelle royale de Sa Majesté chez les Mohawks, des clochettes symbolisant les conseils et les traités entre la Confédération iroquoise et la Couronne.
La reine Elizabeth II est une grande défenseure de l’unité et de la démocratie. Son héritage et son parcours remarquable méritent d’être célébrés. Je souligne cette occasion historique et rend hommage à la souveraine canadienne au règne le plus long de l’histoire, la première à célébrer un jubilé de platine. Je prendrai le temps de réfléchir à cet événement historique, au rôle de ma grand-mère, à ma province, à mon pays, à ma trop brève rencontre avec notre souveraine, et au serment d’allégeance à Sa Majesté que j’ai prêté il y a plus de neuf ans.
Merci, chers collègues.